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Crise sanitaire et économique : le PCF de Corse propose des forums de réflexion et d’action


Philippe Jammes le Dimanche 13 Décembre 2020 à 15:36

Dans le prolongement des dernières mobilisations des 28 novembre et 5 décembre dernier les communistes de Haute-Corse ont tenu ce dimanche un point de rencontre place Saint-Nicolas à Bastia.



«On se propose de prolonger la mobilisation en offrant la possibilité à tous les progressistes de participer à partir du mois de janvier 2021 à l’organisation de forums de réflexion et d’action pour changer vraiment le monde d’après » déclarait sur place Michel Stefani, secrétaire régional du PCF. « Ces rencontres constructives et ouvertes pourraient, sans exclusive ni ordre prédéfini, s’articuler autour de plusieurs thématiques : Emploi, salaires, pouvoir d’achat, contrôle et baisse des prix, culture, éducation, santé, services publics, progrès social, démocratie, écologie. Nous sommes sur cet objectif pour changer vraiment le monde d’après comme on dit, car on voit bien qu’aujourd’hui les dispositions qui sont prises au plan politique ne conduisent pas à ce changement nécessaire et  attendu en termes de besoins sociaux. On propose de constituer des espaces de réflexion et d’action non pas avec le PC ou autour du PC, mais tous ensemble pour dégager une perspective politique et une alternative qui amènent sur les enjeux et les défis de la société, des réponses concrètes et positives s’agissant de l’emploi, de la santé, du pouvoir d’achat, de la culture. On constate qu’il y a une aggravation nette dans tous ces secteurs due à la politique mise en œuvre à la fois par le gouvernement et aussi au niveau régional où il y a des remises en cause profondes. Il faut se battre contre ces politiques.»


Et le PCF de s’en prendre bien sûr à la politique d’Emmanuel Macron : «Plus Emmanuel Macron dit que les choses vont changer, plus on recule. Il y a une remise en cause profonde des libertés, de la démocratie et des acquis sociaux dans notre pays. On voit le président et sa majorité parlementaire mettre en œuvre une politique exclusivement au service des riches. Les entreprises du CAC ne se sont jamais aussi bien portées et vont distribuer près de 37 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Par conséquent il y a de l’argent, beaucoup d’argent dans ce pays mais et argent doit être mobilisé au service de l’emploi, de la formation, du pouvoir d’achat, de la santé, de la culture. On n’obtiendra pas tout cela avec Emmanuel Macron, on l’obtiendra sans doute par la mobilisation et c’est ça que nous proposons. Le monde d’après avec Emmanuel Macron sera pire que celui d’avant. Ce monde d’après on doit le construire tous ensemble, les forces vives, les forces populaires, les travailleurs, pour construire quelque chose qui soit véritablement en réponse aux besoins exprimés par la population ».


Enfin un PC peu tendre envers l’assemblée de Corse non plus : « Nous sommes solidaires du petit commerçant, de l’artisan mais nous ne voulons pas nous faire berner par ceux qui prennent la part la plus grosse pour laisser les miettes aux autres. Pas un centime de plus aux 15 premiers actionnaires de CM Holding, Consortium des patrons corses, ni aux actionnaires de Rubis. Les premiers sont les principaux acteurs de la chaîne d’approvisionnement de la Corse, de la grande distribution, du transport routier, de la logistique, de la distribution en gros d’alimentation et de boissons, de la location de véhicules, de commerce de matériaux de construction et du BTP et alors que Rubis assure la coordination des approvisionnements des carburants vers les dépôts pétroliers et dispose du réseau le plus dense, 64 stations, service sous la marque Vito. Ils sont responsables de la cherté des produits alimentaires et des carburants notamment en détournant depuis des années à leur profit des centaines de millions de réfactions de TVA, 200 millions d’euros par an. C’est confirmé une fois de plus par l’Autorité de la concurrence. Et pourtant, l’Assemblée de Corse soutient leurs demandes. »



« C’est une capitulation face aux oligopoles qui ont la main mise sur l’économie de la Corse. La complaisance de l’Etat, face au scandale de la cherté de la vie, est ainsi partagée dans ce vote unanime des élus de l’Assemblée de Corse en faveur du Plan de sauvegarde et de relance, Salvezza e Rilanciu. Les organisations syndicales ont eu raison de ne pas soutenir ce Plan auquel on peut reprocher comme le précédent de ne prévoir  aucun contrôle démocratique, aucune contrepartie pour garantir les emplois et les salaires, aucune mesure contre la cherté de la vie. Face à cet enjeu deux logiques s’affrontent celle du pouvoir autoritaire et austéritaire, celle des forces de progrès, démocratiques et sociales. Il y a en Corse 1% de la population fiscale dont le revenu mensuel médian est de 12 000 euros quand 18.7% de la population doit vivre sous le seuil de pauvreté avec moins de 1055 euros mensuel. Ce rappel souligne la profondeur des inégalités. En toutes circonstances le PCF sera de ce combat pour le progrès social, démocratique et écologique, contre les politiques antisociales et les lois liberticides. Unis nous serons plus forts pour faire renaitre l’espoir des spoliés de la terre ».
CNI a rencontré Michel Stefani
 




















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