Du 16 au 31 octobre, cinq jeunes de Copain du Monde, ainsi que quatre accompagnateurs, partiront à Sipo, au Sénégal (©Serge Kerichard)
« J’espère qu’on ira au bout de notre mission et que tout se passera bien. » À 10 ans et demi, Khadyja se prépare à vivre son premier voyage solidaire. Membre de Copain du Monde depuis l’âge de 4 ans, elle connaît déjà les collectes et les actions organisées tout au long de l’année. Mais cette fois, elle ira directement à la rencontre de ceux qu’elle souhaite aider.
À ses côtés, Gaspard, 16 ans, s’apprête lui aussi à découvrir le Sénégal pour la première fois. « On va dormir dans des cases. C’est vraiment plus proche des habitants », raconte-t-il. Pendant deux semaines, les deux jeunes Corses, ainsi que trois camarades, partageront le quotidien des habitants de Sipo, un village situé dans le delta du Sine Saloum.
Agir sur place, au plus près des habitants
Ce voyage s’inscrit dans un partenariat engagé depuis plusieurs années avec l’association locale Jaipo Defar Sipo, qui œuvre au développement du village. Les enfants participeront notamment à des actions autour de protection de l’environnement et de la biodiversité, en s’occupant de tortues, et à des projets destinés à améliorer l’irrigation des terres agricoles. « Les habitants nous ont demandé de les aider à réfléchir à la gestion des déchets sur l’île de Sipo », explique Serge Kerichard, référent jeunesse du Secours populaire en Corse. Une manière de construire des réponses avec les habitants plutôt que d’imposer des solutions venues d’ailleurs.
La mission aura également un volet sanitaire. Deux médecins accompagneront le groupe pour permettre l’ouverture temporaire du centre de santé du village, resté fermé depuis sa construction. Ils réaliseront des actions de dépistage et de prévention, notamment à la demande des femmes du village.
Pour financer ces projets, les jeunes se mobilisent aussi toute l’année en Corse. « L’an dernier, près de 4 800 euros ont été envoyés au Sénégal grâce à leurs collectes », précise Serge Kerichard. La solidarité se prépare donc bien avant le départ, avant de prendre une dimension très concrète une fois sur place. « On va aider le village », résume Khadyja.
Une rencontre qui doit laisser des traces
Pour le référent jeunesse, l’enjeu dépasse les actions menées pendant le séjour. Il s’agit aussi de permettre aux enfants de découvrir d’autres réalités et de dépasser les idées reçues. « Permettre à ces jeunes d’aller à la rencontre des autres, c’est essentiel », estime-t-il, alors que « la peur de l’autre est quand même devenue importante ».
Sandrine, la mère de Gaspard, fera elle aussi partie du voyage. Salariée de l’EREA, elle souhaite prolonger cette expérience auprès des élèves à son retour. Avec une enseignante d’histoire-géographie, elle prépare une présentation à partir de photos et de vidéos du séjour. « L’idée, c’est que les enfants qui seront partis là-bas puissent montrer l’exemple et ouvrir d’autres voies à d’autres adolescents », explique-t-elle.
Les jeunes tiendront également un carnet de voyage et participeront à des échanges radiophoniques entre la Corse et le Sénégal. De quoi raconter ce qu’ils auront découvert, mais aussi transmettre ce qu’ils auront appris.
Le départ est prévu le 16 octobre, pour un retour le 31. Un deuxième groupe pourrait prendre le relais en avril prochain, si les financements le permettent. Pour Khadyja et Gaspard, cette première aventure sera déjà l’occasion de donner un autre sens à leur engagement.
À ses côtés, Gaspard, 16 ans, s’apprête lui aussi à découvrir le Sénégal pour la première fois. « On va dormir dans des cases. C’est vraiment plus proche des habitants », raconte-t-il. Pendant deux semaines, les deux jeunes Corses, ainsi que trois camarades, partageront le quotidien des habitants de Sipo, un village situé dans le delta du Sine Saloum.
Agir sur place, au plus près des habitants
Ce voyage s’inscrit dans un partenariat engagé depuis plusieurs années avec l’association locale Jaipo Defar Sipo, qui œuvre au développement du village. Les enfants participeront notamment à des actions autour de protection de l’environnement et de la biodiversité, en s’occupant de tortues, et à des projets destinés à améliorer l’irrigation des terres agricoles. « Les habitants nous ont demandé de les aider à réfléchir à la gestion des déchets sur l’île de Sipo », explique Serge Kerichard, référent jeunesse du Secours populaire en Corse. Une manière de construire des réponses avec les habitants plutôt que d’imposer des solutions venues d’ailleurs.
La mission aura également un volet sanitaire. Deux médecins accompagneront le groupe pour permettre l’ouverture temporaire du centre de santé du village, resté fermé depuis sa construction. Ils réaliseront des actions de dépistage et de prévention, notamment à la demande des femmes du village.
Pour financer ces projets, les jeunes se mobilisent aussi toute l’année en Corse. « L’an dernier, près de 4 800 euros ont été envoyés au Sénégal grâce à leurs collectes », précise Serge Kerichard. La solidarité se prépare donc bien avant le départ, avant de prendre une dimension très concrète une fois sur place. « On va aider le village », résume Khadyja.
Une rencontre qui doit laisser des traces
Pour le référent jeunesse, l’enjeu dépasse les actions menées pendant le séjour. Il s’agit aussi de permettre aux enfants de découvrir d’autres réalités et de dépasser les idées reçues. « Permettre à ces jeunes d’aller à la rencontre des autres, c’est essentiel », estime-t-il, alors que « la peur de l’autre est quand même devenue importante ».
Sandrine, la mère de Gaspard, fera elle aussi partie du voyage. Salariée de l’EREA, elle souhaite prolonger cette expérience auprès des élèves à son retour. Avec une enseignante d’histoire-géographie, elle prépare une présentation à partir de photos et de vidéos du séjour. « L’idée, c’est que les enfants qui seront partis là-bas puissent montrer l’exemple et ouvrir d’autres voies à d’autres adolescents », explique-t-elle.
Les jeunes tiendront également un carnet de voyage et participeront à des échanges radiophoniques entre la Corse et le Sénégal. De quoi raconter ce qu’ils auront découvert, mais aussi transmettre ce qu’ils auront appris.
Le départ est prévu le 16 octobre, pour un retour le 31. Un deuxième groupe pourrait prendre le relais en avril prochain, si les financements le permettent. Pour Khadyja et Gaspard, cette première aventure sera déjà l’occasion de donner un autre sens à leur engagement.










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