(Photo : Archives Michel Luccioni)
La journée s’annonce perturbée ce mardi en Corse. Écoles, collectivités, administrations, hôpitaux… Les agents de l’ensemble de la fonction publique sont en effet appelés à faire grève à l’occasion d’une journée nationale de mobilisation qui sera très suivie dans l’île. En Corse-du-Sud, la CGT, FO, la CFDT, l’UNSA, la FSU, le STC et la CFE-CGC appellent ainsi les agents à se rassembler à partir de 10h30 devant la préfecture d’Ajaccio. À Bastia, où la mobilisation veut également s’ouvrir aux salariés du privé, le rendez-vous est fixé à 10 heures devant le palais de justice, avant un départ en direction de la préfecture.
Derrière cette nouvelle journée de mobilisation, les syndicats veulent d’abord alerter sur la situation de la fonction publique. Après une coupe de 500 millions d’euros dans le budget 2026, ils redoutent en effet de nouvelles économies l’année prochaine, alors que le projet de budget 2027 doit être présenté en milieu de semaine. « Les conditions de travail se dégradent et les agents sont toujours plus nombreux à exercer leurs missions dans des services sous tension », pointe ainsi l’intersyndicale de Corse-du-Sud, qui alerte également sur les difficultés de recrutement et les nombreux départs à la retraite attendus ces prochaines années. Les syndicats réclament notamment une revalorisation du point d’indice et son indexation sur l’inflation, une refonte des grilles indiciaires, le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat, mais aussi le maintien à 100 % de la rémunération lors d’un congé maladie ordinaire et la suppression du jour de carence.
Mais en Corse, la mobilisation prendra aussi une dimension toute particulière, car aux revendications nationales, les syndicats ont ajouté plusieurs demandes directement liées à la situation insulaire. L’intersyndicale réclame notamment la revalorisation et l’indexation sur l’inflation de l'indemnité compensatoire pour frais de transport (ICFT), son extension aux retraités de la fonction publique, mais aussi une prime de vie chère, face notamment au coût des produits de première nécessité et de l’énergie. La question du pouvoir d’achat avait d’ailleurs déjà eté largement mise en avant par le STC lors de sa rentrée sociale, la semaine dernière. « En Corse, la vie devient toujours plus chère. Le pouvoir d’achat recule et les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles », avait alors martelé le syndicat, qui avait annoncé qu’il prendrait « toute sa place dans cette mobilisation aux côtés des autres organisations syndicales ».
Même constat du côté de la CGT de Haute-Corse qui, dès le 18 septembre, avait annoncé vouloir faire de ce 29 septembre un temps fort de sa rentrée sociale. Son secrétaire général, Charles Casabianca, avait alors appelé à une « grande mobilisation », en espérant voir descendre dans la rue aussi bien les agents des services publics que les hospitaliers, les enseignants, les pompiers, les territoriaux ou encore les salariés du secteur privé. « Ce doit être une journée noire », avait-il prévenu.
Des perturbations attendues dans tous les secteurs
Et cette mobilisation aura bien des conséquences importantes dès ce mardi matin, notamment pour de nombreux parents qui vont devoir trouver des solutions de garde pour leurs enfants, le mouvement de grève s’annonçant très suivi dans l’Éducation nationale. À Ajaccio, les écoles élémentaires des Cannes, Jérôme Santarelli à Candia, Mezzavia, Pietralba, Salines 6 et Sampiero ainsi que les écoles maternelles Andria Fazi, Cannes, Jérôme Santarelli, Mezzavia, Sampiero et Sœur Alphonse seront notamment largement concernées. À Bastia, les perturbations devraient surtout toucher la restauration scolaire. Seules quatre cantines municipales, Calloni, Defendini, Desanti et Venturi, resteront ouvertes ce mardi, tandis que celle de Gaudin sera fermée. Les garderies seront en revanche maintenues aux horaires habituels dans les écoles ouvertes.
La journée promet aussi d’être compliquée pour les usagers du train. Les Chemins de fer de la Corse fonctionneront en effet avec un programme fortement réduit, même si les navettes périurbaines Ajaccio-Mezzana et Bastia-Casamozza seront maintenues, avec des horaires adaptés. Pour traverser l'île, en revanche, les possibilités seront nettement moins nombreuses. Au départ d'Ajaccio, un seul train permettra de rejoindre Bastia, avec un départ à 11h12 et une arrivée à 14h59. Un second quittera la gare à 18h10, mais terminera sa course à Ucciani. Dans l'autre sens, un Bastia-Ajaccio circulera à 11h18 pour une arrivée à 15h12. Deux trains permettront par ailleurs de rejoindre Ajaccio depuis Ucciani, à 6h50 et 19h17. Le service sera également réduit en Balagne, où trois rotations seront proposées dans chaque sens entre Calvi et L'Île-Rousse, avec des départs de Calvi à 12h30, 14h10 et 16h30 et de L'Île-Rousse à 13h20, 15h20 et 17h30.
Par ailleurs, les lignes maritimes de Corsica Linea seront aussi perturbées, mais cette fois pour un mouvement qui n'est pas directement lié à la mobilisation de la fonction publique. La CGT des marins de Marseille a en effet déposé un préavis de grève de 48 heures reconductible, suite au projet d'affrètement du Massalia de La Méridionale sur les lignes Marseille-Propriano et Marseille-L'Île-Rousse. Le syndicat estime que cette décision ferait perdre à Corsica Linea un navire et deux équipages, soit 90 CDI auxquels s'ajoutent des CDD et demande également que la médiation engagée autour de la défense de l'emploi maritime sous pavillon français se poursuive. Cinq traversées prévues entre la Corse et Marseille ont d’ores et déjà été annulées.
