Avec la Bretagne, la Corse fait parties des seules régions qui ne compte aucun maire issu des rangs du Rassemblement National après ces élections municipales. Pour autant, la situation n’en est pas moins historique sur l’île. Alors que le parti à la flamme a toujours eu du mal à s’implanter en Corse – on se souvient notamment de l’accueil qui était réservé à Jean-Marie Le Pen il y a encore 30 ans - , il parvient en effet cette fois à installer plusieurs élus dans les conseils municipaux des principales villes de l’île. Une évolution certainement due à la dynamique nationale, mais qui peut aussi trouver en partie son explication dans l’alliance conclue localement avec l’Union des Droites, mais aussi et surtout avec le jeune mouvement identitaire Mossa Palatina au sein de l’ « Unione di i Patriotti ».
Au soir du premier tour, les deux listes issues de cette union, « Gagner pour Ajaccio » menée par François Filoni à Ajaccio et « Populu di Bastia » conduite par Nicolas Battini à Bastia, évoquaient ainsi une « percée historique » en enregistrant respectivement 18,65 % et 16,65 % des suffrages exprimés. Une semaine plus tard, les résultats du second tour sont toutefois plus contrastés. À Ajaccio comme à Bastia, les listes de l’« Unione di i Patriotti » reculent nettement. La liste conduite par François Filoni passe ainsi de 4 304 voix au premier tour à 2 999 au second. Une perte de plus de 1 300 électeurs dans l’entre-deux tours, qui la ramène de à 12,8 %. Nicolas Battini recule lui aussi, mais dans une moindre mesure. Il passe de 2 372 voix à 2 123, soit 249 électeurs en moins et un score qui s’établit à 13,84 %.
Au soir du premier tour, les deux listes issues de cette union, « Gagner pour Ajaccio » menée par François Filoni à Ajaccio et « Populu di Bastia » conduite par Nicolas Battini à Bastia, évoquaient ainsi une « percée historique » en enregistrant respectivement 18,65 % et 16,65 % des suffrages exprimés. Une semaine plus tard, les résultats du second tour sont toutefois plus contrastés. À Ajaccio comme à Bastia, les listes de l’« Unione di i Patriotti » reculent nettement. La liste conduite par François Filoni passe ainsi de 4 304 voix au premier tour à 2 999 au second. Une perte de plus de 1 300 électeurs dans l’entre-deux tours, qui la ramène de à 12,8 %. Nicolas Battini recule lui aussi, mais dans une moindre mesure. Il passe de 2 372 voix à 2 123, soit 249 électeurs en moins et un score qui s’établit à 13,84 %.
Dans les deux villes, les candidats avancent la même explication. Celle d’une volonté de dégagisme des majorités sortantes qui se serait exprimé à leur détriment. « Le vote utile l’a emporté, mais il y a quand même une volonté de changement sur Ajaccio », a réagi François Filoni ce dimanche soir, estimant qu’une partie de son électorat s’est reportée sur la liste d’union nationaliste de Jean-Paul Carrolaggi, le principal challenger au maire sortant. À Bastia, Nicolas Battini évoque lui aussi « une très légère déperdition d’un point de vue électoral, certainement due à un petit vote utile qui s’est exprimé dans notre écosystème politique ».
Une tribune inédite pour l'extrême droite en Corse
Si le tassement d’entre-deux tours à Ajaccio et Bastia contraste avec les attentes nées des dernières législatives, où l’extrême droite avait enregistré des scores bien plus élevés sur l’île, pour les intéressés, l’essentiel est ailleurs : cette élection marque en effet le passage d’un vote protestataire à une présence institutionnelle. Car malgré ce recul, les deux listes conservent suffisamment d’électeurs pour décrocher des sièges dans les conseils municipaux. Trois élus à Ajaccio, autant à Bastia. Le pari est d’ores et déjà gagné pour le RN et Mossa Palatina. « C’est quand même la première fois que le RN entre au conseil municipal d’Ajaccio et on peut s’en féliciter », insiste François Filoni, qui assure que son groupe « fera en sorte que les Ajacciens qui n'ont pas la parole aujourd'hui l’auront demain au conseil municipal ». Même satisfaction du côté de Nicolas Battini, qui se dit « parfaitement satisfait » et voit dans ce résultat « une grande victoire qui va nous permettre d’établir des perspectives d’un point de vue de la structuration et de la conduite de notre action politique à Bastia et dans le reste de la Corse ».
Dès le premier tour, une première étape avait été franchie à Porto-Vecchio. Même si Michel Chiocca, le candidat de Mossa Palatina, n’arrivait qu’en quatrième position après la réélection de Jean-Christophe Angelini, il parvenait à assurer son siège au conseil municipal de la cité du sel. Une élection qui illustrait déjà cette implantation progressive de l’extrême droite sur l’île. Une dynamique donc confirmée une semaine plus tard.
Et si cette présence reste encore minoritaire, elle est désormais bien inscrite dans le paysage politique insulaire. Et offre au RN et à Mossa Palatina une tribune qu’ils n’avaient encore jamais eue dans les trois principales villes de Corse.
Une tribune inédite pour l'extrême droite en Corse
Si le tassement d’entre-deux tours à Ajaccio et Bastia contraste avec les attentes nées des dernières législatives, où l’extrême droite avait enregistré des scores bien plus élevés sur l’île, pour les intéressés, l’essentiel est ailleurs : cette élection marque en effet le passage d’un vote protestataire à une présence institutionnelle. Car malgré ce recul, les deux listes conservent suffisamment d’électeurs pour décrocher des sièges dans les conseils municipaux. Trois élus à Ajaccio, autant à Bastia. Le pari est d’ores et déjà gagné pour le RN et Mossa Palatina. « C’est quand même la première fois que le RN entre au conseil municipal d’Ajaccio et on peut s’en féliciter », insiste François Filoni, qui assure que son groupe « fera en sorte que les Ajacciens qui n'ont pas la parole aujourd'hui l’auront demain au conseil municipal ». Même satisfaction du côté de Nicolas Battini, qui se dit « parfaitement satisfait » et voit dans ce résultat « une grande victoire qui va nous permettre d’établir des perspectives d’un point de vue de la structuration et de la conduite de notre action politique à Bastia et dans le reste de la Corse ».
Dès le premier tour, une première étape avait été franchie à Porto-Vecchio. Même si Michel Chiocca, le candidat de Mossa Palatina, n’arrivait qu’en quatrième position après la réélection de Jean-Christophe Angelini, il parvenait à assurer son siège au conseil municipal de la cité du sel. Une élection qui illustrait déjà cette implantation progressive de l’extrême droite sur l’île. Une dynamique donc confirmée une semaine plus tard.
Et si cette présence reste encore minoritaire, elle est désormais bien inscrite dans le paysage politique insulaire. Et offre au RN et à Mossa Palatina une tribune qu’ils n’avaient encore jamais eue dans les trois principales villes de Corse.










Envoyer à un ami
Version imprimable





