Selon le dernier bilan de Santé publique France publié le 29 juillet dernier, l’épidémie de coqueluche s’intensifie sur l’ensemble du territoire. Depuis le début de l’année, 28 personnes sont décédées à cause de cette maladie, dont 20 enfants. « Cette pathologie respiratoire causée par une bactérie se manifeste par une toux fréquente et prolongée, en recrudescence nocturne. Elle démarre par des symptômes ORL mineurs comme des éternuements et se poursuit par une toux qui va durer sept jours. Entre les épisodes de quintes, la reprise de la respiration est bruyante. C’est une toux très caractéristique à cette maladie. Elle se transmet par voie aérienne. » explique le Docteur Laurent Carlini.
Cette pathologie est très contagieuse, plus que la varicelle et autant que la rougeole : une personne malade peut en contaminer entre 15 et 17 autres au sein d’un groupe. Souvent bénigne chez la plupart des adultes, elle est particulièrement dangereuse pour les personnes âgées et pour les nourrissons : « La première vaccination ne commençant qu’au deuxième mois de vie, ces derniers ne sont pas protégés et se trouvent dans une fenêtre critique » fait remarquer le médecin. Elle peut alors entraîner des complications respiratoires et neurologiques parfois mortelles.
Si, pour l’heure, aucun chiffre n’est disponible à l’échelle insulaire, Laurent Carlini rassure : « Il n y a pas d’impact hospitalier sur cette recrudescence de la coqueluche. Dans la vallée de la Gravona où je travaille, nous avons eu quelques cas de coqueluche, mais cela se traite avec des antibiotiques, en consultation, en cabinet médical. Ce sont souvent des adultes qui n’étaient pas à jour sur leur vaccination, à savoir 25 ans, 45 ans et 65 ans. » constate-t-il.
Appel à la vaccination
L’Agence Régionale de Santé recommande ainsi « de faire vacciner les personnes vulnérables, à savoir les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les personnes âgées et les personnes souffrant d'une maladie respiratoire chronique (asthme, broncho-pneumopathies chroniques obstructives...). Toutes les personnes ayant dans leur entourage un nourrisson de moins de 6 mois et les personnes travaillant dans le secteur de la petite enfance dans le cas où leur dernier rappel date de plus de 5 ans sont également concernées. »
En cas d’infection, les meilleurs alliés demeurent les gestes barrière, comme le port du masque : « Il constitue une protection individuelle vis-à-vis de l’infection et du risque de développer une forme grave, également une protection collective, permettant de réduire le risque de diffusion au sein de la population et d’infection des personnes à risque de formes graves. » poursuit Laurent Carlini. Lorsque la maladie est diagnostiquée par un test PCR, comme pour d’autres pathologies, « certaines classes d’antibiotiques sont très efficaces et sont à prendre dès la confirmation du diagnostic. » Outre la coqueluche, la France, comme de nombreux autres pays connaissent depuis plusieurs mois une résurgence de nombreuses autres maladies infectieuses comme la rougeole. « Ce sont des maladies qui peuvent être mortelles et que l’on ne devrait plus voir en France en 2024. Il y a une baisse de la vigilance sur la vaccination. Nous avons les moyens de nous protéger. Il est important d’être à jour et de faire ses rappels régulièrement. » conclut l'urgentiste.
Plus de détails concernant la vaccination sur le site de l'ARS de Corse
Cette pathologie est très contagieuse, plus que la varicelle et autant que la rougeole : une personne malade peut en contaminer entre 15 et 17 autres au sein d’un groupe. Souvent bénigne chez la plupart des adultes, elle est particulièrement dangereuse pour les personnes âgées et pour les nourrissons : « La première vaccination ne commençant qu’au deuxième mois de vie, ces derniers ne sont pas protégés et se trouvent dans une fenêtre critique » fait remarquer le médecin. Elle peut alors entraîner des complications respiratoires et neurologiques parfois mortelles.
Si, pour l’heure, aucun chiffre n’est disponible à l’échelle insulaire, Laurent Carlini rassure : « Il n y a pas d’impact hospitalier sur cette recrudescence de la coqueluche. Dans la vallée de la Gravona où je travaille, nous avons eu quelques cas de coqueluche, mais cela se traite avec des antibiotiques, en consultation, en cabinet médical. Ce sont souvent des adultes qui n’étaient pas à jour sur leur vaccination, à savoir 25 ans, 45 ans et 65 ans. » constate-t-il.
Appel à la vaccination
L’Agence Régionale de Santé recommande ainsi « de faire vacciner les personnes vulnérables, à savoir les nourrissons, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées, les personnes âgées et les personnes souffrant d'une maladie respiratoire chronique (asthme, broncho-pneumopathies chroniques obstructives...). Toutes les personnes ayant dans leur entourage un nourrisson de moins de 6 mois et les personnes travaillant dans le secteur de la petite enfance dans le cas où leur dernier rappel date de plus de 5 ans sont également concernées. »
En cas d’infection, les meilleurs alliés demeurent les gestes barrière, comme le port du masque : « Il constitue une protection individuelle vis-à-vis de l’infection et du risque de développer une forme grave, également une protection collective, permettant de réduire le risque de diffusion au sein de la population et d’infection des personnes à risque de formes graves. » poursuit Laurent Carlini. Lorsque la maladie est diagnostiquée par un test PCR, comme pour d’autres pathologies, « certaines classes d’antibiotiques sont très efficaces et sont à prendre dès la confirmation du diagnostic. » Outre la coqueluche, la France, comme de nombreux autres pays connaissent depuis plusieurs mois une résurgence de nombreuses autres maladies infectieuses comme la rougeole. « Ce sont des maladies qui peuvent être mortelles et que l’on ne devrait plus voir en France en 2024. Il y a une baisse de la vigilance sur la vaccination. Nous avons les moyens de nous protéger. Il est important d’être à jour et de faire ses rappels régulièrement. » conclut l'urgentiste.
Plus de détails concernant la vaccination sur le site de l'ARS de Corse