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Nouveau secrétaire général du STC, Patrick Clémenceau-Fieschi veut renforcer les luttes sur le terrain


le Lundi 15 Mai 2023 à 11:23

À l’occasion du 12ème congrès du Sindicatu di Travagliadori Corsi (STC) qui se déroulait ce week-end à Porticcio, Patrick Clemenceau-Fieschi a été élu nouveau secrétaire général du parti. Agent territorial et représentant syndical à la Collectivité de Corse, il succède au charismatique Jean Brignole qui avait occupé ce poste durant les 13 dernières années.



Patrick Clémenceau-Fieschi (au centre) a succédé à Jean Brignole ce dimanche, au poste de secrétaire général du STC. Frédéric Bagnaninichi (à gauche) et Jean-Toussaint Poli (à droite) secrétaires généraux adjoints respectivement pour la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, seront chargés de l'"épauler" et de "renforcer les luttes sur le terrain". (Photo : Facebook STC UL Bastia)
Patrick Clémenceau-Fieschi (au centre) a succédé à Jean Brignole ce dimanche, au poste de secrétaire général du STC. Frédéric Bagnaninichi (à gauche) et Jean-Toussaint Poli (à droite) secrétaires généraux adjoints respectivement pour la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, seront chargés de l'"épauler" et de "renforcer les luttes sur le terrain". (Photo : Facebook STC UL Bastia)
- Seul candidat en lice, vous avez été porté à la tête du STC ce dimanche à Porticcio. Quel est votre sentiment après avoir été élu secrétaire général du parti ?
- Je suis très fier. C’est une confiance que je reçois de la part de Jean Brignole et de l’ensemble des personnes présentes. Mais c’est aussi une lourde tâche.
 
- Comment succéder à Jean Brignole qui est resté 13 ans à la tête du STC ?
- Jean Brignole a fait le choix de se retirer. Cela n’empêche pas qu’il reste près de nous puisqu’il est tout de même à la commission exécutive. Le remplacer n’est pas évident, c’est une personne qui a beaucoup travaillé, qui était engagé, qui a fait énormément de luttes. Mais je ne pars pas de nulle part, les anciens restent auprès de moi. 
 
- Votre élection se conjugue avec une nouvelle organisation du syndicat, avec deux secrétaires généraux adjoints qui siégeront à vos côtés. Pourquoi ?
- Cette nouvelle organisation est là pour renforcer le nouveau secrétaire général. Frédéric Bagnaninchi sera sur la Haute-Corse et Jean-Toussaint Poli sur la Corse-du-Sud pour m’épauler et pour renforcer les luttes sur le terrain. 
 
- Quelles sont vos ambitions et vos priorités pour le STC ?
- La priorité est déjà le retrait de la réforme des retraites. Nous attendons le retour en juin de la proposition de loi déposée par le groupe LIOT en espérant que la droite votera aussi fortement ce texte et que la réforme sera retirée. Après, il y a aussi toutes les luttes liées au contexte actuel, à l’inflation.  
 
- Dans le cadre du mouvement contre la réforme des retraites, ces dernières semaines un contexte tendu vous a poussé à vous mettre en retrait de l’intersyndicale. Est-ce que cette position est amenée à se poursuivre ?
- Oui, cette position va continuer. Cela n’empêche pas que nous sommes contre la réforme des retraites et que nous ferons sûrement des actions. 
 
- À l’occasion du congrès, une motion d’orientation générale a été votée dimanche. Quel message vient-elle porter ?
- C’est notre feuille de route pour les 4 ans à venir. Tout d’abord, elle prévoit la corsisation des emplois. Par ailleurs, elle vise aussi la mobilité de forces syndicales sur tous les fronts, car si nous ne sommes pas présents il y a aura des lacunes, c’est pour cela aussi que nous nous sommes renforcés avec les deux adjoints. Après il y a aussi l’autonomie.
 
- Justement, au niveau politique, quelle place entendez-vous prendre dans le processus de Beauvau ?
- Si nous voulons l’autonomie, il faut que les syndicats, surtout le STC, soient force de propositions. Il faut aussi que l’Exécutif comprenne qu’il faut vraiment un volet social pour les travailleurs corses dans le processus. On ne peut pas parler d’autonomie sans avoir un volet social.