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Philippe Perfettini dédicace mardi à la Marge


Rédigé par le Mardi 12 Mai 2015 à 00:07 | Modifié le Mercredi 13 Mai 2015 - 01:37


Philippe Perfettini présentera son dernier ouvrage mardi à 17h30 à la Marge. Responsable de la gestion des collections napoléoniennes il raconte avec aisance et passion ce qui le lie depuis l'enfance à Napoléon, au point qu'il poussera une fois adulte, sa curiosité et son savoir bien au delà des portes du Palais Fesch. Un livre écrit avec le coeur qui enrichira les esprits d'histoire et de découverte. Une promenade dans le temps, un guide dans la ville et Ajaccio plus impériale que jamais de la première à la dernière page.


Un patrimoine immense, mais parfois méconnu. Un patrimoine, héritage d’une famille aux deux Empereurs. Ajaccio respire Napoléon, Ajaccio est Napoléon.
Tout, en ville, porte le sceau de la famille impériale Les Bonaparte se sont penchés sur leur berceau et lui ont offert l’immortalité.
Dans cette profusion de souvenirs et de lieux de mémoire, le présent ouvrage offre un itinéraire suivant pas à pas l’histoire et l’héritage des Bonaparte, dans Ajaccio et ses environs, depuis leur arrivée en Corse jusqu’à nos jours. (L'auteur)

Philippe Perfettini vous êtes bien connu dans la ville impériale pour vos activités au sein du Palais des beaux-arts le musée Fesch. Quelles sont-elles ? Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?
J’occupe 3 fonctions au Palais Fesch. L’organisation des expositions temporaires depuis 2006, la gestion des collections de peintures corses depuis 2008 et… depuis 2010, la gestion des collections napoléoniennes.
Ma vie professionnelle a commencé en fuyant le service militaire en 2001… Je n’avais pas d’autre choix que me lancer dans la vie active, sinon c’était le départ sous les drapeaux. Etant allergique à l’autorité, ça me semblait peu envisageable. Alex de Lanfranchi (directeur de l’Office de Tourisme d’Ajaccio) m’a offert ma première chance professionnelle avant d’intégrer la fonction publique et le Palais Fesch. Ma seconde chance vient de Philippe Costamagna (directeur du Palais Fesch) et de son adjointe, Marie-Laure Mattei Mosconi (secrétaire général du Palais Fesch) qui m’ont servi sur un plateau le plus beau poste qui existe dans un musée : responsable des expositions temporaires. Impossible de trouver plus épanouissant en termes de relations humaines, d’ouverture d’esprit, d’enrichissement intellectuel…
La véritable révélation fut l’exposition temporaire de 2010 : Lucien Bonaparte, un homme libre avec son extraordinaire commissaire, Maria Teresa Caracciolo. Le pas vers l’univers napoléonien était définitivement franchi.
 
Aujourd’hui vous sortez un livre dont le sujet est Napoléon et la famille impériale à travers une promenade pour le moins inédite. Ce grand homme représente-t-il tant pour vous, au point de le connaître dans les moindre détails ?
Plus que ça ! Il est le symbole que tout est possible et devrait être un modèle pour qui veut faire quelque chose de sa vie. C’est un Rocky avant l’heure : il n’a rien, gagne tout, perd tout, gagne encore, perd à nouveau et devient immortel à Sainte-Hélène ! Qui dit mieux ?
Quant à le connaitre dans les moindres détails, le chemin est encore bien long et ne finira sans doute jamais. Son histoire mêlée à celle de sa famille,  de son époque, bien que courte, est infinie de richesses et de moments extraordinaires. C’est hors normes.
 
Urbanisme, édifices culturels et cultuels, bâtiments civils, toponymie, histoire politique…tout à Ajaccio parle des Bonaparte et de leur histoire. Cette « promenade » est-elle tout d’abord une découverte personnelle avant qu’elle ne devienne l’idée d’un ouvrage ?
C’est avant tout une promenade de gosse et une espèce de déterminisme à la naissance. Je suis un enfant de la vieille ville, j’ai grandi dans ces rues qui portent tant de noms napoléoniens sans savoir ce que cela pouvait signifier.
La découverte personnelle commence avec la curiosité adolescente, lorsque je grimpais avec mes copains, la nuit, sur toutes les statues du Casone et de la place du Diamant. Qui est donc cet homme dont on fait des statues ? La réponse était chez moi, dans Le Mémorial de Sainte-Hélène. L’histoire commence comme ça, grâce à un livre offert par mon arrière-grand-père.
Le reste se passe sur le Continent, à Aix-en-Provence, pendant mes études lorsqu’un de mes professeurs me posait des questions sur Napoléon auxquelles je ne savais pas répondre… Je m’y suis vraiment intéressé à ce moment-là.
A la fin de ma dernière année, j’ai présenté un mémoire intitulé : « Napoléon l’Ajaccien ». Tout un programme… L’idée du livre est née à ce moment-là. C’était en 2000.
 
Quels sont les lieux ou les moments d’histoire liés à Napoléon qui ont vos préférences ?
Il y en a deux.
Le premier est le site du Casone. C’est encore une fois, une histoire de gosse, puisque c’est là-haut que je passais mon temps avec mes amis. Plus sérieusement, l’histoire du lieu est extraordinaire. Il y a tout d’abord l’anecdote de la grotte où Napoléon serait venu enfant pour étudier ; mais il y a surtout cette immense statue en bronze posée sur sa pyramide et qui toise la ville. Réplique de la statue qui ornait la colonne Vendôme, elle a été mise là en 1938, comme symbole de l’attachement de la Corse à la France, tandis que Mussolini revendiquait les droits de l’Italie fasciste sur notre île.
Le second est le château de la Punta. Encore et toujours un rapport à l’enfance puisque ma famille a travaillé pour la famille Pozzo di Borgo pendant près d’un siècle ! Je montais souvent au château et j’ai découvert très jeune l’histoire de cette famille Pozzo di Borgo, ennemie jurée de la famille Bonaparte.
 
Vous présentez mardi ce « Guide Napoléon » lors d’une séance dédicace à la Marge à 17h30. A qui s’adresse-t-il ? Au féru d’histoire ? A l’inconditionnel de Napoléon ? Au touriste qui veut découvrir Ajaccio ville Impériale ?
J’aimerais qu’il s’adresse à tout le monde, mais d’abord aux habitants d’Ajaccio pour qu’ils aiment leur ville et son histoire autant qu’elle le mérite. Nous vivons une époque en quête de repères, de modèles, de héros. Le plus grand est chez nous, profitons-en.
Il s’adresse également aux touristes puisqu’il comble un manque dans l’offre culturelle et patrimoniale locale. Aussi curieux que ça puisse paraitre, il n’existait pas d’ouvrage de ce genre.
Quant au féru d’histoire et à l’inconditionnel de Napoléon, je pense qu’ils savent déjà tout.
 




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