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Vincent Carlotti : « Dans la première Assemblée de Corse, il y avait tout à faire, c’était rock’n’roll et passionnant »


Nicole Mari le Dimanche 21 Août 2022 à 19:15

Le 20 août 1982, la première Assemblée de Corse est installée au Palais Lantivy, suite aux premières élections régionales qui ont eu lieu le 8 août. Elle découle du premier statut particulier de la Corse qui a été promulgué, le 2 mars, par une loi portée par le gouvernement de gauche. A l’occasion de ce 40ème anniversaire, Corse Net Infos a demandé au socialiste Vincent Carlotti, qui a participé aux discussions sur le statut et a fait partie de la première assemblée présidée par Prosper Alfonsi dont il a été le premier vice-président chargé des Finances, de livrer ses souvenirs les plus marquants. Il revient sur cette période politique intense et estime que la Corse a, sous la mandature Mitterrand, raté le coche de l’autonomie.



L'hémicycle actuel de l'Assemblée de Corse dans le bâtiment de la Collectivité de Corse, l'ancien Grand Hôtel, cours Grandval à Aiacciu. Photo CNI.
L'hémicycle actuel de l'Assemblée de Corse dans le bâtiment de la Collectivité de Corse, l'ancien Grand Hôtel, cours Grandval à Aiacciu. Photo CNI.
- Quel est votre souvenir le plus marquant de l’installation de la première assemblée de Corse, le 20 août 1982 ?
- J’ai été élu sur la liste du Parti socialiste (PS) avec deux autres de mes camarades (Ange Pantaloni et Jean-Louis Lucchini). Il y avait une liste dissidente menée par Charles Santoni et l’Amiral Sanguinetti. Vous allez trouver cela paradoxal, mais la scène qui m’a le plus frappé, ce n’est pas le jour de l’installation, mais la veille. Toute la gauche, c’est-à-dire les Socialistes, les Communistes, les Radicaux…, s’est réunie avec Denis de Rocca Serra, qui avait formé une liste personnelle dont il était le seul élu, et avec la liste d’Edmond Simeoni, à la Villa Piétri à Ajaccio. Dans cette jolie villa qui avait appartenu à François Piétri et qui était propriété du Conseil général de la Corse du Sud, Prosper Alfonsi avait son bureau parce qu’avant d’être élu président de la première assemblée Corse, il était président de ce qu’on appelait : l’Etablissement public régional. Nous nous réunissons vers 20 heures. L’objectif : chercher pour le lendemain une majorité de gauche, plus les Progressistes, comme disait Prosper. Je vous laisse imaginer l’atmosphère ! Les discussions ont duré très longtemps et n’ont pas été faciles du tout. Pour des tas de raisons, ces réunions-là ne sont jamais faciles. Un peu après minuit, après avoir prévenu Toussaint Lucciani et Nicolas Alfonsi, je vais dans le bureau de Prosper Alfonsi et j’appelle Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur.
 
- Pourquoi appelez-vous Gaston Defferre ?
- D’abord, inutile de vous dire que le permanent de service du cabinet du ministre n’avait pas tellement envie de réveiller le ministre à minuit ! Quand je lui ai expliqué que s’il ne réveillait pas le ministre et si le lendemain, ça se passait mal, il aurait de mes nouvelles et celles du ministre, il a fini par le réveiller. Au bout du fil, Gaston Defferre me dit : « Carlotti, qu’est-ce qui se passe ? Je vous écoute ». Je lui dis : « On ne s’en sort pas ! Je voudrais faire une proposition, mais avant, j’aimerais vous en parler. Je voudrais que l’on propose à Edmond Simeoni de le faire président de l’assemblée de Corse, et que l’on rédige, pendant les quelques heures qui nous restent, un programme minimum pour gouverner la Corse ensemble ». Il y a eu - vous vous en doutez bien ! - un grand silence à l'autre bout du fil. Et puis d’un coup, Defferre me dit : « Allez-y ! Et tenez-moi au courant ! ». Je retourne dans la salle de discussion, j’informe le président Prosper Alfonsi, qui était un peu contrarié, mais qui était un brave homme et qui a bien compris l’intérêt de la chose. Finalement, lui aussi me dit : « Allez-y ! ». J’en informe ensuite les partenaires de gauche qui ont évidemment un peu renâclé, surtout les Radicaux et les Communistes, mais, au final, tout le monde a compris qu’il fallait le faire. Prosper Alfonsi fait la proposition à Edmond Simeoni : « Nous nous sommes mis d’accord à gauche. Demain, si vous êtes d’accord, on vous élit président de l’Assemblée de Corse et on essaye de composer, ici, un Exécutif avec la gauche et les Autonomistes ». Naturellement, Edmond a été un peu surpris. Il se retire pour discuter avec son groupe, cela dure assez longtemps. De retour dans la salle, il nous dit : « Je suis désolé, mais ce n’est pas possible ». C’est pour moi l’acte le plus important de cette période !
 
