Ils avaient déjà alerté à plusieurs reprises, écrit des courriers, voté des motions en conseil d’administration et même fait grève l’année dernière. Sans parvenir à obtenir de réponses suffisantes. Une nouvelle fois, ils ont décidé de durcir le ton. Ce lundi, une partie des enseignants et l’ensemble de la vie scolaire du collège du Fium’Orbu ont entamé un mouvement de grève et ont cessé le travail afin de protester contre les conditions d’accueil des élèves. Dans la matinée, des parents d’élèves et plusieurs élus les ont rejoints devant l’établissement pour soutenir leur mobilisation.
« Cela fait des années qu’on se sert des conseils d’administration, qu’on fait des interventions, des motions. On écrit, on nous reçoit, et puis il n’y a jamais rien qui se passe », regrette Esteban Saldana, professeur de corse et représentant des enseignants au conseil d’administration. « L’année dernière, on avait déjà fait grève. On nous avait dit que les choses ne seraient plus jamais pareilles. On a laissé le temps aux politiques et à l’administration de nous montrer ce qu’ils étaient prêts à faire, mais rien n’a changé », souffle-t-il. Avec plus de 800 élèves, le collège du Fium’Orbu est pourtant l’un des plus importants de Corse. Des effectifs qui, selon les personnels, ne se retrouvent pas dans les moyens attribués à la vie scolaire. « En termes de moyens humains, on est doté comme des collèges qui ont 500 enfants », grince Esteban Saldana.
Au quotidien, le manque de surveillants obligerait ainsi l’établissement à restreindre certains déplacements des élèves. « À la récréation, on est obligé de ne garder que les toilettes extérieures. On n’a pas assez de surveillants pour leur permettre d’aller aux toilettes dans les étages », explique-t-il par exemple. Une difficulté renforcée, selon lui, par la configuration même du collège et ses nombreux espaces à surveiller. Les personnels demandent aujourd’hui au rectorat un CPE et deux assistants d’éducation supplémentaires, ainsi qu’un poste de secrétaire.
Des heures d’accompagnement qui ne peuvent pas être assurées
Le manque de moyens touche aussi, selon les grévistes, les élèves en situation de handicap. Plusieurs bénéficient d’un nombre d’heures d’accompagnement fixé par la Maison départementale des personnes handicapées, mais ne pourraient aujourd’hui pas en profiter en intégralité. « On a des enfants qui ont 15 heures prescrites par la MDPH et les AESH sont obligées de calculer quatre ou cinq heures par enfant pour essayer d’en suivre un maximum », déplore Esteban Saldana en regrettantt que les accompagnantes doivent choisir les cours pendant lesquels elles seront présentes auprès de chaque enfant.
Les grévistes demandent donc que les trois AESH qui le souhaitent puissent passer à 24 heures hebdomadaires. Une augmentation qui permettrait de dégager au total douze heures supplémentaires pour accompagner les élèves. « On demande assez peu finalement », souffle Esteban Saldana. Mais après plusieurs années à interpeller l’administration, les personnels disent aujourd’hui ne plus comprendre pourquoi ces moyens ne leur sont pas accordés. « On a l’impression, dans certaines réponses qui nous sont apportées, que tout va bien et qu’on exagère, ce qui n’est absolument pas le cas ».
Près de 38 °C dans certaines salles
À ces difficultés s’ajoute depuis plusieurs années la chaleur infernale qui règne dès les beaux jours dans les locaux. Avec sa grande verrière et des ouvertures parfois limitées, le bâtiment peut en effet devenir particulièrement difficile à supporter lorsque les températures grimpent. Selon les personnels, près de 38 °C ont déjà été relevés dans certaines salles. Pour tenter d’améliorer la situation, des travaux prévus par la Collectivité de Corse doivent notamment permettre de créer davantage d’ombre dans la cour. Mais les personnels ne veulent désormais plus de ce qu’ils considèrent comme des solutions intermédiaires et réclament la climatisation des salles de cours, du CDI et du réfectoire. « On voit bien qu’on ne veut pas mettre les moyens financiers pour la climatisation. Sauf qu’à un moment donné, la priorité, ce sont les enfants », estime le professeur en avertissant : « Un jour, un enfant va finir par faire une déshydratation sévère. Nous en avons marre ».
« Cela fait des années qu’on se sert des conseils d’administration, qu’on fait des interventions, des motions. On écrit, on nous reçoit, et puis il n’y a jamais rien qui se passe », regrette Esteban Saldana, professeur de corse et représentant des enseignants au conseil d’administration. « L’année dernière, on avait déjà fait grève. On nous avait dit que les choses ne seraient plus jamais pareilles. On a laissé le temps aux politiques et à l’administration de nous montrer ce qu’ils étaient prêts à faire, mais rien n’a changé », souffle-t-il. Avec plus de 800 élèves, le collège du Fium’Orbu est pourtant l’un des plus importants de Corse. Des effectifs qui, selon les personnels, ne se retrouvent pas dans les moyens attribués à la vie scolaire. « En termes de moyens humains, on est doté comme des collèges qui ont 500 enfants », grince Esteban Saldana.
Au quotidien, le manque de surveillants obligerait ainsi l’établissement à restreindre certains déplacements des élèves. « À la récréation, on est obligé de ne garder que les toilettes extérieures. On n’a pas assez de surveillants pour leur permettre d’aller aux toilettes dans les étages », explique-t-il par exemple. Une difficulté renforcée, selon lui, par la configuration même du collège et ses nombreux espaces à surveiller. Les personnels demandent aujourd’hui au rectorat un CPE et deux assistants d’éducation supplémentaires, ainsi qu’un poste de secrétaire.
