L’heure de la rentrée a sonné et avec elle le casse-tête des parents des quelques 9400 enfants corses de moins de 3 ans pendant leurs horaires de travail. Un défi qui pourrait bien avoir un impact encore plus significatif sur leur portefeuille cette année. Selon le baromètre 2024 de Yoopies, plateformes de solutions de services à domicile à destination des particuliers, les tarifs des assistantes maternelles ont en effet subi une « hausse record » en un an. Selon ce classement qui s’appuie sur les données de l’URSAAF, le taux horaire moyen au niveau national est ainsi passé de 3€96 contre 3€80 en 2023, soit une hausse de +4,21% pour ce mode de garde d’enfants. Et la Corse fait une nouvelle fois la course en tête puisque c’est sur l’île que le coût d’une assistante maternelle est le plus élevé, avec un tarif moyen de 4€86 par heure et par enfant, suivi par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Ile de France qui affichent respectivement des salaires moyens de 4€57 et 4€38 par heure et par enfant. C’est en outre également en Corse que l’augmentation du tarif horaire est la plus conséquente depuis l’année passée, avec + 8,97%. « Le budget des familles est ainsi directement impacté, notamment celle qui ont des besoins de garde réguliers, ce qui représente un défi supplémentaire dans un budget déjà souvent contraint », concède Marie Cavillon, directrice générale de Yoopies en pointant plusieurs solutions qui permettent de réduire l’impact financier pour les familles comme les dispositifs tels que la PAJE et le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.
Cette tendance à la hausse des tarifs trouve pour sa part son explication dans plusieurs facteurs, à commencer par une inflation persistante. Yoopies observe en outre la revalorisation des métiers de service prévue dans le cadre de la Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) 2023-2027, qui a fixé le salaire plancher des assistantes maternelles à 2€74 de l’heure depuis le 1er mai, auquel s’applique une majoration de + 4% en présence d’un titre professionnel. « Cette revalorisation des salaires dans les métiers de la petite enfance, prévue dans le cadre de la COG 2023-2027, est une avancée cruciale pour redonner de l’attractivité à ces métiers essentiels », souligne Marie Cavillon, en notant que le gouvernement souhaite ainsi améliorer l’attractivité des métiers de la petite enfance en augmentant les salaires. « Nous observons chaque jour l’impact positif d’une rémunération juste sur la qualité des services de garde d’enfants », insiste-t-elle.
Mais petite spécificité de l’île, la disponibilité d’assistantes maternelles y est également largement insuffisante face à la demande, faisant un peu plus croitre les tarifs. Selon un rapport de l’INSEE de février dernier, la Corse est en effet confrontée à un déficit de professionnels dans ce secteur, au point que la capacité d’accueil est en moyenne de 15 places pour 100 enfants contre 41 au niveau national. Trouver une assistante maternelle sur l’île relève donc du parcours du combattant. « Nous avons commencé à chercher une assistante maternelle au printemps 2023, alors que ma compagne était enceinte de 4 mois. Nous avons essuyé énormément de refus. Toutes celles que nous avons contactées étaient complètes jusqu’à minimum la rentrée scolaire 2025 », témoigne Michaël, jeune papa ajaccien. Pour pallier ce manque d’assistantes maternelles, selon le rapport de l’INSEE, les parents corses recourent davantage aux modes de garde alternatif comme l’aide de la famille ou la rentrée à l’école maternelle dès deux ans. L’île est aussi l’une des régions où la part des parents qui ont quitté le marché du travail pour garder leur enfant est la plus élevée. Reste aussi la solution des crèches mais avec seulement 23 places disponible pour 100 enfants- légèrement au-dessus de la moyenne nationale de 22 places - ce mode de garde ne permet pas de répondre à l’ensemble des demandes.
Cette tendance à la hausse des tarifs trouve pour sa part son explication dans plusieurs facteurs, à commencer par une inflation persistante. Yoopies observe en outre la revalorisation des métiers de service prévue dans le cadre de la Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) 2023-2027, qui a fixé le salaire plancher des assistantes maternelles à 2€74 de l’heure depuis le 1er mai, auquel s’applique une majoration de + 4% en présence d’un titre professionnel. « Cette revalorisation des salaires dans les métiers de la petite enfance, prévue dans le cadre de la COG 2023-2027, est une avancée cruciale pour redonner de l’attractivité à ces métiers essentiels », souligne Marie Cavillon, en notant que le gouvernement souhaite ainsi améliorer l’attractivité des métiers de la petite enfance en augmentant les salaires. « Nous observons chaque jour l’impact positif d’une rémunération juste sur la qualité des services de garde d’enfants », insiste-t-elle.
Mais petite spécificité de l’île, la disponibilité d’assistantes maternelles y est également largement insuffisante face à la demande, faisant un peu plus croitre les tarifs. Selon un rapport de l’INSEE de février dernier, la Corse est en effet confrontée à un déficit de professionnels dans ce secteur, au point que la capacité d’accueil est en moyenne de 15 places pour 100 enfants contre 41 au niveau national. Trouver une assistante maternelle sur l’île relève donc du parcours du combattant. « Nous avons commencé à chercher une assistante maternelle au printemps 2023, alors que ma compagne était enceinte de 4 mois. Nous avons essuyé énormément de refus. Toutes celles que nous avons contactées étaient complètes jusqu’à minimum la rentrée scolaire 2025 », témoigne Michaël, jeune papa ajaccien. Pour pallier ce manque d’assistantes maternelles, selon le rapport de l’INSEE, les parents corses recourent davantage aux modes de garde alternatif comme l’aide de la famille ou la rentrée à l’école maternelle dès deux ans. L’île est aussi l’une des régions où la part des parents qui ont quitté le marché du travail pour garder leur enfant est la plus élevée. Reste aussi la solution des crèches mais avec seulement 23 places disponible pour 100 enfants- légèrement au-dessus de la moyenne nationale de 22 places - ce mode de garde ne permet pas de répondre à l’ensemble des demandes.