- Pourquoi ce refus d’Edmond Simeoni est-il, pour vous, l’acte le plus marquant ?
- Parce que je n’ai cessé de m’interroger sur ce qui se serait passé, si Edmond avait accepté. On ne connaîtra jamais la réponse ! J’en parlais, d’ailleurs, de temps en temps avec lui. Il n’a pas donné d’explication à son refus, il n’avait pas à le faire d’ailleurs. Il m’a juste dit qu’il n’était pas contre, mais qu’il y avait, dans le groupe autonomiste, des désaccords formels et importants. Il s’est, donc, rallié à la majorité qui n’était pas d’accord. Dans mon esprit, il ne s’agissait pas seulement de chercher une majorité à l’Assemblée de Corse, que de toute façon nous n’aurions pas eue, mais de chercher à faire rentrer dans le jeu ce qu’on appelait à l’époque : les Autonomistes, parce que cela me paraissait important. Je les connaissais bien, nous étions, avec Toussaint Luciani et d’autres, relativement proches d’eux. Ils avaient des choses intéressantes à dire et j’ai pensé que l’occasion était bonne de les mettre à l’épreuve. J’ai toujours pensé qu’on ne peut pas rester éternellement dans l’opposition, parce qu’on n’y apprend rien ! Au bout d’un moment, on tourne en rond. C’est d’ailleurs pour cela que 40 ans plus tard, j’ai voté nationaliste.

- Le lendemain, il n’y a, donc, pas eu de majorité. L’ambiance était-elle tendue ?
- Non ! L’atmosphère n’était pas hostile. Je me souviens que la salle était bondée. Il y avait beaucoup de monde autour des 61 élus. La veille, il y avait eu une centaine d’attentats, ce qui fait que le journal Libération avait titré : « Prosper Yop’ La Boum’! ». Dehors, c’était tendu à l’extrême, mais pas à l’intérieur. On savait, depuis la veille, que le groupe de José Rossi ne voterait pas pour Jean Paul de Rocca Serra, les Autonomistes non plus, et que, même si la gauche ne pouvait pas gagner les élections, un Exécutif de gauche pouvait être élu. C’est ce qui s’est passé. Nous avons été élus avec une majorité de 19 sur 61. On ne peut même pas dire que nous avions une majorité relative, il aurait fallu pour cela être 25 ou 27, j’ai appelé cela : une minorité de faveur. On ne pouvait théoriquement rien faire, mais on a réussi à gouverner grâce aux abstentions simultanées ou successives des autres groupes, soit des Autonomistes, soit de la droite, soit du groupe de José Rossi. On a vécu pendant deux ans dans une ambiance qui n’était pas forcément tendue, mais où il fallait négocier en permanence. J’ai personnellement beaucoup appris.
 
