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EN IMAGES - La halte mouvementée de Eric Zemmour à Ajaccio


Vincent Marcelli le Samedi 9 Octobre 2021 à 20:08

Candidat potentiel aux prochaines élections présidentielles, Eric Zemmour a bouclé ses deux jours en Corse par un rassemblement sur fond de meeting près du port Tino Rossi à Ajaccio. Venu officiellement à Sartène et dans la Cité Impériale pour présenter et dédicacer son livre « La France n’a pas dit son dernier mot », le journaliste politique, écrivain et polémiste français a sans doute posé les jalons de sa future candidature.
En marge de son allocution, des altercations ont éclaté place Foch entre partisans et opposants d’Eric Zemmour, nécessitant l’intervention des CRS.



Photo Michel Luccioni
Photo Michel Luccioni
La visite d’Eric Zemmour à Ajaccio était très attendue à plus d’un titre cet après-midi près du port Tino Rossi. Les partisans, tout d’abord, soucieux « d’entendre ce qu’il a à dire » mais aussi les opposants. Ceci au lendemain d’une première visite-dédicace  mouvementée à Sartène marquée par un échange avec Paul-Félix Benedetti, leader de Core in Fronte.

Une manifestation contre le polémiste dispersée par la police
Le point fort de cette visite s’est donc déroulé à Ajaccio ce samedi 9 octobre après-midi. En mode « show à l’américaine », le probable candidat à la prochaine présidentielle a sans doute justifié le terme de polémiste dont on l’affuble. Sur les quais du port Tino Rossi, près de 700 personnes sont prêtes à l’accueillir. Un cordon de sécurité les entourait. Non loin de là, près de la place Foch, le porte-voix d’un camion retentit : « Zemmour, on ne veut pas de toi ici... ». Il s’agit de syndicalistes venus manifester leur désapprobation à l’égard d’Eric Zemmour. Les paroles cèdent place à des chants. Des altercations suivront même peu après l’arrivée de l’écrivain, entre partisans et opposants. Elles nécessiteront l’intervention des forces de l'ordre lesquelles auront recours à des gaz lacrymogènes. C’est dans ce climat tendu et quelque peu paradoxal qu’Eric Zemmour arrive sur le coup des 15.30 pour un discours d’une quinzaine de minutes. Son premier dans cette configuration aux allures d’ouverture de campagne. Faisant référence à Bonaparte, il citera la Corse comme « Une patrie de la Méditerranée découverte dans mon enfance. La Corse, c’était l’Empereur l’Empereur, c’est la France et la France, c’est ma patrie. »

La patrie, un terme omniprésent tout au long de son allocution. Faisant allusion à De Gaulle, et à la nation, « un concept, dit-il, né sous la Révolution française et qui s’est répandu dans toute l’Europe », le politique va, peu à peu, glisser vers les fondamentaux de sa démarche argumentant notamment que « L’invasion vient de la mer, la France est une famille. Ces idées de la Révolution vont embraser l’Europe et le monde. Mais elles n’existent pas dans le monde musulman. Paris est votre Jérusalem. C’est une fraternité et ceux qui la refusent ne peuvent pas rester ici. »


Le nationalisme : un mal français et non une maladie
Evoquant ensuite la Corse, Eric Zemmour va présenter le nationalisme comme « le symptôme d’un mal français et non une maladie. La lutte idéologique des Corses, c’est la France qui aurait dû la mener. »
Ce à quoi Jean-Guy Talamoni, ancien président de l’Assemblée de Corse répliquera un peu plus tard par voie de presse,
« Les propos de M.Zemmour sont représentatifs d’un mal français. Comment peut-il parler à la place de 70 % des électeurs corses qui ont voté pour l’une des listes nationalistes... »

 Jean-Guy Talamoni



"Quand on veut me faire taire, je parle encore plus.
Point positif pour la mouvance nationaliste, le politique s’est prononcé en faveur du rapprochement des prisonniers politiques. Puis, lors d’un bref point- presse, il évoquera, en réponse à ses détracteurs que « la démocratie nécessite que l’on laisse les gens s’exprimer. Je suscite un enthousiasme qui n’existe pas ailleurs, vous l’aurez remarqué. C’est le vieux monde qui s’écroule. Les oppositions se rendent compte qu’ils n’ont plus de prise sur le pays et c’est cela qui les rend fous et intolérants. Qui veut m’empêcher de parler ? Quand on veut me faire taire, je parle encore plus. »
Il sera bien sûr question également de la Corse et notamment de l’important vote nationaliste en juin dernier. « Je l’ai expliqué dans mon discours, argumente-t-il, les Corses sont déçus de la France et moi aussi, la France doit redevenir grande, renouer avec son histoire, protéger les Corses contre l’invasion migratoire et vous verrez que les Corses se sentiront de nouveau français...Je n’ai jamais dit que l’histoire de Corse était une légende. Je connais Paoli ses liens avec Rousseau et Bonaparte jeune. Je ne méprise pas l’histoire de la Corse, toutes les régions de France peuvent dire qu’elles ont été conquises par l’épée. Depuis 1000 ans, la Corse est au coeur du vieux conflit entre la Chrétienté et l’Islam. »

Pour ce qui est du rassemblement, il a, une manière de poser sa candidature balayé d’éventuels rapprochements, « je ne veux pas rassembler au reniement de la France, les politiciens ont voulu rassembler au prix de sa faiblesse. On me traite de fasciste mais le « théâtre anti-fasciste » a trouvé en ma personne, une nouvelle cible... »

Sur fond de tensions, avec de nouvelles échauffourées entre ses partisans et opposants, le probable futur candidat a ensuite dédicacé son livre « La France n’a pas dit son dernier mot » à la librairie Album. Finalement, rien de nouveau dans son discours, du moins celui d’un potentiel candidat à la Présidence de la République, à l’exception du sempiternel combat idéologique qu’il entend mener contre l’Islam.
 
















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