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Jean-François Bernardini à la rencontre des lycéens : La non-violence ça s’apprend


José Fanchi le Jeudi 24 Janvier 2019 à 17:06

Pèlerin de la non violence ! Voilà comment définir Jean-François Bernardini, ce barde poète qui sillonne les contrées et apporte beaucoup de sagesse à l’âme. Ne disait-il pas que la non-violence est aussi ancienne que les montagnes, même corses. Le voilà qui invite nos lycéens à la découverte de la non-violence éducative. Il le fait au gré de repères, d’histoires brèves, de pages de vie qui pourraient être les nôtres en famille, dans la rue, au Lycée…




Jean-François Bernardini à la rencontre des lycéens :  La non-violence ça s’apprend
C’était le cas jeudi matin à l’Espace Diamant où plusieurs centaines d’élèves du lycée Laetitia Bonaparte sont venus à l’invitation de Julie Benetti, rectrice de l’Académie de Corse, qui a ouvert cette matinée de dialogue avec des mots justes.
 
Le message de la rectrice
« La non-violence, ça s’apprend.» Tel était le thème de cette rencontre entre le chanteur d’I Muvrini et le jeune public. Lorsqu’elle s’est adressée aux lycéens, Julie Benetti a simplement rappelé :
« J’ai le grand plaisir ce matin d’ouvrir cette journée consacrée à la non-violence. Elle se tient, M. Bernardini, quelques semaines après notre première rencontre au rectorat de Corse. Nous avions alors beaucoup échangé sur l’action de votre fondation Umani en direction de la jeunesse. Votre fondation qui compte à ce jour plus de 4 000 adhérents, des femmes et des hommes de toutes générations et de toutes origines, qui œuvrent ensemble à une société plus humaniste et plus solidaire. Vous sillonnez la France depuis plusieurs années à la rencontre des élèves, des collégiens et des lycéens pour les sensibiliser à la non-violence. Avec toujours la même passion, l’art de la pédagogie qui est de transmettre avec passion et un sens inné de la poésie des mots. Je voudrais au nom de l’Education nationale vous remercier de votre engagement pour notre jeunesse. »
La rectrice a cité Martin Luther King, ce pasteur noir qui s’est battu pour l’égalité civique entre les noirs et les blancs aux États-Unis qui disait :
 « La non-violence refuse non seulement la violence extérieure, physique, mais aussi la violence intérieure. Le résistant non-violent est un homme qui s'interdit non seulement de frapper son adversaire mais même de le haïr. Au centre de la doctrine de la non-violence, il y a le principe d'amour.» Puis, s’adressant aux élèves :
« Pour développer le bien-vivre ensemble au sein de votre établissement, vous devez être attentifs les uns aux autres, vous écouter mutuellement. Mais pour s’écouter faut-il d’abord se parler, accepter de verbaliser ses émotions lorsque souvent on voudrait les taire. Parler, exprimer ce que vous ressentez plutôt que laisser cette violence, que chacun a en nous, vous déborder, se retourner contre vous ou contre les autres. Parler ce n’est plus être seul, c’est nouer un lien avec l’autre, c’est vérifier qu’aucune situation est sans issue, qu’il existe toujours des solutions. La non-violence est un art de vivre avec soi-même et avec les autres.»


Les mots pour le dire…
Jean-François Bernardini est effectivement un authentique apôtre de la non violence. Ce leitmotiv, il l’a chanté, l’a crié aux quatre coins de l’hexagone, telle une prière sortie du fond du cœur.
« C’est vrai, la non violence est aussi ancienne que nos montagnes. Je ne suis qu'un apprenti! Je parlerai de trois sources qui m’ont guidé et me guident encore. Je crois d'abord que la matrice de la ruralité, le monde paysan universel, a préparé  mon « initiation ». Le village est le lieu de la mutualité, celui de l'empathie spontanément appliquée, quotidienne, vécue. L'empathie n'est-elle pas le levain de la non-violence ? »
 Jean-François Bernardini, de l’association pour une fondation de Corse Umani, auteur compositeur et interprète, est venu apporter un message de paix et de non-violence à tous les élèves. Cette conférence a été suivie avec beaucoup d’intérêt par les élèves qui n’ont pas hésité à poser des questions à l’intervenant. Des questions parfois très personnelles et douloureuses faisant écho au vécu de chacun d’entre eux.
Et Jean-François Bernardini de donner quelques pistes à ces adolescents pour désamorcer les conflits auxquels ils pourraient être confrontés car il affirme que la violence peut être contrôlée par l’homme, « tout se passe dans le cerveau » dit-il. Le cerveau, un organe qu’il baptise « ordinateur  le plus puissant du monde ».Ce cerveau-ordinateur doit être éduqué, programmé par l’éducation pour ne pas céder aux pulsions :
 «Sans cette étape préalable, vous rendez votre cerveau vulnérable aux virus qui vous incitent à la violence», affirme-t-il. Pour le conférencier-chanteur, il faut mettre à profit les émotions, les gestes et la capacité à raisonner. «On a des capacités que les animaux n’ont pas, il faut s’en servir pour privilégier la culture de la non-violence». Un travail au quotidien que chacun d’entre nous devrait mener pour ne pas blesser ses semblables.
E cusi sia.
J. F.

Jean-François Bernardini à la rencontre des lycéens :  La non-violence ça s’apprend




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