- Qu’avez-vous appris ?
- J’ai appris la négociation. J’ai appris que dans la vie politique, avoir une majorité absolue est une catastrophe ! J’ai horreur des majorités absolues parce qu’elles vous condamnent à n’écouter que ceux qui sont d’accord avec vous. Vous ne faites aucun effort pour vous mettre d’accord avec votre opposition puisque vous n’en avez pas besoin. C’est une erreur grave ! L’opposition a toujours quelque chose à faire. Quand j’ai été réélu dans la deuxième période, j’ai fait la proposition, qui n’a pas été retenue, d’accorder un budget à l’opposition pour qu’elle ait les moyens de payer un expert et de présenter des projets. Généralement, elle ne les a pas, non seulement ce n’est pas juste, mais c’est aussi improductif. C’est valable en Corse, comme partout en France et sur le plan national. Je suis un peu iconoclaste, j’ai de la politique une vision qui n’était généralement pas celle de mes collègues.
 
- Quelle grande décision de cette première assemblée gardez-vous en mémoire ?
- C’est une décision prise à mon initiative. J’étais vice-président chargé des finances, c’est à dire qu’il m’appartenait de faire le premier budget de la région. Je pensais déjà et je pense toujours qu’il fallait faire un gros effort pour le budget de la culture qui était totalement dérisoire, aussi bien au niveau du département que de la région. J’ai demandé de l’aide à Edmond Simeoni parce que les Autonomistes étaient, sur le plan de la culture, plus engagés que la gauche. Je lui ai dit : « Je voudrais faire un budget d’1 milliard de francs pour la culture. Quels projets peut-on mettre dedans ? ». Symboliquement, je voulais que le chiffre d’1 milliard frappe ! Le budget général est passé grâce aux abstentions, mais cette disposition-là a été votée à l’unanimité. J’en suis personnellement très content et très fier. Après il y a eu plein de dispositions purement politiques qui ont été prises, il y en a tellement que je ne pourrai pas en faire le tri.

Prosper Alfonsi et le premier bureau de l'Assemblée de Corse. Photo INA.
Prosper Alfonsi et le premier bureau de l'Assemblée de Corse. Photo INA.
- Comment s’est passée votre mise au travail dans une institution où il fallait tout inventer ?
- La première séance a eu lieu dans les locaux du Conseil général de Corse-du-Sud parce qu’on n’avait pas encore acheté le Grand Hôtel. Quelques temps après, nous nous y sommes installés en location, sans qu’il y ait eu les moindres travaux pour accueillir une administration. Nous étions 10 membres de l’Exécutif - que l’on appelait, à l’époque, le Conseil général -, nous avions, chacun, un bureau dans une chambre de l’hôtel qui avait sa salle de bain. J’ai dit, un jour, en rigolant qu’on était peut-être la première assemblée en France à pouvoir résister à une épidémie de dysenterie ! Nous avons négocié la vente de l’hôtel avec le propriétaire, la famille Raccat, et nous sommes montés, avec Prosper Alfonsi, Emile Zuccarelli et Bastien Leccia, à Paris, voir le ministre Mauroy pour obtenir une forte subvention qui nous a permis de l’acheter. On a mis un temps fou à faire les travaux. C’était assez rock‘n’roll ! Mais, c’était passionnant parce qu’il y avait tout à mettre en place : les méthodes de travail, l’administration. Je me rappelle avoir présider des jurys pour recruter du personnel. Nous avons tout organisé en deux ans, jusqu'au moment où nous avons été battus. Un jour, les Autonomistes ont décidé de voter contre le budget. On l’a représenté une seconde fois et il a encore été rejeté. Quand le budget d’une assemblée est rejeté, c’est le préfet qui le règle. J’ai considéré que nous étions des élus du peuple et que nous ne pouvions pas laisser régler le budget par un représentant de l’État. Ce n'était pas sérieux ! J’ai proposé d’appeler Gaston Defferre pour qu’il dissolve l’assemblée. Une bonne proportion du bureau n’était pas d’accord, mais Gaston Defferre m’a suivi. Je pensais, et j’ai toujours raisonné ainsi, qu’il faut un peu de rigueur, qu’on ne peut pas se laisser dessaisir de l’essentiel par commodité, parce que ça vous arrange.
 
