Photo illustration archives CNI
Dans un communiqué lu en janvier aux journalistes de l'AFP, du quotidien régional Corse-Matin et de France 3 Corse, onze individus cagoulés et armés affirmant être du mouvement indépendantiste Front de libération nationale corse (FLNC) ont fustigé le processus d’autonomie en cours. Le Front de Libération Nationale de la Corse a abordé plusieurs thématiques pendant la lecture d’un communiqué de trois pages dans lequel le FLNC a aussi dénoncé une augmentation de population de l'île "de 20.310 résidents" (sur 340.000 habitants) entre 2015 et 2021, "pour la plupart des Français", affirmant que le peuple corse n'a "aucune possibilité légale" de s'opposer à cette "colonisation de peuplement". Ils se réfèrent au discours du président Emmanuel Macron en septembre à l'assemblée de Corse lors duquel il a proposé aux élus insulaires d'accorder à l'île "une autonomie dans la République".
Les membres du FLNC qui estiment que le refus du président de reconnaître le "peuple corse" mais seulement "une communauté insulaire" et sa volonté d'exclure "un statut de résident", n'acceptant qu'un "statut de résidence car tous les citoyens français ont les mêmes droits sur le territoire français", étaient clairs: "ces deux simples points permettent de comprendre que l'autonomie évoquée ne sera absolument pas en mesure de préserver le peuple corse dans sa survie". Selon l’organisation clandestine, concernant l’accord demandé par le Chef de l'Etat aux groupes de l'Assemblée de Corse de trouver un terrain d'entente, le FLNC indique que "l’alliance à venir entre l’Exécutif de la Collectivité et la Droite insulaire ne pourra en aucun cas constituer un consensus puissant capable d’apporter des solutions à la disparition de notre peuple".
Enquête ouverte par le parquet antiterroriste
Sans menacer de nouvelles actions, ils concluent en revendiquant "45 actions" en octobre 2023, en référence, semble-t-il, à la "nuit bleue" du 8 au 9 octobre lors de laquelle une série d'explosions avaient visé principalement des résidences secondaires, mais aussi un centre des impôts désaffecté à Ajaccio, sans faire de blessés. À la suite de cette conférence de presse, le parquet antiterroriste a ouvert une nouvelle enquête pour "association de malfaiteurs terroriste et acquisition, détention, et transport d'armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste", a-t-il indiqué.
Contexte
Ce communiqué intervient dans un contexte marqué par une résurgence des attentats et par un renforcement du mouvement indépendantiste, illustré par la démarche de A Chjama Patriotta, qui a clairement exprimé sa solidarité envers le FLNC.
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