Des heures d’accompagnement qui ne peuvent pas être assurées
Le manque de moyens touche aussi, selon les grévistes, les élèves en situation de handicap. Plusieurs bénéficient d’un nombre d’heures d’accompagnement fixé par la Maison départementale des personnes handicapées, mais ne pourraient aujourd’hui pas en profiter en intégralité. « On a des enfants qui ont 15 heures prescrites par la MDPH et les AESH sont obligées de calculer quatre ou cinq heures par enfant pour essayer d’en suivre un maximum », déplore Esteban Saldana en regrettantt que les accompagnantes doivent choisir les cours pendant lesquels elles seront présentes auprès de chaque enfant.
Les grévistes demandent donc que les trois AESH qui le souhaitent puissent passer à 24 heures hebdomadaires. Une augmentation qui permettrait de dégager au total douze heures supplémentaires pour accompagner les élèves. « On demande assez peu finalement », souffle Esteban Saldana. Mais après plusieurs années à interpeller l’administration, les personnels disent aujourd’hui ne plus comprendre pourquoi ces moyens ne leur sont pas accordés. « On a l’impression, dans certaines réponses qui nous sont apportées, que tout va bien et qu’on exagère, ce qui n’est absolument pas le cas ».
Près de 38 °C dans certaines salles
À ces difficultés s’ajoute depuis plusieurs années la chaleur infernale qui règne dès les beaux jours dans les locaux. Avec sa grande verrière et des ouvertures parfois limitées, le bâtiment peut en effet devenir particulièrement difficile à supporter lorsque les températures grimpent. Selon les personnels, près de 38 °C ont déjà été relevés dans certaines salles. Pour tenter d’améliorer la situation, des travaux prévus par la Collectivité de Corse doivent notamment permettre de créer davantage d’ombre dans la cour. Mais les personnels ne veulent désormais plus de ce qu’ils considèrent comme des solutions intermédiaires et réclament la climatisation des salles de cours, du CDI et du réfectoire. « On voit bien qu’on ne veut pas mettre les moyens financiers pour la climatisation. Sauf qu’à un moment donné, la priorité, ce sont les enfants », estime le professeur en avertissant : « Un jour, un enfant va finir par faire une déshydratation sévère. Nous en avons marre ».
Une revendication également portée par André Rocchi. Le maire de Prunelli-di-Fium’Orbu rappelle que la commune a climatisé dès 2019 les salles de ses écoles maternelles et élémentaires et demande désormais que la même chose soit faite pour les quelque 1 200 collégiens et lycéens de la cité scolaire. « Ce n’est plus de l’inconfort. C’est une atteinte à leur santé, à leur sécurité et à leur droit d’apprendre dignement », estime-t-il dans un texte publié sur ses réseaux sociaux en parallèle du mouvement de grève. Dans ce droit fil, le maire de la commune demande à la Collectivité de Corse un audit thermique, une climatisation progressive des salles ainsi qu’un calendrier précis des travaux et de leur financement.
Pour lui, la réflexion doit aussi aller plus loin. Face aux effectifs accueillis, André Rocchi estime que la cité scolaire doit être agrandie et que ses salles et réfectoires doivent être adaptés. Il demande également la création de nouvelles filières techniques et professionnelles pour permettre aux jeunes du territoire qui le souhaitent de s’orienter dans cette voie après la troisième. « La Plaine orientale n’est pas un territoire de seconde zone. Ses enfants ne sont pas des élèves de seconde zone », insiste-t-il.
Une délégation attendue au rectorat
Après cette journée de mobilisation, une réunion doit se tenir ce lundi soir au sein de l’établissement afin de faire le point sur les différentes problématiques et la suite du mouvement. Dès mardi, une délégation devrait par ailleurs se rendre à Ajaccio afin d’être reçue au rectorat. Jeudi à 15h30, ce sont cette fois des représentants de la Collectivité de Corse qui doivent venir à la cité scolaire pour rencontrer les personnels. Deux rendez-vous dont ces derniers espèrent désormais voir ressortir des réponses concrètes, après plusieurs années d’alertes restées, selon eux, sans véritable effet. « On est déterminés à se faire entendre », prévient Esteban Saldana.
Pour lui, la réflexion doit aussi aller plus loin. Face aux effectifs accueillis, André Rocchi estime que la cité scolaire doit être agrandie et que ses salles et réfectoires doivent être adaptés. Il demande également la création de nouvelles filières techniques et professionnelles pour permettre aux jeunes du territoire qui le souhaitent de s’orienter dans cette voie après la troisième. « La Plaine orientale n’est pas un territoire de seconde zone. Ses enfants ne sont pas des élèves de seconde zone », insiste-t-il.
Une délégation attendue au rectorat
Après cette journée de mobilisation, une réunion doit se tenir ce lundi soir au sein de l’établissement afin de faire le point sur les différentes problématiques et la suite du mouvement. Dès mardi, une délégation devrait par ailleurs se rendre à Ajaccio afin d’être reçue au rectorat. Jeudi à 15h30, ce sont cette fois des représentants de la Collectivité de Corse qui doivent venir à la cité scolaire pour rencontrer les personnels. Deux rendez-vous dont ces derniers espèrent désormais voir ressortir des réponses concrètes, après plusieurs années d’alertes restées, selon eux, sans véritable effet. « On est déterminés à se faire entendre », prévient Esteban Saldana.
-
Loto du patrimoine : 500 000 euros pour restaurer le couvent San Francescu d’Orezza
-
Carburants : les stations-service ont rouvert, mais la colère des pompistes corses reste entière
-
Défi "Le grand Rose" : Etienne Meloni retardé par la météo, nouvel tentative mardi
-
Rugby régional - Débuts victorieux pour le RCA et Bastia XV
-
Football - Coupe de France : le Sud seul au rendez-vous du 4e tour











Envoyer à un ami
Version imprimable






