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Le collectif anti-mafia Massimu Susini demande une session extraordinaire à l'Assemblée de Corse


Philippe Peraut le Jeudi 30 Juin 2022 à 15:57

Lors d’une conférence de presse donnée ce jeudi 30 juin devant les grilles de l’hôtel de Région à Ajaccio, les responsables du cullettivu anti-mafia Masimu Susini ont, de nouveau, demandé la tenue d’une session extraordinaire consacrée à la violence criminelle. Une demande qui n’est pas restée sans réponse puisque suite à la question orale de Jean-Baptiste Arena, élu Core in Fronte, sur le sujet, Gilles Simeoni, président de l’Exécutif de Corse a annoncé que cette session devrait se tenir durant l’automne prochain.



Les membres du collectif. Photo Michel Luccioni
Les membres du collectif. Photo Michel Luccioni
Les responsables du Cullettivu Massimu Susini ont sciemment choisi la dernière session de l’Assemblée de Corse avant la pause estivale pour demander, trente-trois mois après l’assassinat de Massimu Susini, la tenue d’une session extraordinaire dédiée à la Mafia. 
Même si l’on apprendra, en fin de matinée, que cette session aura bien lieu, vraisemblablement durant l’automne prochain, les responsables du cullettivu Massimu Susini ont fustigé les élus corses et plus particulièrement l’actuelle majorité territoriale. 

Dans un tract distribué, la dizaine de membres du Collectif évoquait, entre autres, « Une réponse rapide et le respect de la parole donnée au peuple corse... ». Ghjuvan Santu Plasenzotti, l’un des responsables de la structure, n’a pas manqué d’évoquer ce fléau. « Nous avons été reçus, précise-t-il, par tous, élus, représentants de la société corse ou de l’État. Nous leur avons dit que nous étions face à un danger qui portait le nom de mafia. La parole s’est enfin libérée, mais cela ne suffit plus. » 
Pour l’oncle de Massimu Susini, la lutte contre l’emprise de la mafia en Corse ne relève pas forcément de la compétence de l’État. « Il n’est pas question de justice ou de compétences régaliennes, poursuit-il, il est question de parole. Ma parole, celle des élus et du peuple corse, ne relève pas que je sache de la compétence de l’État. Et nous ne demandons pas le droit l’État de tenir ce débat. Et comme cette parole est libre, nous demandons aux élus de prendre la parole face à ce fléau. » Enfin, Ghjuvan Santu Plasenzotti a pris position sur les solutions à apporter. « Elles ne sont pas seulement répressives. Le problème de la mafia comme celui de la drogue ne sont pas uniquement répressifs. L’ensemble de la société corse doit se lever avec les élus contre le mal mafieux. La répression est une nécessité, mais elle ne suffit pas ! La mafia devient, peu à peu en Corse, un modèle pour toute une jeunesse c’est aussi contre cela qu’il faut lutter. C’est un problème culturel... » 

Une session à la rentrée
On apprenait en fin de matinée, que suite à une question orale de Jean-Baptiste Arena (Core in Fronte) relative au sujet, Gilles Simeoni, le président de l’Exécutif a annoncé la tenue d’une session extraordinaire de l’Assemblée de Corse consacrée au phénomène mafieux dans l’île qui se tiendrait courant septembre ou octobre.  













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