(Photos : Paule Santoni)
Ne jamais oublier les 343 pompiers qui ont perdu la vie lors des attentats du 11 septembre 2001. 25 ans jour pour jour après l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center à New-York, les sapeurs-pompiers d'Ajaccio ont une nouvelle fois mouillé le maillot ce vendredi pour rendre hommage à leurs frères d'armes new-yorkais.
Après une première édition organisée l'année dernière, ils étaient cette fois près de 65 à participer, tout au long de la matinée, à ce challenge imaginé par le sergent Pierre-Jean Banes, sapeur-pompier professionnel au centre de secours principal d'Ajaccio. Avec toujours pour objectif de gravir collectivement 3 430 étages, en référence aux 343 pompiers morts ce jour-là. « Cette année la date est d’autant plus importante parce que ce sont les 25 ans des attentats du 11 septembre. Ce défi est un devoir de mémoire, c'est très important », souligne Pierre-Jean Banes.
Comme l'an dernier, le club One Fitness d'Ajaccio a pour l'occasion mis à disposition quatre de ses escaliers infinis. À partir de 8h50, heure à laquelle les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux après que le premier avion a percuté la tour Nord à 8h46, les participants se sont relayés toutes les dix minutes, avec 40 étages à gravir à chaque passage.
Et pour rendre l'effort encore plus symbolique, certains ont effectué plusieurs relais afin d'atteindre 80 étages. « Les pompiers du World Trade Center ont réussi à monter jusqu'au 78e étage. Donc nous effectuons cela deux fois, 40 et 40, pour vraiment voir l’effort qu’ils ont dû effectuer », explique le sergent Banes en indiquant avoir voulu ajouter une dimension symbolique supplémentaire au challenge cette année.
343 visages pour ne pas oublier
Avant le rendez-vous, il a en effet imprimé les photographies des 343 pompiers disparus. Au fil de leurs passages, les participants sont venus coller leurs portraits sur de grandes affiches, donnant peu à peu des visages aux hommes auxquels leurs efforts étaient dédiés.
« Le 11 septembre 2001, 2 977 civils ainsi que 343 pompiers sont malheureusement décédés. Ces derniers se sont levés ce matin-là sans savoir ce qui les attendait. C'est la réalité de notre métier. Ces 343 pompiers sont partis sur une intervention et y ont laissé leur vie », rappelle Pierre-Jean Banes. « Durant ce parcours, nous avons très fort pensé à eux, à ces pompiers qui ont donné leur vie et qui n'ont pas pu retrouver leurs familles ».
Un hommage qui dépasse pour le commandant Jean-François Tosi, chef du centre de secours principal d'Ajaccio, le seul souvenir des attentats de New York. « Ce challenge est un témoignage de solidarité à nos confrères américains décédés le 11 septembre 2001. Mais au-delà de cela, c'est aussi se raccrocher aux valeurs qui guident notre profession. Malheureusement, tous les ans, on a des pompiers qui décèdent dans l'exercice de leurs fonctions. La dimension du sacrifice qui a été vécu le 11 septembre rejaillit sur le monde entier. Mais je crois que c'est aussi le jour pour penser à tous les pompiers qui disparaissent chaque année pour sauver leurs concitoyens », souffle-t-il.
Avant le rendez-vous, il a en effet imprimé les photographies des 343 pompiers disparus. Au fil de leurs passages, les participants sont venus coller leurs portraits sur de grandes affiches, donnant peu à peu des visages aux hommes auxquels leurs efforts étaient dédiés.
« Le 11 septembre 2001, 2 977 civils ainsi que 343 pompiers sont malheureusement décédés. Ces derniers se sont levés ce matin-là sans savoir ce qui les attendait. C'est la réalité de notre métier. Ces 343 pompiers sont partis sur une intervention et y ont laissé leur vie », rappelle Pierre-Jean Banes. « Durant ce parcours, nous avons très fort pensé à eux, à ces pompiers qui ont donné leur vie et qui n'ont pas pu retrouver leurs familles ».
Un hommage qui dépasse pour le commandant Jean-François Tosi, chef du centre de secours principal d'Ajaccio, le seul souvenir des attentats de New York. « Ce challenge est un témoignage de solidarité à nos confrères américains décédés le 11 septembre 2001. Mais au-delà de cela, c'est aussi se raccrocher aux valeurs qui guident notre profession. Malheureusement, tous les ans, on a des pompiers qui décèdent dans l'exercice de leurs fonctions. La dimension du sacrifice qui a été vécu le 11 septembre rejaillit sur le monde entier. Mais je crois que c'est aussi le jour pour penser à tous les pompiers qui disparaissent chaque année pour sauver leurs concitoyens », souffle-t-il.
