Dans une Corse frappée de plein fouet par la hausse des prix du carburant, les gestes de solidarité prennent aujourd’hui une résonance particulière. À Ajaccio, Frédéric Masia, patron du Garage du Golfe Peugeot en ville, a choisi de venir en aide aux personnes les plus fragiles en remettant 20 chèques carburant de 50 euros au CIAS du Pays Ajaccien, opérateur social de la CAPA.
Une enveloppe de 1 000 euros entièrement financée par l’entreprise, destinée à soutenir des habitants confrontés à des difficultés de mobilité : déplacements professionnels, accès aux soins, accompagnement des enfants ou encore démarches administratives essentielles. La remise officielle s’est déroulée ce lundi après-midi en présence de Nicole Ottavy, vice-présidente de la CAPA et présidente du CIAS du Pays Ajaccien qui a salué « une initiative généreuse qui mérite d’être soulignée ».
Une île étranglée par la hausse des prix
Le contexte économique donne une portée encore plus forte à cette action. Depuis plusieurs semaines, les tensions géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient et à la guerre en Iran provoquent une flambée des prix du pétrole. En Corse, territoire déjà fortement dépendant de la voiture, certaines stations-service affichent désormais le litre de gasoil jusqu’à 2,30 euros.
Une situation particulièrement difficile dans la région la plus pauvre de France métropolitaine. Près d’un Corse sur cinq vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, alors même que le coût de la vie sur l’île ne cesse d’augmenter : carburant, alimentation, assurances ou logement pèsent toujours davantage sur les budgets des ménages.
« Faire un plein devient un vrai problème pour beaucoup », constate Frédéric Masia. « On rencontre au quotidien des retraités ou des familles qui n’arrivent plus à se déplacer normalement. Moi, ma démarche est simple : donner un petit coup de main à des gens qui sont dans la difficulté. »
« Je ne vais pas sauver la terre entière »
Pour le chef d’entreprise ajaccien, cette action s’inscrit dans une volonté plus large de solidarité locale. « Je ne vais pas sauver la terre entière, mais si demain plusieurs chefs d’entreprise font ce type d’initiatives, alors on pourra réaliser de belles choses », explique-t-il. Installé dans un quartier populaire d’Ajaccio, Frédéric Masia dit observer chaque jour l’aggravation de la précarité. « On voit que les difficultés grandissent. Certaines personnes n’arrivent même plus à remplir leur frigo. Toute l’année, on essaie d’aider à travers différentes actions, des repas organisés dans le quartier ou d’autres coups de main. »
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’entreprise s’engage aux côtés du CIAS. Il y a quelques années déjà, un véhicule avait été offert afin de permettre à des personnes en difficulté de se rendre au travail via un dispositif social porté par la collectivité.
Des bénéficiaires identifiés par les travailleurs sociaux
Les chèques carburants seront distribués directement par les équipes du CIAS du Pays Ajaccien, qui accompagnent quotidiennement des personnes en situation de précarité. « Ce sont des personnes déjà connues des travailleurs sociaux, sélectionnées en fonction de leurs besoins réels », précise Nicole Ottavy. « Cela peut concerner des déplacements pour le travail, les soins médicaux, les enfants ou simplement les besoins essentiels du quotidien". La présidente du CIAS insiste également sur l’importance de voir émerger davantage d’initiatives privées dans un contexte de raréfaction des financements publics. « L’argent public devient rare. Les initiatives portées par des acteurs économiques locaux sont donc particulièrement bienvenues. Même si certains considèrent qu’il ne s’agit que de gouttes d’eau, ce sont les gouttes d’eau qui font les grandes rivières. »
Récemment nommée à la tête du CIAS du Pays Ajaccien, Nicole Ottavy évoque « une tâche immense » face à l’augmentation constante des besoins sociaux sur le territoire ajaccien, urbain comme rural. « La solidarité sera le phare de cette mandature. Il ne faudra laisser personne sur le bord de la route », affirme-t-elle. Dans un contexte social toujours plus tendu, cette opération symbolique rappelle qu’au-delà des dispositifs institutionnels, la solidarité de proximité reste souvent l’un des derniers remparts contre l’isolement et la précarité.
Une île étranglée par la hausse des prix
Le contexte économique donne une portée encore plus forte à cette action. Depuis plusieurs semaines, les tensions géopolitiques liées au conflit au Moyen-Orient et à la guerre en Iran provoquent une flambée des prix du pétrole. En Corse, territoire déjà fortement dépendant de la voiture, certaines stations-service affichent désormais le litre de gasoil jusqu’à 2,30 euros.
Une situation particulièrement difficile dans la région la plus pauvre de France métropolitaine. Près d’un Corse sur cinq vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, alors même que le coût de la vie sur l’île ne cesse d’augmenter : carburant, alimentation, assurances ou logement pèsent toujours davantage sur les budgets des ménages.
« Faire un plein devient un vrai problème pour beaucoup », constate Frédéric Masia. « On rencontre au quotidien des retraités ou des familles qui n’arrivent plus à se déplacer normalement. Moi, ma démarche est simple : donner un petit coup de main à des gens qui sont dans la difficulté. »
« Je ne vais pas sauver la terre entière »
Pour le chef d’entreprise ajaccien, cette action s’inscrit dans une volonté plus large de solidarité locale. « Je ne vais pas sauver la terre entière, mais si demain plusieurs chefs d’entreprise font ce type d’initiatives, alors on pourra réaliser de belles choses », explique-t-il. Installé dans un quartier populaire d’Ajaccio, Frédéric Masia dit observer chaque jour l’aggravation de la précarité. « On voit que les difficultés grandissent. Certaines personnes n’arrivent même plus à remplir leur frigo. Toute l’année, on essaie d’aider à travers différentes actions, des repas organisés dans le quartier ou d’autres coups de main. »
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’entreprise s’engage aux côtés du CIAS. Il y a quelques années déjà, un véhicule avait été offert afin de permettre à des personnes en difficulté de se rendre au travail via un dispositif social porté par la collectivité.
Des bénéficiaires identifiés par les travailleurs sociaux
Les chèques carburants seront distribués directement par les équipes du CIAS du Pays Ajaccien, qui accompagnent quotidiennement des personnes en situation de précarité. « Ce sont des personnes déjà connues des travailleurs sociaux, sélectionnées en fonction de leurs besoins réels », précise Nicole Ottavy. « Cela peut concerner des déplacements pour le travail, les soins médicaux, les enfants ou simplement les besoins essentiels du quotidien". La présidente du CIAS insiste également sur l’importance de voir émerger davantage d’initiatives privées dans un contexte de raréfaction des financements publics. « L’argent public devient rare. Les initiatives portées par des acteurs économiques locaux sont donc particulièrement bienvenues. Même si certains considèrent qu’il ne s’agit que de gouttes d’eau, ce sont les gouttes d’eau qui font les grandes rivières. »
Récemment nommée à la tête du CIAS du Pays Ajaccien, Nicole Ottavy évoque « une tâche immense » face à l’augmentation constante des besoins sociaux sur le territoire ajaccien, urbain comme rural. « La solidarité sera le phare de cette mandature. Il ne faudra laisser personne sur le bord de la route », affirme-t-elle. Dans un contexte social toujours plus tendu, cette opération symbolique rappelle qu’au-delà des dispositifs institutionnels, la solidarité de proximité reste souvent l’un des derniers remparts contre l’isolement et la précarité.
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