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Bastia : la fin de plus d’un demi-siècle de présence des Zuccarelli au conseil municipal


le Lundi 23 Mars 2026 à 13:14

Au-delà des péripéties locales et des équilibres mouvants d’un scrutin municipal parfois particulier à Bastia, l’histoire politique de la ville retiendra une date : le 22 mars 2026. Ce jour-là s’est refermée une séquence ouverte près de six décennies plus tôt, avec la fin de la présence continue d’un membre de la famille Zuccarelli au conseil municipal.



Jean Zuccarelli (à gauche) en compagnie de Jean-François : à moins de désistements il ne siègera au conseil municipal de Bastia (@archives cni)
Jean Zuccarelli (à gauche) en compagnie de Jean-François : à moins de désistements il ne siègera au conseil municipal de Bastia (@archives cni)
Tout commence en 1968, lorsque Jean Zuccarell i entre dans la vie municipale bastiaise. Figure du radicalisme corse, il s’impose durablement dans le paysage local, jusqu’à devenir maire de Bastia en 1989, fonction qu’il occupe pendant plus de vingt ans. Sous ses mandats, la ville se transforme, tout en restant un bastion politique solidement ancré.
Dans son sillage, la transmission familiale s’opère. Émile Zuccarelli, son fils, s’inscrit à son tour dans la vie publique bastiaise. Élu, puis candidat à la mairie en 2014, il prolonge une présence qui dépasse le simple cadre électoral : celle d’un nom associé, pendant des décennies, à la gestion municipale et à une certaine continuité politique.
Mais en mars 2026, le fil se rompt. La non-élection de Jean Zuccarelli met fin à cette présence ininterrompue débutée en 1968. Pour la première fois, depuis près de soixante ans, aucun membre de cette famille, à moins de désistements de dernière minute, ne siègera au conseil municipal de Bastia.
Au-delà des résultats et des recompositions du moment, c’est une page qui se tourne. Celle d’une lignée politique locale qui aura traversé les époques, les majorités et les crises, et dont l’empreinte restera durable dans l’histoire contemporaine de la ville.

Mais les vieux radicaux de gauche bastiais, qui n'ont jamais oublié 2014 et les "événements" ayant abouti à la conquête nationaliste de l'hôtel de ville, ont clairement marqué leur désaccord à la perspective que laissait présager certain rapprochement à la veille de ce 22 mars 2026…