Depuis l'année passée, à Ajaccio, le sergent Banes est à l'origine de ce challenge hommage aux pompiers new-yorkais
Derrière sa dimension commémorative, le challenge est aussi particulièrement physique. Casque sur la tête, tenue de feu et appareil respiratoire isolant sur le dos, les participants ont enchaîné les étages avec plus de 20 kilos d'équipement. Un effort difficile qui, pour le chef du CSP d'Ajaccio, « retrace aussi ce qu'est l'activité des sapeurs-pompiers ». « Il y a des temps d'attente, mais dans l'immédiateté il faut être capable d'endosser un équipement assez lourd et contraignant, de monter des étages, de les redescendre, d'extraire une victime, de faire des efforts. Tous nos pompiers s'exercent toute l'année pour ce genre de missions ».
Un challenge qui essaime en Corse
Après de longues années passées sous les couleurs des soldats du feu, Jean-Claude en sait quelque chose. Ce vendredi matin, il a pourtant vécu ce challenge d'une façon un peu particulière puisqu'il l'a effectué aux côtés de son fils Florian. « C'était assez éprouvant à cause de la chaleur. Et puis, on attaque le challenge sans s'échauffer, ce qui fait que le cardio monte très vite. Mais bon, c'est comme lorsque l'on arrive sur une intervention », sourit-il.
Et pour le père et le fils, l'émotion était forcément un peu plus forte. Dans quelques jours, Jean-Claude quittera en effet les pompiers pour prendre sa retraite, tandis que Florian vient tout juste de les rejoindre. « C'était très important pour nous d'honorer des pompiers qui sont décédés le 11 septembre 2001. Et c'est une petite touche émotionnelle en plus de le faire avec mon père », confie Florian.
Un challenge qui essaime en Corse
Après de longues années passées sous les couleurs des soldats du feu, Jean-Claude en sait quelque chose. Ce vendredi matin, il a pourtant vécu ce challenge d'une façon un peu particulière puisqu'il l'a effectué aux côtés de son fils Florian. « C'était assez éprouvant à cause de la chaleur. Et puis, on attaque le challenge sans s'échauffer, ce qui fait que le cardio monte très vite. Mais bon, c'est comme lorsque l'on arrive sur une intervention », sourit-il.
Et pour le père et le fils, l'émotion était forcément un peu plus forte. Dans quelques jours, Jean-Claude quittera en effet les pompiers pour prendre sa retraite, tandis que Florian vient tout juste de les rejoindre. « C'était très important pour nous d'honorer des pompiers qui sont décédés le 11 septembre 2001. Et c'est une petite touche émotionnelle en plus de le faire avec mon père », confie Florian.
Une transmission entre deux générations qui prend tout son sens dans une matinée placée sous le signe de la mémoire. Car un an après le lancement du premier défi à Ajaccio, l’initiative commence déjà à faire des émules. Ce vendredi, les casernes de Bonifacio et du Rizzanese ont à leur tour organisé leur propre challenge en mémoire des 343 pompiers new-yorkais.
De quoi conforter Pierre-Jean Banes dans l’idée de voir l’hommage prendre encore davantage d’ampleur dans les prochaines années. « J’aimerais que l’on n’oublie jamais ce qui s’est passé ce jour-là. Je voudrais que toutes les casernes de Corse arrivent à se rassembler dans les années à venir pour faire un challenge général », glisse-t-il. Et alors que les visages des 343 pompiers disparus recouvrent peu à peu les affiches, le sergent espère surtout que leur souvenir continuera à être transmis, année après année.
De quoi conforter Pierre-Jean Banes dans l’idée de voir l’hommage prendre encore davantage d’ampleur dans les prochaines années. « J’aimerais que l’on n’oublie jamais ce qui s’est passé ce jour-là. Je voudrais que toutes les casernes de Corse arrivent à se rassembler dans les années à venir pour faire un challenge général », glisse-t-il. Et alors que les visages des 343 pompiers disparus recouvrent peu à peu les affiches, le sergent espère surtout que leur souvenir continuera à être transmis, année après année.
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