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PGHM de Corse : 230 interventions en montagne entre Juin et Septembre


Maria-Serena Volpei-Aliotti le Dimanche 3 Novembre 2019 à 17:20

Le PGHM de Corse, Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne, est une unité de la gendarmerie nationale créée en 1984 sur l'île. Ces gendarmes spécialisés, hommes et femmes, assurent les missions de secours en montagne sur l’ensemble du massif Corse. Ils réalisent également des missions à caractère administratif ou judiciaire.
Le PGHM de Corse a reçu récemment Corse Net Infos dans ses locaux d'Aiacciu. Une visite explicative menée par le commandant Marie Sachot et le Major Patrice Bonissone.



Le commandant Marie Sachot et le Major Patrice Bonissone.
Le commandant Marie Sachot et le Major Patrice Bonissone.
Organisés par semaines, les secours en haute montagne sont effectués alternativement par le GMSP, (Groupe Montagne des Sapeurs Pompiers) en semaines impaires, et le PGHM en semaines paires.  
"Nous sommes régionalisés" explique le commandant Marie Sachot. Avec un effectif total de dix-huit personnes, sept en Haute-Corse, huit à Aiacciu et trois gendarmes adjoints pour l'administratif et pour le téléphone. 
" Nous intervenons sur toute la Corse pour l’ensemble des secours après des déclenchements opérés soit par le Codis, soit par les centres opérationnels de la gendarmerie". 


Trois hélicoptères, deux de la sécurité civile d’Aiacciu, le Dragon 20 et de Borgu, le Dragon 2B et celui du la Sag ( Section Aérienne de la gendarmerie) le Choucas basé à Aiacciu, la totalité du massif corse volent régulièrement dans le ciel de Corse pour porter aide et assistance à tous ceux qui en ont besoin. 
"En haute saison, répartis sur toute la Corse, nous sommes dix de permanence par jour . Durant la semaine des pompiers, nous avons des missions propres à notre métier de gendarmes. Prévention de proximité, de renseignements, mais toujours en lien avec la montagne. Nous nous inscrivons en tant que gendarme de la verticalité. Du milieu de la montagne. Nous avons plusieurs missions annexes qui concourent à nous faire moins intervenir. Au cours de l'été, nous avons refait un balisage de sentier car nous nous sommes rendus compte que beaucoup de gens s’égaraient à cet endroit". 


Les secours en montagne sont soumis aux règles de "dispositions montagnes" du plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile). "Pour la montagne, nous avons des dispositions spécifiques par département, rédigés par le préfet de département". 
Un binôme est également toujours de garde lors des semaines impaires, afin d'assurer les permanences judiciaires,  notamment "en cas d'accident grave ou de décès car les sapeurs-pompiers ne sont pas assermentés".

20 % d'interventions supplémentaires par rapport à 2018

" Nous comptabilisons entre 450 et 500 opérations par an, entre le GMSP et le PGHM et uniquement en secours". 
Pour le PGHM, environs 230 interventions. 180 entre la mi juin et la mi septembre. 
80 % se font lors de randonnées classiques. 10 % pour du canyon et les 10 derniers pour toutes les autres activités liées à la montagne.
"Nous intervenons sur des endroits inaccessibles aux moyens traditionnels routiers. bord de mer, rivière, parapente, VTT... Les hommes sont déposés par hélicoptère sur le site et récupéré par la suite. Si les conditions ne sont plus favorable à leur récupération, ils redescendent par leurs propres moyens". 


Les gendarmes du PGHM disposent également d’un logiciel particulier, appelé "Gendloc". Le major Patrice Bonissone explique son fonctionnement. 
" Il faut avoir un smartphone, du réseau 4G et savoir se servir de son téléphone, en activant le service de localisation et de partage de données. On peut ainsi géolocaliser la personne par l’envoi d’un SMS. Dès réception, et uniquement lorsque le message est ouvert, la position du télephone apparaît sur la carte par un point lumineux précis à trois mètres près, selon la qualité du réseau. Les coordonnées GPS, la commune et la brigade de compétence sont, dès lors, connues. Ce logiciel nous évite certaines fois de mobiliser tous les moyens, en guidant les personnes. Nous prenons des risques et ça coûte cher". 
Malheureusement, la couverture est assez restreinte en montagne. "En Corse, contrairement au continent, nous ne disposons pas de réseau radio civile. Les refuges sont reliés entre eux par ce réseau et peuvent communiquer, ce qui faciliterait les recherches".
Rappelons qu'avec un téléphone cellulaire, pour appeler le 112, il faut obligatoirement qu'un opérateur passe ( appel d'urgence uniquement).


En pleine saison, plusieurs centaines voire plusieurs milliers de personnes se rendent chaque jour à Bavella où aucun réseau n'est disponible comme sur le plateau du Cuscione et certaines parties du GR20. "Tous les ans, nous nous battons avec les socioprofessionnels, pour qu’une antenne y soit implantée". 

S'aventurer en montagne ou partir en randonnée requiert quelques règles de base. 
"Avoir un téléphone en état de fonctionnement et savoir s’en servir.  
Ne jamais se séparer. On part à deux on rentre à deux", ! Rappelle le major." Prévenir son entourage de l'itinéraire pris et ne pas en changer. Avoir de l'eau, à manger et de quoi se couvrir. Connaître impérativement la météo et savoir lire une carte. Nous avons eu des perdonnes qui s'étaient trompées de deux canyons. Ils nous assuraient pourtant être dans un autre". 
Les accidents sont souvent dus à un manque de préparation ou d’anticipation du terrain, de la difficulté de la montagne corse et certaines fois un manque d’équipement. 


















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