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Laurent Marcangeli : « Je veux porter une voix juste, ferme, loyale mais libre à l'Assemblée nationale »


Julia Sereni le Mardi 17 Mai 2022 à 21:43

Ce mardi 17 mai, Laurent Marcangeli, candidat aux élections législatives dans la première circonscription de Corse-du-Sud, inaugurait sa permanence de campagne ajaccienne. Avec un invité de marque : l’ancien Premier ministre Édouard Philippe.



Laurent Marcangeli avec Edouard Philippe à Ajaccio pour l'inauguration de la permanence
Laurent Marcangeli avec Edouard Philippe à Ajaccio pour l'inauguration de la permanence
De part et d’autre du cours Napoléon, au niveau de l’ancienne bijouterie Morati, les trottoirs sont pleins. Avec un petit quart de heure de retard sur l’horaire annoncé, on aperçoit une silhouette altière se frayer un chemin à travers la foule. L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, suivi du maire d’Ajaccio et candidat aux élections législatives Laurent Marcangeli et de son suppléant Xavier Lacombe, rejoignent, après quelques poignées de main, l’entrée de la permanence. En face, aux fenêtres, certains font signe ou assistent, curieux, à la scène.

Édouard Philippe en invité d'honneur

« Peu de personnes inaugurent leur permanence en présence d’un Premier ministre ! », relève Xavier Lacombe, premier à prendre la parole. « Vous connaissez du monde à Ajaccio », lance le maire de Peri à l’attention d’Édouard Philippe, « en tout cas, ici, vous avez des amis, et surtout un ! ». Cet ami, c’est, bien sûr, Laurent Marcangeli, qui se présente sous la bannière du parti Horizons, créé en octobre 2021 par l’ancien Premier ministre. La suite logique d’une « amitié de dix ans », comme aime à le rappeler le maire d’Ajaccio. « Je veux dire à Édouard Philippe qu’il pourra compter sur moi. Cet homme, qui est mon ami, a besoin du soutien de la Corse dans les semaines et mois à venir pour que notre projet réussisse », martèle Laurent Marcangeli.

Le projet, c’est donc celui d’Horizons, un des piliers de la majorité présidentielle, mais qui revendique son indépendance. « Je veux porter une voix juste, ferme, loyale mais libre à l'Assemblée nationale », affirme Laurent Marcangeli. Et s’il renoue avec des ambitions nationales, après un premier mandat parlementaire de 2012 à 2017, le maire d’Ajaccio assure qu’il n’abandonnera pas sa ville pour autant. « Je resterai conseiller municipal et conseiller communautaire », indique t-il.

Célébrer une victoire et en préparer une autre

Au tour d’Édouard Philippe de prendre la parole. « Laurent m’a dit : viens à Ajaccio, ça te permettra de célébrer une victoire et d’en préparer une autre ! », lance l’ancien Premier ministre. « La première, c’est celle de la montée en ligue 1 de l’ACA », poursuit-il sous les rires de la foule. La deuxième, c’est celle que le tandem Laurent Marcangeli - Xavier Lacombe espère remporter le 19 juin prochain. Le ton se fait plus solennel lorsqu’Édouard Philippe évoque les récents évènements qui ont secoué la Corse, après l’agression mortelle d’Yvan Colonna. « Dans les semaines passées, il y a eu beaucoup d’émotion, beaucoup d’incompréhension, beaucoup de colère », rappelle t-il.
 
Une situation locale tendue, qui s’ajoute à un contexte global complexe. « Notre pays ne vit pas un moment facile de son histoire », résume l’ancien Premier ministre. « Lorsque la tempête approche, il est précieux d’avoir des femmes et des hommes qui ont exercé des responsabilités comme Laurent. Si je suis ici, c’est par amitié, mais pas seulement. C’est parce que je pressens que nous avons besoin de voix fortes, claires, loyales comme celle de Laurent », appuie t-il. Avant de rappeler la philosophie d’Horizons : « Nous nous inscrivons dans le projet présenté par le président de la République. Nous serons des membres loyaux et respectés de la majorité. Nous allons pouvoir construire la France qui vient », conclut Édouard Philippe, sous les applaudissement de la foule.

Trois questions à Laurent Marcangeli

- L’actuel député de la première circonscription Jean-Jacques Ferrara a fait savoir qu’il renonçait à sa candidature. Que vous inspire cette situation ?
- C’est une situation difficile. Les gens considèrent que la politique et l’humain ne s’accommodent pas, c’est faux. La décision que j’ai prise, je l’ai prise en conscience, et je n’ai pas envie de trop m’étendre sur les rapports humains et privés que j’entretiens avec le député actuel. J’ai lu ce qu’il a communiqué, naturellement je lui ai dit que ce j’allais faire, d’homme à homme, comme on a l’habitude de faire. Je le respecte, et j’espère qu’il ne souffrira pas trop de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Mais après tout, la politique est faite ainsi. Parfois, il faut sortir de nos conditions d’individus pour se mettre à la hauteur des enjeux qui sont beaucoup plus grands et qui nous dépassent. Ça a été la décision la plus difficile de ma vie politique, mais je ne la regrette pas, parce qu’elle est portée par l’intérêt du plus grand nombre.
 

- Vous avez déjà été député, en quoi ce mandat serait-il différent ?
- Je ne suis pas pour me comparer aux uns et aux autres mais je veux que l’on regarde ce que j’ai fait dans l’opposition entre 2012 et 2017, alors que je n’avais que 31 ans. J’avais beaucoup d’énergie, je ne l’ai pas perdue, mais je la maîtrise davantage. J’ai beaucoup plus d’expérience en tant qu’homme et que responsable politique. Aujourd’hui, je veux être un député productif, membre de la majorité loyal mais libre, capable de dire ce qu’il pense, comme je l’ai fait par le passé, et capable surtout de porter des sujets sur l’éducation, la sécurité, la stratégie pour la Corse. Et ce sera différent, parce que dix ans ont passé, et j’espère être un député qui compte pour la Corse, et même au-delà.
 
- Justement, on parle de vous comme futur président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, qu’en est-il ?
- Je suis d’abord candidat pour être député de la première circonscription de Corse-du-Sud. Je me permets de rappeler qu’il y a une élection les 12 et 19 juin, que je n’ai pas encore gagné, et que je respecte mes adversaires. Si je suis élu, je verrai ce que je peux faire à l’Assemblée nationale, une maison que je connais bien. Mais tout ce que je veux, c’est être utile dans ce mandat, dans les cinq prochaines années, pour la Corse mais également pour la France. J’ai envie de faire avancer un certain nombre d’idées qui me semble devoir être portées, et qui ne le sont que par moi dans cette campagne électorale.
Photos Michel Luccioni
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