Le communiqué de Mossa Paisana
(Archives CNI)
Le 2 décembre dernier, notre syndicat publiait un communiqué s’interrogeant sur la pertinence d’une Corse sans bergers ni paysans.
Il y a quelques jours Casgiu Casanu annonçait la mort du pastoralisme.
Les deux entités en partageant les mêmes constats ne peuvent, aujourd’hui, que déplorer, que leur cri de désespoir provoque le même silence. assourdissant ainsi qu’une totale absence de réaction.
Il y a près de dix milles années, les premières femmes et les premiers hommes foulaient la terre Corse.
En quatre cents générations de métissages humains et culturels, ainsi que d’épisodes heureux et malheureux, un petit peuple a su construire une société agropastorale. Celle-ci n’était sans doute pas très riche mais digne !
Quatre cents générations pour construire et une seule génération aveuglée par l’argent roi, le strass et les paillettes pour tout détruire.
Le peuple des bergers est mort laissant la place à celui des
fonctionnaires, des avocats, des ingénieurs et des professionnels de la politique.
Ces derniers, avant chaque élection, jurent la main sur le cœur qu’ils sauveront le peuple Corse. Pourtant les bergers et paysans qui étaient l’âme de ce pays ne sont plus.
Mais soyons rassurés, nous pourrons toujours cuisiner notre Pulenda annuelle pour nous donner bonne conscience et faire comme babbò.
Une bonne farine de châtaigne d’Ardèche, un Brocciu au lait sarde ou espagnol, un Ficatellu de porc breton ou allemand et nous pourrons continuer à nous réjouir de ce libéralisme mondialisé.
Notre agneau Pascal fait déjà le voyage depuis la nouvelle Zélande, au même titre que s’il n’y a plus de cabri à Noël, le foie gras et la dinde aux marrons font tout de suite plus civilisé.
Lorsque nos troupeaux n’existeront plus et que nos maquis devenus impénétrables s’embraseront en menaçant villes et villages, vous nous pardonnerez de ne pas pleurer à vos côtés puisque dans votre totale indifférence nous aurons disparu
Il y a quelques jours Casgiu Casanu annonçait la mort du pastoralisme.
Les deux entités en partageant les mêmes constats ne peuvent, aujourd’hui, que déplorer, que leur cri de désespoir provoque le même silence. assourdissant ainsi qu’une totale absence de réaction.
Il y a près de dix milles années, les premières femmes et les premiers hommes foulaient la terre Corse.
En quatre cents générations de métissages humains et culturels, ainsi que d’épisodes heureux et malheureux, un petit peuple a su construire une société agropastorale. Celle-ci n’était sans doute pas très riche mais digne !
Quatre cents générations pour construire et une seule génération aveuglée par l’argent roi, le strass et les paillettes pour tout détruire.
Le peuple des bergers est mort laissant la place à celui des
fonctionnaires, des avocats, des ingénieurs et des professionnels de la politique.
Ces derniers, avant chaque élection, jurent la main sur le cœur qu’ils sauveront le peuple Corse. Pourtant les bergers et paysans qui étaient l’âme de ce pays ne sont plus.
Mais soyons rassurés, nous pourrons toujours cuisiner notre Pulenda annuelle pour nous donner bonne conscience et faire comme babbò.
Une bonne farine de châtaigne d’Ardèche, un Brocciu au lait sarde ou espagnol, un Ficatellu de porc breton ou allemand et nous pourrons continuer à nous réjouir de ce libéralisme mondialisé.
Notre agneau Pascal fait déjà le voyage depuis la nouvelle Zélande, au même titre que s’il n’y a plus de cabri à Noël, le foie gras et la dinde aux marrons font tout de suite plus civilisé.
Lorsque nos troupeaux n’existeront plus et que nos maquis devenus impénétrables s’embraseront en menaçant villes et villages, vous nous pardonnerez de ne pas pleurer à vos côtés puisque dans votre totale indifférence nous aurons disparu
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