-Vous avez participé aux négociations sur le premier statut particulier. Comment cela s’est-il passé ?
- Le Parti socialiste et ses fédérations corses avaient fait un projet de statut de la Corse avant d’arriver au pouvoir. Le gouvernement a modifié le projet, mais il y avait déjà une ossature intéressante préparée par des gens comme l’ancien député Dominique Taddeï, Louis Le Pensec etc. Gaston Defferre était un homme d’État qui avait recruté à son cabinet une équipe fantastique de jeunes conseillers, notamment Francois Roussely, Éric Giuily et celui qui deviendra le préfet de région. Ce sont ces trois-là qui ont bâti le statut et nous, avec eux, parce que les Socialistes étaient en cheville immédiate avec les membres des cabinets des ministres. Du gouvernement Mauroy au gouvernement Rocard, nous avons toujours bien travaillé avec le ministre de l’Intérieur qui était chargé de la Corse. Cela ne veut pas dire que ça s’est toujours passé très bien. J’ai donc participé à la fois en amont, c’est-à-dire à la préparation du projet de statut, avec la Fédération de Haute-Corse, et avec le gouvernement qui s’en est saisi pour y mettre sa pâte. Nous avons également travaillé sur les statuts Joxe et Rocard.

L'installation de la première assemblée de Corse. Photo archive INA.
L'installation de la première assemblée de Corse. Photo archive INA.
- Aujourd’hui, dans les discussions qui s’ouvrent sur l’autonomie, le gouvernement a fixé d’emblée des lignes rouges. Etait-ce le cas à l’époque ?
- A cette époque, le gouvernement s’intéressait vraiment à la Corse. Deux ministres, qui sont devenus des amis, Michel Rocard et Pierre Joxe, s’y sont intéressés de près. Pierre Joxe est mariée à une Corse de Petreto-Bicchisano, Michel Rocard est enterré à Monticello. Je n’ai jamais vu des ministres à gauche – à droite, n’en parlons pas ! – s’impliquer à ce point sur la Corse ! Il y avait un intérêt que je n’ai pas retrouvé par la suite. Beaucoup de gens ont oublié que le Parlement français de l’époque, emmené par les Socialistes, a voté majoritairement un projet de loi avec une disposition reconnaissant qu’il existait un peuple Corse, comme composante du peuple français, et que celui-ci avait des droits. On en est loin maintenant ! La disposition a été ensuite retoquée par le Conseil constitutionnel, mais c’était la marque de l’intérêt des Socialistes, même si tous n’étaient pas d’accord à gauche, Chevènement ne l’était pas, Mélenchon non plus. Je regrette qu’aujourd’hui, les Nationalistes dans les négociations avec Paris ne le mettent pas sur la table parce que c’est, pour moi, fondamental.

- Pour vous, ce statut et cette assemblée ont-ils, d’un point de vue politique, fondamentalement changé les choses en Corse ?
- D’un point de vue politique, oui. D’abord, l’Assemblée de Corse a permis à des gens, qui étaient hors-jeu, d’arriver au pouvoir. Elle a eu un président indépendantiste, c’est quand même un fait marquant ! La représentation des Corses a été à peu près réalisée dans ces différentes composantes. Il n’y a pas eu un seul groupe politique qui n’était pas représenté à l’assemblée de Corse. Ce qui n’était pas le cas au plan national. Du statut particulier ont découlé l’Université de Corse, la continuité territoriale... tout un tas d’avancées fondamentales. Le nombre de victoires que la Corse a obtenu est extrêmement important. Que ces avancées aient été, ensuite, plus ou moins bien utilisées, c’est un autre problème ! Cela dépend des hommes qui gouvernent. Je pense que nous aurions pu faire beaucoup mieux, du point de vue de la Corse et du point de vue de l’État. L’État n’a pas accompagné les Corses comme il l’aurait fallu, sauf pendant que les Socialistes étaient au pouvoir, mais ça n’a pas duré longtemps.