Enfin, dans les services publics, l'ampleur de la mobilisation reste encore difficile à mesurer, mais plusieurs appels ont toutefois été lancés, notamment par la CGT Énergie qui a appelé les électriciens et gaziers à rejoindre les manifestations d'Ajaccio et de Bastia.
Derrière cette nouvelle journée de mobilisation, les syndicats veulent d’abord alerter sur la situation de la fonction publique. Après une coupe de 500 millions d’euros dans le budget 2026, ils redoutent en effet de nouvelles économies l’année prochaine, alors que le projet de budget 2027 doit être présenté en milieu de semaine. « Les conditions de travail se dégradent et les agents sont toujours plus nombreux à exercer leurs missions dans des services sous tension », pointe ainsi l’intersyndicale de Corse-du-Sud, qui alerte également sur les difficultés de recrutement et les nombreux départs à la retraite attendus ces prochaines années. Les syndicats réclament notamment une revalorisation du point d’indice et son indexation sur l’inflation, une refonte des grilles indiciaires, le rétablissement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat, mais aussi le maintien à 100 % de la rémunération lors d’un congé maladie ordinaire et la suppression du jour de carence.
Mais en Corse, la mobilisation prendra aussi une dimension toute particulière, car aux revendications nationales, les syndicats ont ajouté plusieurs demandes directement liées à la situation insulaire. L’intersyndicale réclame notamment la revalorisation et l’indexation sur l’inflation de l'indemnité compensatoire pour frais de transport (ICFT), son extension aux retraités de la fonction publique, mais aussi une prime de vie chère, face notamment au coût des produits de première nécessité et de l’énergie. La question du pouvoir d’achat avait d’ailleurs déjà eté largement mise en avant par le STC lors de sa rentrée sociale, la semaine dernière. « En Corse, la vie devient toujours plus chère. Le pouvoir d’achat recule et les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles », avait alors martelé le syndicat, qui avait annoncé qu’il prendrait « toute sa place dans cette mobilisation aux côtés des autres organisations syndicales ».
Même constat du côté de la CGT de Haute-Corse qui, dès le 18 septembre, avait annoncé vouloir faire de ce 29 septembre un temps fort de sa rentrée sociale. Son secrétaire général, Charles Casabianca, avait alors appelé à une « grande mobilisation », en espérant voir descendre dans la rue aussi bien les agents des services publics que les hospitaliers, les enseignants, les pompiers, les territoriaux ou encore les salariés du secteur privé. « Ce doit être une journée noire », avait-il prévenu.
Des perturbations attendues dans tous les secteurs
Et cette mobilisation aura bien des conséquences importantes dès ce mardi matin, notamment pour de nombreux parents qui vont devoir trouver des solutions de garde pour leurs enfants, le mouvement de grève s’annonçant très suivi dans l’Éducation nationale. À Ajaccio, les écoles élémentaires des Cannes, Jérôme Santarelli à Candia, Mezzavia, Pietralba, Salines 6 et Sampiero ainsi que les écoles maternelles Andria Fazi, Cannes, Jérôme Santarelli, Mezzavia, Sampiero et Sœur Alphonse seront notamment largement concernées. À Bastia, les perturbations devraient surtout toucher la restauration scolaire. Seules quatre cantines municipales, Calloni, Defendini, Desanti et Venturi, resteront ouvertes ce mardi, tandis que celle de Gaudin sera fermée. Les garderies seront en revanche maintenues aux horaires habituels dans les écoles ouvertes.
La journée promet aussi d’être compliquée pour les usagers du train. Les Chemins de fer de la Corse fonctionneront en effet avec un programme fortement réduit, même si les navettes périurbaines Ajaccio-Mezzana et Bastia-Casamozza seront maintenues, avec des horaires adaptés. Pour traverser l'île, en revanche, les possibilités seront nettement moins nombreuses. Au départ d'Ajaccio, un seul train permettra de rejoindre Bastia, avec un départ à 11h12 et une arrivée à 14h59. Un second quittera la gare à 18h10, mais terminera sa course à Ucciani. Dans l'autre sens, un Bastia-Ajaccio circulera à 11h18 pour une arrivée à 15h12. Deux trains permettront par ailleurs de rejoindre Ajaccio depuis Ucciani, à 6h50 et 19h17. Le service sera également réduit en Balagne, où trois rotations seront proposées dans chaque sens entre Calvi et L'Île-Rousse, avec des départs de Calvi à 12h30, 14h10 et 16h30 et de L'Île-Rousse à 13h20, 15h20 et 17h30.
Par ailleurs, les lignes maritimes de Corsica Linea seront aussi perturbées, mais cette fois pour un mouvement qui n'est pas directement lié à la mobilisation de la fonction publique. La CGT des marins de Marseille a en effet déposé un préavis de grève de 48 heures reconductible, suite au projet d'affrètement du Massalia de La Méridionale sur les lignes Marseille-Propriano et Marseille-L'Île-Rousse. Le syndicat estime que cette décision ferait perdre à Corsica Linea un navire et deux équipages, soit 90 CDI auxquels s'ajoutent des CDD et demande également que la médiation engagée autour de la défense de l'emploi maritime sous pavillon français se poursuive. Cinq traversées prévues entre la Corse et Marseille ont d’ores et déjà été annulées.
Enfin, dans les services publics, l'ampleur de la mobilisation reste encore difficile à mesurer, mais plusieurs appels ont toutefois été lancés, notamment par la CGT Énergie qui a appelé les électriciens et gaziers à rejoindre les manifestations d'Ajaccio et de Bastia.
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