Très dynamique et bien structurée la Fédération des Chasseurs de Haute-Corse recence dans sa base de données quelque 12 000 chasseurs, 7500 d’entre eux ont validé leur permis à ce jour, des chasseurs répartis dans 110 sociétés de chasse. Depuis quelques semaines la fédération a quitté ses mythiques locaux du quartier St Joseph à Bastia pour une bâtisse toute neuve au cœur de Lucciana.
La fédération est présidée par Jean-Baptiste Mari, gérée par 4 personnels administratifs et techniques. Son rôle consiste à participer à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et à la gestion de la faune sauvage ainsi que de ses habitats. Elle assure la promotion et la défense de la chasse ainsi que des intérêts de ses adhérents. Elle prend part également à la formation des candidats à l’examen pour la délivrance du permis de chasser, concourt à l’organisation de l’examen du permis de chasser, apporte son concours à la validation du permis de chasser, participe à l’élaboration du schéma départemental de gestion cynégétique et est à même d’exercer devant les tribunaux les droits reconnus à la partie civile pour des faits constituant une infraction en matière d’environnement.
Chaque année, environ 300 personnes sont candidats au permis de chasse lors de 9 sessions. Une formation théorique et deux formations pratiques avec un taux de réussite à l’examen de 95%.
Dans le cadre de ces formations, Paul-Renaud Pinna, technicien cynégétique à la fédération de Haute-Corse, en charge notamment de la formation au permis de chasse et à la sécurité avait initié ce 22 septembre une formation à l’examen initial du gibier sauvage et de la venaison. Une formation, ouverte à partir de 16 ans, pour une chasse responsable et une venaison saine et sécurisée permettant aux chasseurs désignés d’acquérir les connaissances indispensables pour identifier les principales anomalies sanitaires, reconnaître les organes sains ou anormaux, réaliser un diagnostic sanitaire d’une carcasse et adopter les bons gestes lors de l’éviscération et de la manipulation des carcasses.
Cette session abordait également les règles d’hygiène, la traçabilité et les conditions de commercialisation ou de cession du gibier. « Nous avions déjà organisé une telle formation en 2018. Ce genre de formations est bien accueillie par les chasseurs et pour preuve ils étaient 110 ce mardi soir à la suivre » explique Paul-Renaud Pinna, « Cette formation est très importante car elle permet aux chasseurs de reconnaitre lors de l’examen des entrailles si le gibier, en l’occurrence le sanglier chez nous, est atteint de maladie ou non et quelle conduite à adopter le cas échéant ».
Tuberculose bovine, trichinellose, peste porcine africaine, Aujeszki…
« Le but de cette formation n’est pas d’instaurer une psychose mais d’informer les chasseurs car comme chez les humains, chez les sangliers se trouvent des porteurs sains » souligne Paul Pinna. Ainsi répertorie-t-on chez le gibier plusieurs types maladies. « Nous n’avons pas l’ambition de transformer les chasseurs en vétérinaire mais de les sensibiliser à examiner les carcasses pour voir si elles présentent des anomalies ou non, leur donner les repères nécessaires pour identifier une situation suspecte et savoir comment réagir, les sensibiliser à la sécurité alimentaire ». Parmi les maladies : La tuberculose bovine. « C’est une maladie contagieuse due à une bactérie que les bêtes peuvent ingérer, mais la carcasse reste consommable et si la viande est bien cuite les risques sont minimes » souligne notre technicien. « Cette maladie est transmissible à l’homme avec période d’incubation de 6 ans. Lors de cette formation, intervient le docteur Jean-Marc Delcasso, vétérinaire, et par ailleurs président de la fédération des Hautes-Pyrénées. Il apprend aux chasseurs à reconnaitre les lésions malignes au niveau des viscères digestifs ou des poumons. Si de telles anomalies sont décelées, le référent sanitaire de la fédération doit être alerté, les parties infestées détruites. Des fosses sont prévues à cet effet. Il y a quelques foyers identifiés mais rien d’affolant chez nous ». La trichinellose est quant à elle une maladie parasitaire contractée par l'ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite contenant des larves de vers.
Dans ce cas là aussi, il faut rapporter la carcasse aux services compétents mais elle est très peu présente en Corse. Depuis quelques temps est surveillée de très près la peste porcine africaine qui chaque année gagne du terrain et aujourd’hui présente en Espagne et en Sardaigne. Enfin la maladie d'Aujeszky, ou pseudo-rage, est une infection virale contagieuse due à un herpès virus qui touche principalement les porcs et les sangliers, mais qui est mortelle pour les chiens. Paul Pinna est cependant rassurant là aussi : « Il y a quelques cas en Corse du sud, mais ce sont des porteurs sains ». Au programme de la formation : Règles d’hygiène alimentaire, traçabilité, condition de cession ou de commercialisation du gibier, anatomie du grand et petit gibier, distinction entre organes sains et anormaux, sensibilisation aux principales maladies ou zoonoses, analyse visuelle de carcasses et d’organes, techniques d’éviscération, conduite à tenir en cas d’anomalie, rédaction de la fiche de compte-rendu d’examen initial. À l'issue de cette formation, une carte d'identification numérotée ou une attestation a été remise aux stagiaires. Une telle formation aura lieu vendredi en Corse du sud.
