Le port de Porto-Vecchio est en chantier depuis 2022. PHOTO ARCHIVES
C’est d’abord Jean-Christophe Angelini qui a évoqué l’état d’avancement du projet. Le maire de Portivechju a annoncé son intention de profiter prochainement des salons nautiques de Cannes, Monaco et Düsseldorf pour promouvoir le futur port auprès des professionnels et des plaisanciers. « L’an prochain à la même période, le plan d’eau sera livré », a-t-il assuré, en rappelant que 200 anneaux supplémentaires avaient été commercialisés depuis le 1er juillet. La municipalité entend désormais accélérer la commercialisation des garanties d’usage (soit un anneau garanti pour vingt ans), avec une brochure dédiée et la présence d’agents municipaux sur plusieurs salons.
Le premier magistrat de la cité du Sel a également rappelé le calendrier prévisionnel : une livraison de l’infrastructure entre fin 2027 et fin 2028, avec certains ajustements susceptibles de se poursuivre en 2029. L’objectif est surtout de commencer rapidement à générer des recettes grâce au plan d’eau, aux locaux commerciaux et au stationnement, afin d’accompagner le financement des travaux.
40 % des garanties d’usage commercialisées
Michel Chiocca, élu d’opposition, a demandé des précisions : « Il était prévu au budget primitif du port entre 29 et 35 millions d’euros de garanties d’usage récoltées. À mi-projet, où on en est ? » « On va essayer de se rapprocher des 35 millions, pour être clair », a voulu rassurer le maire. À ce stade, il a annoncé que « près de 40 % » de la tranche réservée aux garanties d’usage sont commercialisés. La municipalité visait l’objectif de 50 % à la sortie de cette saison et espère toujours l’atteindre, étant donné « qu’une dizaine ou une quinzaine de contrats sont actuellement dans les tuyaux ». Pour rappel, le plan de financement global du projet s'élève à 145 millions d'euros.
Les arrhes, premier levier de trésorerie
Le système prévoit le versement de 10 % du montant de la garantie d’usage au moment de la signature, le solde pouvant être acquitté selon différentes modalités. Certaines places ont toutefois déjà été réglées intégralement, a précisé Jacky Agostini, adjoint aux finances : « Aujourd’hui, on va encore vendre des places avec des arrhes à 10 % mais on va de suite encaisser 100 % sur de futures ventes. Ce qui permettra de soigner la trésorerie et d’avancer les travaux dans le rythme qu’on souhaite. »
Concernant le plan de financement global, outre les garanties d’usage et d’emprunt, pourraient s’ajouter 10 millions d’euros au titre du PTIC, l’État en ayant déjà versé vingt. « La décision de l’État est attendue pour cette rentrée », a annoncé Jean-Christophe Angelini, qui espère encore obtenir des fonds européens et d’autres recettes (via l’ADEME notamment). Il appelle également toujours de ses voeux un geste de la Collectivité de Corse, opposée au projet : « Sait-on jamais... »
Le mouillage, autre enjeu pour le futur port
Au-delà du financement, Jean-Michel Sauli a soulevé une autre difficulté susceptible de peser sur l’activité future : celle du mouillage. Selon l’élu d’opposition et professionnel du nautisme, la destination porto-vecchiaise reste attractive pour les plaisanciers, mais l’absence de réseau de mouillage à proximité pourrait limiter à terme la fréquentation du port.
La réglementation s’est en effet durcie ces dernières années pour les navires de 24 mètres de long, ou plus. À Porto-Vecchio, leur mouillage est interdit dans de nombreuses zones, afin de protéger la faune marine et les herbiers de posidonie. Jean-Michel Sauli estime qu’un réseau de mouillage organisé à proximité serait donc nécessaire. Il dit avoir rencontré Catherine Chabaud, la ministre de la Mer, par l’entremise de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président de l’Association des élus du Littoral. La ministre lui aurait confirmé qu’il n’était pas question de revenir sur cette « ligne rouge », mais qu’un maillage associant Collectivité de Corse, chambre de commerce et communes pouvait être envisagé en vue de la création d’un réseau de mouillage. Il ne leur reste plus qu’à se mouiller !
Le premier magistrat de la cité du Sel a également rappelé le calendrier prévisionnel : une livraison de l’infrastructure entre fin 2027 et fin 2028, avec certains ajustements susceptibles de se poursuivre en 2029. L’objectif est surtout de commencer rapidement à générer des recettes grâce au plan d’eau, aux locaux commerciaux et au stationnement, afin d’accompagner le financement des travaux.
40 % des garanties d’usage commercialisées
Michel Chiocca, élu d’opposition, a demandé des précisions : « Il était prévu au budget primitif du port entre 29 et 35 millions d’euros de garanties d’usage récoltées. À mi-projet, où on en est ? » « On va essayer de se rapprocher des 35 millions, pour être clair », a voulu rassurer le maire. À ce stade, il a annoncé que « près de 40 % » de la tranche réservée aux garanties d’usage sont commercialisés. La municipalité visait l’objectif de 50 % à la sortie de cette saison et espère toujours l’atteindre, étant donné « qu’une dizaine ou une quinzaine de contrats sont actuellement dans les tuyaux ». Pour rappel, le plan de financement global du projet s'élève à 145 millions d'euros.
Les arrhes, premier levier de trésorerie
Le système prévoit le versement de 10 % du montant de la garantie d’usage au moment de la signature, le solde pouvant être acquitté selon différentes modalités. Certaines places ont toutefois déjà été réglées intégralement, a précisé Jacky Agostini, adjoint aux finances : « Aujourd’hui, on va encore vendre des places avec des arrhes à 10 % mais on va de suite encaisser 100 % sur de futures ventes. Ce qui permettra de soigner la trésorerie et d’avancer les travaux dans le rythme qu’on souhaite. »
Concernant le plan de financement global, outre les garanties d’usage et d’emprunt, pourraient s’ajouter 10 millions d’euros au titre du PTIC, l’État en ayant déjà versé vingt. « La décision de l’État est attendue pour cette rentrée », a annoncé Jean-Christophe Angelini, qui espère encore obtenir des fonds européens et d’autres recettes (via l’ADEME notamment). Il appelle également toujours de ses voeux un geste de la Collectivité de Corse, opposée au projet : « Sait-on jamais... »
Le mouillage, autre enjeu pour le futur port
Au-delà du financement, Jean-Michel Sauli a soulevé une autre difficulté susceptible de peser sur l’activité future : celle du mouillage. Selon l’élu d’opposition et professionnel du nautisme, la destination porto-vecchiaise reste attractive pour les plaisanciers, mais l’absence de réseau de mouillage à proximité pourrait limiter à terme la fréquentation du port.
La réglementation s’est en effet durcie ces dernières années pour les navires de 24 mètres de long, ou plus. À Porto-Vecchio, leur mouillage est interdit dans de nombreuses zones, afin de protéger la faune marine et les herbiers de posidonie. Jean-Michel Sauli estime qu’un réseau de mouillage organisé à proximité serait donc nécessaire. Il dit avoir rencontré Catherine Chabaud, la ministre de la Mer, par l’entremise de Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président de l’Association des élus du Littoral. La ministre lui aurait confirmé qu’il n’était pas question de revenir sur cette « ligne rouge », mais qu’un maillage associant Collectivité de Corse, chambre de commerce et communes pouvait être envisagé en vue de la création d’un réseau de mouillage. Il ne leur reste plus qu’à se mouiller !
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