Pendant près de deux heures et demie, les professionnels ont exposé leur situation aux représentants de l’État et des collectivités
Pendant près de 2H30, ce mardi soir, des exploitants de stations-service Vito ont exposé leur situation aux représentants de l’État et des collectivités. Autour de la table, en présentiel ou en visioconférence : le préfet de Corse Éric Jalon, la préfète de Haute-Corse Véronique Déprez-Boudier, Gilles Simeoni, président de l’Etablissement Public de Commerce et d'Industrie (EPCI) de Corse, Vincent Perfettini, directeur général de Vito Corse, un représentant de la direction régionale des finances publiques, ainsi que le député de la 2e circonscription de Corse-du-Sud, Paul-André Colombani, actuellement chargé par le gouvernement d’une mission sur les prix des carburants en Corse.
À la sortie, les pompistes disent avoir été entendus, mais repartent sans réponse. « À court terme, il n’y a aucune solution », tranche Serge Antoniotti, pompiste à Ponte-Leccia. Là, on ne se sent pas au pied du mur, on est déjà tombés. » Le professionnel assure avoir perdu 70 000 euros pendant l’été, malgré douze heures de travail quotidien. « On a perdu en fréquentation, en marge. On est à l’agonie. »
Des aides, mais pas de réponse sur les prix
De son côté, la préfecture de Corse reconnaît les difficultés rencontrées par les exploitants Vito, qui expliquent ne plus pouvoir poursuivre leurs efforts compte tenu du prix auquel ils achètent leur carburant au groupe Rubis. Pour répondre à l’urgence, une cellule de suivi doit être mise en place dès mercredi afin d’examiner les situations individuelles et de mobiliser les dispositifs permettant de soutenir la trésorerie des entreprises.
Des mesures d’accompagnement qui ne suffisent toutefois pas à rassurer les professionnels. « On n’a pas rien obtenu », nuance Matthieu Martinetti. Ce pompiste ajaccien évoque notamment les possibilités d’étalement de la TVA ou des cotisations Urssaf, ainsi que le soutien attendu de la préfecture et de la Chambre de commerce. Mais, prévient-il, « si on n’a pas de marge, ils peuvent étaler ce qu’ils veulent, ça n’ira pas plus loin ».
Pour Anthony Torre, ces réponses arrivent surtout trop tard : « Cette mesure aurait dû être prise au mois de mars et non en septembre. Aujourd’hui, on est plus dans une situation d’hyper-urgence. Ce n’est plus adapté à notre demande et à nos besoins. »
À la sortie, les pompistes disent avoir été entendus, mais repartent sans réponse. « À court terme, il n’y a aucune solution », tranche Serge Antoniotti, pompiste à Ponte-Leccia. Là, on ne se sent pas au pied du mur, on est déjà tombés. » Le professionnel assure avoir perdu 70 000 euros pendant l’été, malgré douze heures de travail quotidien. « On a perdu en fréquentation, en marge. On est à l’agonie. »
Des aides, mais pas de réponse sur les prix
De son côté, la préfecture de Corse reconnaît les difficultés rencontrées par les exploitants Vito, qui expliquent ne plus pouvoir poursuivre leurs efforts compte tenu du prix auquel ils achètent leur carburant au groupe Rubis. Pour répondre à l’urgence, une cellule de suivi doit être mise en place dès mercredi afin d’examiner les situations individuelles et de mobiliser les dispositifs permettant de soutenir la trésorerie des entreprises.
Des mesures d’accompagnement qui ne suffisent toutefois pas à rassurer les professionnels. « On n’a pas rien obtenu », nuance Matthieu Martinetti. Ce pompiste ajaccien évoque notamment les possibilités d’étalement de la TVA ou des cotisations Urssaf, ainsi que le soutien attendu de la préfecture et de la Chambre de commerce. Mais, prévient-il, « si on n’a pas de marge, ils peuvent étaler ce qu’ils veulent, ça n’ira pas plus loin ».
Pour Anthony Torre, ces réponses arrivent surtout trop tard : « Cette mesure aurait dû être prise au mois de mars et non en septembre. Aujourd’hui, on est plus dans une situation d’hyper-urgence. Ce n’est plus adapté à notre demande et à nos besoins. »
« Passé quinze jours, plusieurs baisseront le rideau »
Derrière les discussions financières, c’est désormais la survie de certaines stations qui se joue. Entre les réseaux Vito et Eni, Matthieu Martinetti estime qu’environ 80 stations et près de 400 salariés pourraient être directement concernés en Corse. Dans les territoires ruraux, la disparition de certaines stations pourrait aussi laisser des secteurs sans point de ravitaillement : « Si Vito dans le rural est la seule station qui dessert la région, il n’y en aura plus », alerte-t-il.
Les fermetures apparaissent désormais comme une perspective concrète pour certains professionnels. « On va se mettre en liquidation, parce que pour les collaborateurs, il n’y a plus d’autre issue », estime Serge Antoniotti. « Nous, demain, on paye le carburant 2,50 euros, on ne peut pas le vendre à 2 euros. Ça n’existe pas. »
Une autre piste est discutée avec l’EPCI : la création d’un fonds de solidarité pour soutenir les professionnels face à cette distorsion de concurrence. Rien n’est toutefois arrêté à ce stade.
Anthony Torre assure que les professionnels ont désormais fixé leur propre échéance : « Nous avons donné une deadline au niveau du temps qu’il nous reste à survivre à cette situation. Passé quinze jours, plusieurs d’entre nous baisseront le rideau de leurs commerces. »
Un triste constat, partagé par Serge Antoniotti : « Personnellement, je vais attendre la fin du mois puis je pense qu’à la fin du mois j’arrête. La fin du mois est dans quinze jours. »
Derrière les discussions financières, c’est désormais la survie de certaines stations qui se joue. Entre les réseaux Vito et Eni, Matthieu Martinetti estime qu’environ 80 stations et près de 400 salariés pourraient être directement concernés en Corse. Dans les territoires ruraux, la disparition de certaines stations pourrait aussi laisser des secteurs sans point de ravitaillement : « Si Vito dans le rural est la seule station qui dessert la région, il n’y en aura plus », alerte-t-il.
Les fermetures apparaissent désormais comme une perspective concrète pour certains professionnels. « On va se mettre en liquidation, parce que pour les collaborateurs, il n’y a plus d’autre issue », estime Serge Antoniotti. « Nous, demain, on paye le carburant 2,50 euros, on ne peut pas le vendre à 2 euros. Ça n’existe pas. »
Une autre piste est discutée avec l’EPCI : la création d’un fonds de solidarité pour soutenir les professionnels face à cette distorsion de concurrence. Rien n’est toutefois arrêté à ce stade.
Anthony Torre assure que les professionnels ont désormais fixé leur propre échéance : « Nous avons donné une deadline au niveau du temps qu’il nous reste à survivre à cette situation. Passé quinze jours, plusieurs d’entre nous baisseront le rideau de leurs commerces. »
Un triste constat, partagé par Serge Antoniotti : « Personnellement, je vais attendre la fin du mois puis je pense qu’à la fin du mois j’arrête. La fin du mois est dans quinze jours. »
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