Vincent Carlotti.
Vincent Carlotti.
- Avez-vous avez des regrets ?
- Oui ! Je regrette que nous ne soyons pas aller plus loin. J’ai beaucoup discuté avec Pierre Joxe de ces questions : il était prêt à aller jusqu’à l’autonomie et il aurait convaincu François Mitterrand qui était un peu réticent. Michel Rocard, lui aussi, était convaincu qu’il fallait aller à l’autonomie. Personne à droite, ni Macron aujourd’hui, n’est capable d’aller jusque-là. Je ne suis pas un pessimiste, mais je ne crois pas au statut d’autonomie tel que le rêve Gilles Simeoni.

 
- La Corse a-t-elle raté le coche il y a 40 ans ?
- Oui ! Je pense que la Corse a raté le coche, pas il y a 40 ans, mais quand la gauche était au pouvoir. Pendant la période Mitterrand jusqu’à Michel Rocard, non seulement le gouvernement s’intéressait à la Corse, mais il y avait en Corse des Socialistes et de nombreux militants qui travaillaient beaucoup et qui avaient des contacts avec Paris. Quand nous allions à Paris, nous étions reconnus et respectés. Il y avait une recherche constante de points de vue entre gens de gauche entre Paris et la Corse, on discutait et on arrivait à trouver des solutions. On a réussi pas mal de choses qu’on a oublié : l’amnistie, la fin de la Cour de sûreté de l’État… La liste est longue. C’était assez fantastique ! Aujourd’hui, un parti politique, comme celui de Macron, n’a pas de représentant en Corse, la République En Marche n'existe pas ici, il n’y a pas de courroie de transmission avec Paris. C’est pour ça que ça dérape complètement.
 
- Pensez-vous que les discussions actuelles sont de la poudre aux yeux ?
- Je ne sais pas. Je crois que Gérald Darmanin a envie de réussir en Corse parce que ce serait bon pour son avenir et son destin personnel. Il a envie de réussir ce que personne n’a réussi avant lui, pas même Sarkozy. Il va bricoler quelque chose, mais je ne vois pas comment il pourra le nommer : statut d’autonomie. Prenez la question foncière et touristique, si on ne régule pas drastiquement la fréquentation touristique - et je ne parle pas seulement dans les sites sensibles, mais globalement -, ce pays est mort ! On ne pourra plus parler de la Corse ! Quand on pense à l’immigration, on ne pense pas au tourisme qui est une migration. Le choc est violent sur le plan environnemental, mais on oublie l’impact tout aussi fort sur la population et la culture. Lorsque des gens d’une autre culture arrivent massivement chez vous, ils vous imposent la leur. On ne peut plus continuer comme ça, ce n’est pas possible ! C’est facile de limiter la migration dans une île, seulement il faut obtenir les moyens juridiques de le faire. Le ministre répondra qu’on ne peut pas le faire uniquement pour la Corse. Les gens, qui nous gouvernent, oublient que nous sommes des insulaires et qu’un insulaire, qu’il soit corse, anglais ou sicilien, ne raisonne pas comme un terrien normal. Un insulaire considère qu’il est partout chez lui dans l’île et que les gens, qui viennent de l’extérieur, sont des agresseurs. Regardez ce qui s’est passé avec les Pieds-noirs pour le foncier agricole, il va se passer la même chose avec le foncier urbain quand les Corses ne pourront plus rien acheter. A Porticcio, les prix atteignent 14 000 € au mètre carré ! Paris ne peut même pas imaginer la somme de problèmes graves qu’il y a ici ! Il ne faut pas jouer avec le feu, cela peut exploser d’un jour à l’autre ! Je suis inquiet. Si on ne parvient pas à régler cette question, il n’y aura plus de peuple Corse.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.

La première assemblée de Corse au Palais Lantivy. Photo tirée des archives de l'INA.
La première assemblée de Corse au Palais Lantivy. Photo tirée des archives de l'INA.














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