Le ton se durcit du côté des riverains de la route de la Gare. Dans un communiqué daté du 10 septembre, le collectif qui les représente résume son inquiétude par une question : « Faut-il attendre un drame pour être pris au sérieux ? » Il affirme avoir alerté depuis plusieurs mois les services concernés sur la nécessité d’intervenir sur cet axe, sans résultat jusqu'à présent.
Constitué le 22 février 2026, le Collectif citoyen des usagers de la route de la Gare entendait attirer l’attention des autorités sur la sécurité de cette voie de Borgo. Plus de six mois après, ses membres assurent que leurs différentes demandes de réunion et d’information adressées à la Collectivité de Corse et à la mairie de Borgo sont restées sans réponse.
« Des voies très étroites, fortement dégradées »
Au cœur des préoccupations, le collectif décrit la cohabitation quotidienne de nombreux usagers sur une infrastructure qu’il considère comme inadaptée. Il évoque la circulation de « piétons, d’enfants, de cyclistes, d’automobilistes, de bus scolaires, de poids lourds et de semi-remorques » sur « des voies très étroites, fortement dégradées et dépourvues de trottoirs ». À certains endroits, ajoute-t-il, deux véhicules ne pourraient pas se croiser dans des conditions de sécurité satisfaisantes.
Les habitants recensent plusieurs difficultés : chaussée dégradée et déformée par les racines, étroitesse de la voie, absence de marquage au sol et de trottoirs sécurisés..
À cette liste s’ajoutent l’absence d’éclairage public, des embranchements considérés comme non sécurisés et la stagnation des eaux de pluie après les épisodes orageux. « Cette situation ne peut plus être laissée sans réponse ni perspective », écrit le collectif.
Un repérage amiante évoqué en juin
Les riverains s’interrogent également sur les éventuelles études déjà réalisées en prévision de travaux. Ils indiquent qu’il leur a été rapporté qu’un repérage amiante aurait été effectué en juin 2026 sur la route de la Gare, notamment dans la perspective d’une intervention sur les racines qui déforment la chaussée.
Mais ils assurent n’avoir reçu depuis « aucune information officielle » concernant cette étude et ses résultats. Ils disent également ne rien savoir d’une éventuelle programmation des travaux ou des mesures envisagées pour sécuriser la circulation.
Le collectif reconnaît que la réalisation d’un chantier peut nécessiter des études, des autorisations, une coordination entre différents intervenants et des délais administratifs. Il fixe cependant une limite : « ces contraintes ne sauraient justifier l’absence de concertation et d’information des habitants directement concernés ».
« Des réponses concrètes et un calendrier précis »
C’est désormais ce que réclament les riverains. Leur démarche, expliquent-ils, vise à obtenir « des réponses concrètes et un calendrier précis » pour une situation qui, selon eux, expose quotidiennement des centaines de personnes à des risques.
Le collectif demande donc aux autorités compétentes de répondre aux sollicitations des habitants, de préciser les mesures envisagées et de communiquer leur calendrier de mise en œuvre. Il prévient enfin qu’il « reste mobilisé » et se réserve le droit de poursuivre ses démarches et ses actions pour faire avancer le dossier.
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