La fédération est présidée par Jean-Baptiste Mari, gérée par 4 personnels administratifs et techniques. Son rôle consiste à participer à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départemental et à la protection et à la gestion de la faune sauvage ainsi que de ses habitats. Elle assure la promotion et la défense de la chasse ainsi que des intérêts de ses adhérents. Elle prend part également à la formation des candidats à l’examen pour la délivrance du permis de chasser, concourt à l’organisation de l’examen du permis de chasser, apporte son concours à la validation du permis de chasser, participe à l’élaboration du schéma départemental de gestion cynégétique et est à même d’exercer devant les tribunaux les droits reconnus à la partie civile pour des faits constituant une infraction en matière d’environnement.
Chaque année, environ 300 personnes sont candidats au permis de chasse lors de 9 sessions. Une formation théorique et deux formations pratiques avec un taux de réussite à l’examen de 95%.
Dans le cadre de ces formations, Paul-Renaud Pinna, technicien cynégétique à la fédération de Haute-Corse, en charge notamment de la formation au permis de chasse et à la sécurité avait initié ce 22 septembre une formation à l’examen initial du gibier sauvage et de la venaison. Une formation, ouverte à partir de 16 ans, pour une chasse responsable et une venaison saine et sécurisée permettant aux chasseurs désignés d’acquérir les connaissances indispensables pour identifier les principales anomalies sanitaires, reconnaître les organes sains ou anormaux, réaliser un diagnostic sanitaire d’une carcasse et adopter les bons gestes lors de l’éviscération et de la manipulation des carcasses.
Cette session abordait également les règles d’hygiène, la traçabilité et les conditions de commercialisation ou de cession du gibier. « Nous avions déjà organisé une telle formation en 2018. Ce genre de formations est bien accueillie par les chasseurs et pour preuve ils étaient 110 ce mardi soir à la suivre » explique Paul-Renaud Pinna, « Cette formation est très importante car elle permet aux chasseurs de reconnaitre lors de l’examen des entrailles si le gibier, en l’occurrence le sanglier chez nous, est atteint de maladie ou non et quelle conduite à adopter le cas échéant ».
Tuberculose bovine, trichinellose, peste porcine africaine, Aujeszki…
« Le but de cette formation n’est pas d’instaurer une psychose mais d’informer les chasseurs car comme chez les humains, chez les sangliers se trouvent des porteurs sains » souligne Paul Pinna. Ainsi répertorie-t-on chez le gibier plusieurs types maladies. « Nous n’avons pas l’ambition de transformer les chasseurs en vétérinaire mais de les sensibiliser à examiner les carcasses pour voir si elles présentent des anomalies ou non, leur donner les repères nécessaires pour identifier une situation suspecte et savoir comment réagir, les sensibiliser à la sécurité alimentaire ». Parmi les maladies : La tuberculose bovine. « C’est une maladie contagieuse due à une bactérie que les bêtes peuvent ingérer, mais la carcasse reste consommable et si la viande est bien cuite les risques sont minimes » souligne notre technicien. « Cette maladie est transmissible à l’homme avec période d’incubation de 6 ans. Lors de cette formation, intervient le docteur Jean-Marc Delcasso, vétérinaire, et par ailleurs président de la fédération des Hautes-Pyrénées. Il apprend aux chasseurs à reconnaitre les lésions malignes au niveau des viscères digestifs ou des poumons. Si de telles anomalies sont décelées, le référent sanitaire de la fédération doit être alerté, les parties infestées détruites. Des fosses sont prévues à cet effet. Il y a quelques foyers identifiés mais rien d’affolant chez nous ». La trichinellose est quant à elle une maladie parasitaire contractée par l'ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite contenant des larves de vers.
Dans ce cas là aussi, il faut rapporter la carcasse aux services compétents mais elle est très peu présente en Corse. Depuis quelques temps est surveillée de très près la peste porcine africaine qui chaque année gagne du terrain et aujourd’hui présente en Espagne et en Sardaigne. Enfin la maladie d'Aujeszky, ou pseudo-rage, est une infection virale contagieuse due à un herpès virus qui touche principalement les porcs et les sangliers, mais qui est mortelle pour les chiens. Paul Pinna est cependant rassurant là aussi : « Il y a quelques cas en Corse du sud, mais ce sont des porteurs sains ». Au programme de la formation : Règles d’hygiène alimentaire, traçabilité, condition de cession ou de commercialisation du gibier, anatomie du grand et petit gibier, distinction entre organes sains et anormaux, sensibilisation aux principales maladies ou zoonoses, analyse visuelle de carcasses et d’organes, techniques d’éviscération, conduite à tenir en cas d’anomalie, rédaction de la fiche de compte-rendu d’examen initial. À l'issue de cette formation, une carte d'identification numérotée ou une attestation a été remise aux stagiaires. Une telle formation aura lieu vendredi en Corse du sud.
Une formation à l’examen initial du gibier sauvage et de la venaison à Lucciana trés appréciée des chasseurs
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