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Le Private Equity : c’est quoi ?


PR le Lundi 19 Septembre 2022 à 15:11

Le Private Equity permet de réaliser des investissements à différents stades de développement d’une entreprise non cotée en bourse pour en tirer un bénéfice



Qu'est-ce que le Private Equity ?

(ijclp.com)
(ijclp.com)
123Ventures, 21 Partners, Abénex Capital, Opale Capital … vous ne connaissez sans doute pas le nom de ces sociétés. Appelées fonds de private equity ou fonds de capital-risque, elles font pourtant partie du top 10 des fonds d’investissements français les plus actifs. Il en existe 140 en France. Certains ont tout récemment financé des start-ups et des licornes du secteur de la tech comme Iziwork, Alma ou encore Shippeo. Des entreprises qui, grâce à cet argent frais, visent le leadership en Europe. Le secteur du private equity français a connu un essor considérable ces 20 dernières années et a contribué au développement de nombreuses entreprises dans tous les secteurs d’activité que ce soit pour financer des investissements en R&D ou des implantations à l’étranger. Avec des sommes parfois stratosphériques. Si l’investissement dans le privé était auparavant réservé aux institutionnels, il est maintenant ouvert aux investisseurs particuliers qui peuvent injecter de l’argent dans des projets qui leur tient à cœur pour soutenir l’économie, percevoir éventuellement des rendements élevés et réaliser des plus-values. Domaine encore peu connu, le private equity n’a pas fini de faire parler de lui. Afin de vous éclairer sur de potentielles pistes d’investissement, on vous aide à mieux comprendre son fonctionnement. 


Quelles sont les missions du Private Equity ?
Le Private Equity signifie littéralement “capital investissement”. Il désigne un investissement privé dans des entreprises non cotées en bourse par l’achat d’actions. Ce système permet de devenir actionnaire d’une entreprise locale dans passer par les marchés financiers. 
Le marché du Private Equity connaît une croissance remarquable depuis plus de 10 ans. Début 2020, il représentait 795 millions d’euros en Europe. 
La plupart du temps, ce sont des fonds d’investissement spécialisés qui collectent de l’argent pour réaliser des investissements de long terme sur les capitaux propres d’entreprises prometteuses. 
Leur prise de participation peut être majoritaire ou minoritaire sur des périodes allant de 3 à 7 ans parfois plus. Ils décident ensuite de céder leurs parts à d’autres investisseurs. Grâce à ces opérations, les entreprises vont pouvoir démarrer avec davantage de fonds et accélérer leur développement avec dans certains cas des introductions en Bourse.
Initialement réservé aux institutions et aux professionnels, la prise de parts non cotées est aujourd'hui ouverte à tous les particuliers au travers d’une banque, d’une place de marché en ligne ou directement auprès d’un fonds d’investissement. 


Qui sont les investisseurs du Private Equity ? 
Les fonds de Private Equity occupent la plus grande part du marché. On peut néanmoins trouver : 
  • des sociétés d’investissement : sociétés de capital-risque, holdings de participation ou grandes entreprises en phase de croissance externe
  •  des investisseurs institutionnels comme les fonds de pension ou des caisses de retraites. 
  • des compagnies d’assurance

Quels types de levées de fonds pratique le private equity ?

Une entreprise peut effectuer une levée de fonds à différents stades de son développement avec des objectifs variés. Voici les différents types de levées pratiquées par le private equity. Chaque levée de fonds correspond à une phase de développement de l’entreprise et à une stratégie spécifique.


Le capital amorçage ou pré-seed
Une levée de fonds en pré-seed a lieu dès la création d’une société. Elle a pour but de financer l’entreprise avant son démarrage effectif. Cela concerne généralement des besoins comme la recherche et le développement d’un nouveau produit ou service comme un prototype ou une phase de test. 
A ce stade l’entreprise peut avoir besoin de recruter et de payer des salaires pour démarrer mais aussi d’utiliser des outils informatiques ou de financer des bureaux.
Le capital amorçage est une spécialité des Business Angels et peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros pour valoriser le projet sans toutefois atteindre des sommes trop importantes. 
En termes de stratégie, le capital amorçage est appelé aussi capital-risque, venture capital ou encore capital innovation. Les sociétés étant de jeunes pousses, le risque d’échec est donc significatif avec une prise de risque importante pour les investisseurs. 
 

Le premier tour de table 
Le premier tour de table est aussi appelé levée de fonds en seed. Centré sur l’aspect commercial, il intervient une fois que le produit ou le service de l'entreprise est finalisé et prêt à être mis sur le marché. 
A ce stade, l’argent va servir à financer le développement commercial ce qui inclut de recruter des équipes de vente mais aussi des personnes au back office chargées d’accompagner les équipes opérationnelles. C’est ce qu’on appelle aussi le capital développement.
La levée de fonds en seed peut atteindre 1 million d’euros. 


La levée de fonds en série A ou capital développement
Une série A a pour objectif d'accélérer la croissance de l'entreprise tant en interne qu’en externe. A ce stade, le produit ou le service de l’entreprise génère du chiffre d’affaires, possède un vrai “market fit”, un modèle économique viable avec un intérêt important du marché et des perspectives de développement ambitieuses. 
Une levée de fonds en série A peut atteindre quelques millions d’euros pour financer un développement national ou international. C’est principalement à partir de là qu’interviennent les entreprises du capital-risque. 
C’est ainsi que Gatewatcher, une société spécialisée dans la cybersécurité a levé 25 millions d’euros notamment pour déployer des forces commerciales en France et à l’étranger. 


La levée de fonds en série B
Cette quatrième phase de levées de fonds s’inscrit dans la continuité de la série A avec un tour de financement en général plus élevé. Nourrie par davantage de données d’analyse et un historique existant, la levée de fonds en série B s’attache à passer à une dimension supérieure en augmentant la productivité et en allant chercher des marchés internationaux. 
Si une start-up peut espérer récolter en série B de 10 à 20 millions d’euros, il existe des exceptions. La start-up Sorare s’est démarquée récemment avec une levée de fonds en série B historique de 580 millions récoltés auprès de plusieurs fonds d’investissements. 


La levée de fonds en série C 
La levée en série C est plus rare car elle concerne des entreprises qui sont en bonne santé et prêtes à racheter des concurrents. C’est là qu’une start-up peut devenir une licorne et éventuellement augmenter sa valorisation pour entrer en bourse. 
Elle concerne de gros montants d’investissements allant de 10 à 100 millions d’euros.
D’autres séries peuvent suivre en séries D, E, F… C’est le cas de Contentsquare avec 408 millions levés en série E et ManoMano avec 300 millions en série F.
Au final, plus les séries seront avancées, plus le ticket d’entrée sera important pour un investisseur. 













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