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Espion es-tu là ? Les moments forts de la soirée d’ouverture d’Arte Mare


Laurent Hérin le Dimanche 6 Octobre 2019 à 17:46

Hier, samedi, Arte Mare ouvrait sa 37e édition. Retour sur cette première journée de Festival avec un grand débat d’espions, des films corses engagés et une jeune fille et son bracelet.



Le Festival Arte Mare a choisi cette année la thématique des espions. Alors quoi de plus normal que d’ouvrir cette 37e édition à 14h au Théâtre avec la projection de The Operative de Yuval Adler, un film porté par la prestation intense de Diane Kruger en espionne du Mossad. Une très bonne introduction au débat qui suit, toujours dans la grande salle du théâtre, à 16h. Cette  rencontre organisée et animée par le journaliste Christophe Bourseiller est intitulée Tout ce que vous toujours voulu savoir sur l’espionnage sans oser le demander, avec des invités prestigieux : Jacques Neriah, docteur en Philosophie, conseiller diplomatique et politique d’Yitzhak Rabin, ancien colonel des renseignements de l’armée israélienne, Yves Bonnet, ancien Directeur de la DST, Éric Denécé, docteur en Science Politique, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement et Roland Pietrini, Officier de réserve, consultant opérationnel.
Les échanges sont passionnants, les anecdotes croustillantes et les questions du public nombreuses pour les quatre invités de Christophe Bourseiller.

A peine le temps de souffler que Laurent Simonpoli, délégué artistique du Festival, présente à 18h la compétition des films corses, nouvellement divisée en deux catégories : les films courts d’un côté et les documentaires de l’autre. Cette première projection est réservée aux courts métrages avec Féeroce de Fabien Ara, La Nuit est là de Delphine Leoni, Aio Zitelli de Jean-Marie Antonini, FDP de Stephan Regoli et Sur la Terre Nue de Julie Perreard. Chaque film est accompagné de son ou sa réalisatrice et bien souvent d’un acteur – Jean-Philippe Ricci, Pascal Tagnati ou encore Elian Ventre Pantalaci.
A noter la présence du président du Conseil Exécutif, Gilles Simeoni, visiblement enchanté et qui poste ce matin sur les réseaux sociaux : « 37ème édition d’Arte Mare : focus sur le jeune cinéma corse pour commencer. Un régal. Forza ! »
Stephan Regoli a bien fait rire la salle en montant sur scène pour présenter son film et en proposant « d’exfiltrer immédiatement Gilles Simeoni pour qu’il ne voit pas mon court métrage ! Surtout après les films qui viennent de passer. » Une touche d’humour et d’humilité bien venue.
Une sélection 2019 de très haute tenue qu’on peut déjà qualifié de grand cru tant dans le fond que dans la forme et avec cinq univers totalement différents mais tout aussi passionnants et qui risquent de donner du fil à retordre aux membres du jury.
 
21h, alors que le Pérystyle se vide et que la salle se remplit, Michèle Don Ignazi présente la soirée et appelle l’équipe de la Mairie – Mattea Lacave et Pierre Savelli – ainsi que la représentante de la Collectivité de Corse à la rejoindre. Cette dernière s’excuse que Gilles Simeoni n’ai pu rester mais le cite sur « l’important rayonnement culturel d’Arte Mare en Corse et au-delà. » L’adjointe à la Culture, à l'ouverture au monde méditerranéen et à la Langue Corse ainsi que le Maire insistent eux aussi sur la portée culturelle de l’événement et sur le travail des bénévoles et de l’équipe du Festival.
Ils cèdent leur place sur scène à la présidente Michèle Corotti qui présente le programme bien chargé de la semaine, aidée par les slides qui défilent derrière elle sur l’écran.
Elle invite enuiste Christophe Bourseiller à la rejoindre et le félicite encore du plateau d’anciens espions qu’il a réussit à rassembler dans l’après-midi.
Tous laissent leur place au présentateur Denis Parent qui commence par un tour d’horizon des films de procès pour introduire l’avant-première du soir et tente une blague en parlant d’un « autre bracelet que ceux de la place Vendôme. »
Le réalisateur Stéphane Demoustier arrive enfin sur scène pour présenter son 2e long métrage, La Fille au Bracelet qui n’est « pas uniquement un film de procès, précise-t-il, j’ai voulu aller plus loin. C’est un miroir grossissant de la société. » Il enchaine sur une blague en rapport aux Michèles auxquelles Mattea Lacave faisait allusion quelques minutes plus tôt sur leur forte présence dans l’équipe du Festival. Il lance un «  mon père s’appelle Michel ! » qui provoque cette fois les rires de la salle. Il demande à Pascal Garbarini « le régional de l’étape » de le rejoindre sur scène et le remercie encore d’avoir jouer son Président de cours d’assises et d’avoir été, au-delà de son rôle, un référent sur le plateau. Ce à quoi l’avocat répond : « c’est un honneur d’avoir jouer dans ce film et d’avoir pu allier ma passion – le cinéma – et mon métier d’avocat. Je me suis rendu compte à quel point tourner est compliqué et ça demande beaucoup de travail. » En grand cinéphile, il cite La Vérité de Georges Clouzot comme référence tandis que Stéphane Demoustier parle lui du Procès de Jeanne d’Arc de Robert Bresson comme influence mais avec beaucoup d’humilité devant cette œuvre magistrale.
Place au film. La Fille au Bracelet, particulièrement bien écrit, profite d’un sacré casting avec Roschdy Zem, la sœur du réalisateur Anaïs Demoustier et Chiara Mastroianni. Ils sont tous formidables mais la révélation du film est la jeune Melissa Guers qui s’empare avec aplomb du rôle principal. Le pitch : « Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans elle porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie. »
Un film qui interroge et qui fait parler le public à l’issu de la projection. L’occasion d’en discuter pour finir la soirée autour du Bond Bar dans le Péristyle du Théâtre au son de Dj Sfidt. Vivement la suite !
 
Ce dimanche, le Festival s’engage dans sa compétition reine, celle des films méditerranéens avec la projection au Théâtre à 21h du très attendu Papicha de Mounia Meddour. Ce film, présenté à Un Certain Regard à Cannes fait déjà grand bruit et vient d’être interdit en Algérie. Il ne faut pas manquer l’occasion de le voir ce soir en présence de la réalisatrice et du producteur. Un choix fort et politique dans cette très belle programmation d’Arte Mare dont vous pourrez profiter jusqu’au samedi 12 octobre.





















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