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La coopérative de Vadina et la filière céréalière corse menacées


Livia Santana le Mardi 4 Janvier 2022 à 19:25

L’avenir incertain de la filière céréalière insulaire et notamment celui de la coopérative de Vadina en plaine orientale inquiète la FDDEA de Haute-Corse. Le syndicat agricole demande à l’Etat et à la collectivité de Corse de soutenir une démarche qui selon lui est indispensable à la survie de la filière et à celle de la coopérative.



Photo coopérative céréalière de Vadina : Google maps
Photo coopérative céréalière de Vadina : Google maps
La coopérative céréalière de Vadina créée en dans les années 60 pourrait-elle fermer ? C’est la crainte de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Haute-Corse (FDSEA) qui alerte ce mardi 4 janvier sur l’inaction de l’Etat et de la Collectivité de Corse dans le cadre de la sauvegarde de la filière céréalière insulaire.

Il y a un an et demi, la coopérative, qui produit annuellement 3 000 tonnes d’aliments pour les animaux, avait déjà alerté l’opinion publique sur les difficultés auxquelles elle était confrontée. Tout d’abord, un surcoût d’environ 30% de la matière première comme les engrais ou le phytosanitaire mais aussi un carburant plus cher que sur le territoire national, une compétition sur le foncier, sur l’immobilier, des problèmes d’irrigation et celui des sangliers détruisant les récoltes. Comme réponse, l’Etat et la Collectivité de Corse avaient proposé, dans le cadre du plan de relance, que les professionnels des céréales et la FDSEA lancent une étude pour organiser la filière.

« On a travaillé avec les producteurs, les distributeurs, et les consommateurs qui sont les éleveurs, bovins, caprins. Nous avons aussi constitué un groupe de trois collèges, un comité de pilotage. C'est une étude que la chambre d’agriculture a financé sur ses fonds propres », se remémore le président de la FDSEA et président de la chambre d’agriculture de Haute-Corse, Joseph Colombani.  

Tout l’enjeu est alors de relancer la consommation locale, en circuit court puisque sur les 40 000 tonnes nécessaires pour nourrir le cheptel corse, seulement 3 000 sont produites par une dizaine de producteurs dans la coopérative de Vadina à destination des porcins.
Le reste des céréales est importé, le prix est côté à la bourse de Chicago. « Produire sur l’île permettrait de réduire les coûts pour les éleveurs », assure Joseph Colombani. Pour se faire, 6 000 hectares seraient nécessaires en plus des 1 000 hectares déjà existants. « Cela peut paraître important mais sur les 105 000 hectares d’espaces stratégiques agricoles seuls 30% sont réellement exploités, 70 000 hectares sont quasiment en friche », poursuit-il.

En novembre dernier, les céréaliers ont remis l’étude qui décrivait comment mettre en place une interprofession céréalière, comment la financer et la structurer juridiquement ?
 « Aujourd’hui on sait comment le faire, mais si rien n’est engagé derrière, la filière sera condamnée et Vadina avec », s’indigne le président de la FDSEA qui est convaincu que la souveraineté alimentaire de la Corse doit passer par la production céréalière.













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