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Le camping Les Oliviers à Porto : Un modèle d’Ecolabel avec économie circulaire et zéro déchet !


Rédigé par Nicole Mari le Dimanche 12 Mai 2019 à 12:29

Le camping Les Oliviers à Porto affiche 4 étoiles et la certification Ecolabel européen. Une démarche environnementale basée sur trois priorités : réduire l’impact sur la nature, préserver les ressources naturelles et limiter les pollutions. Au final, une consommation d’eau et d’énergie réduite de moitié et zéro déchet ! Des actes concrets expliqués, à Corse Net Infos, par le propriétaire Guy Lannoy, propriétaire du camping.




Le camping Les Oliviers à Porto : Un modèle d’Ecolabel avec économie circulaire et zéro déchet !
- Pourquoi votre établissement est-il cité comme un modèle de développement durable ?
- Depuis quatre ans, nous travaillons pour mettre en place la certification Ecolabel. Nous l’avons obtenue il y a trois ans. La règlementation européenne ayant été modifiée il y a deux ans, nous avons, de nouveau, obtenu le label, l’année dernière.
 
- Pourquoi vous êtes-vous engagés dans une telle démarche ?
- Les campings s’appellent des hôtels de plein air, ils sont en pleine nature et s’étendent sur des surfaces assez importantes qui vont de 2 à 10 hectares. Tout autour, il y a des arbres, des plantations… donc, les propriétaires de campings sont, de fait, un peu écologistes. Au salon du tourisme de Montpellier, j’ai rencontré un cabinet spécialisé dans l’Ecolabel, j’étais intéressé par cette démarche, mais je n’ai pris la décision que l’année d’après. Je me suis dit que pour donner un environnement de qualité à mon établissement et répondre à des besoins de développement durable, il fallait un cadre. Ce cadre, c’est l’Ecolabel européen qui est le seul label qui existe en Europe, qui est reconnu et connu dans tous les pays d’Europe. J’ai rappelé le cabinet d’études et j’ai commencé à travailler.
 
- De quelle façon ?
- La première année, j’ai fait tout ce que je pouvais faire rapidement et facilement : changer les ampoules, mettre des néons, du solaire, un bac à glaces dans mon restaurant, investir dans le goutte à goutte… J’ai acheté un broyeur pour faire des copeaux et du terreau avec les bois des tailles des arbustes et les utiliser en paillages. J’ai, aussi, installé des sous-compteurs pour déterminer à quels endroits se situaient la surconsommation et les pertes d’eau… La démarche était lancée. La seconde année, j’ai placé une robinetterie automatique à rayons, puis des réducteurs de pression dans l’ensemble des douches. J’ai économisé, ainsi, sur tous les postes, près de la moitié de la consommation d’eau. J’ai, aussi, remplacé les bornes sécurité par des bornes solaires…. De fil en aiguille, au bout de deux ans, j’ai obtenu la certification Ecolabel.
 
- Quels sont les critères requis pour l’obtenir ?
- Pour être labellisé, il faut répondre à environ 42 critères qui couvrent trois grands domaines : l’économie d’eau, l’économie d’énergie – gaz, électricité, essence, fuel –  et le tri de déchets. Nous avons mis en place la récupération des eaux de pluie et le solaire, ce dernier n’est pas partout parce que les investissements sont lourds, mais déjà plus de la moitié de l’établissement fonctionne au solaire, ce qu’on appelle l’eau chaude thermique. Nous trions l’ensemble de nos déchets. Si nous finissons dans les temps, au mois de juin, nous atteindrons : zéro déchet ! Nous ne donnerons plus rien au service de ramassage. Absolument rien !
 
- Est-ce possible ?
- Oui ! C’est possible et très facilement ! C’est une stratégie d’entreprise. Nous avons créé une charte de développement de l’entreprise, le personnel reçoit, tous les ans, une formation à l’Ecolabel donnée par un cabinet spécialisé. Nous avons mis en place un ambassadeur Ecolabel, que nous appelons « le diplomate ». Il est reconnaissable à son tee-shirt, il se balade dans tout l’établissement, discute avec les gens et leur explique comment faire.
 
- Les touristes sont-ils réceptifs ?
- Oui ! Dans le camping, ce qui m’a le plus surpris, la première année où nous avons mis les poubelles de couleurs différentes, c’est que les gens font automatiquement le tri. Le problème vient plutôt des gens de passage qui ne restent qu’une nuit, qui mettent tous les déchets dans un même sac et les jettent. Là, nous devons intervenir pour refaire le tri. Pour donner un ordre d’idées : de 13 containers/jour en haute-saison, nous sommes passés à 2 containers/jour. Si nous arrivons à avoir la machine que nous avons commandée, nous passerons à zéro container/jour. On ne donnera plus rien !
 
- Comment arrivez-vous à traiter ainsi les ordures ménagères ?
- Le verre est broyé dans une machine et transformé en sable avec lequel on fait du ciment, du béton, ce qu’on veut… Ce système et ces machines sont utilisés à la Martinique et à la Guadeloupe depuis 20 ans. Le verre étant de la silice, on met le broyage dans une bétonnière, on mélange avec deux galets de granit de Porto et… en cinq minutes, ça devient du sable. Cette année, nous avons, ainsi, fabriqué 12,5 tonnes de sable. Le plastique remplit 2,5 containers, soit 1 500 litres. Passé à la presse, il ne représente plus qu’un volume compressé de 60/40/30 cm. Pour l’instant, on stocke. Nous sommes en recherche d’acheteurs.
 
Propos recueillis par Nicole MARI.
 
Ces critères couvrent 5 engagements majeurs :
1 – Faible consommation d’énergie
2 – Faible consommation d’eau
3 – Faible production de déchets
4 – Utilisation de sources d’énergies renouvelables  et de substances moins nocives pour l’environnement
5 – Communication et éducation des clients en matière d’environnement
 





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