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Economie circulaire en Corse : oui, mais avec quel projet d'AMI ?


Benjamin Bourgeois le Mardi 26 Novembre 2019 à 10:08

La commission “économie circulaire en Corse” de la chambre des territoires rassemblé les différents offices de la Collectivité de Corse à Corte ce lundi 15 novembre. Cette réunion, animée entre autres par les consultants de l’Office de l’Environnement de la Corse, vise à proposer une feuille de route où les différents Offices tels que l’OEHC (l’Office d’Equipement Hydraulique de Corse), l’ATC (l’Agence du Tourisme de la Corse), et l’OTC (l’Office des transports de la Corse), seraient participants d’un système économique commun, durable, respectueux de l'environnement. Cette feuille de route consiste en l’application du projet d’AMI (Appel à Manifestations d’Intérêts) dont le cadre, qui annonce les champs d’exploitation admissibles, était proposé.



L’implication des différents secteurs d’activité donnent un sens au mot “circulaire” en ajoutant que ce type d’économie ne correspond pas au traitement de fin de vie des déchets uniquement. Il s’agit de mettre en place une économie qui tient compte de la transition énergétique et qui cherche à y répondre en réorganisant les aménagements territoriaux, en adaptant les entreprises et en favorisant les collaborations entre les différents secteurs. Cette économie doit être intégrée de manière globale via les offices et agences de la CdC.


Ce projet d’AMI, piloté par l’OEC, consiste donc à accompagner certaines initiatives qui se présenteront à eux, et qui iront dans cet optique d’économie circulaire. Qui pourrait présenter un projet? - Des entreprises, des groupements, des collectivités, des communes... Néanmoins il est important d’établir un cadre d’acceptation. Par exemple, le projet devra répondre à au moins un des sept piliers de l’économie circulaire : l’approvisionnement durable, l’écoconception, ou l’EET c’est à dire la recherche de synergie entre différentes zones d’activité (les sous-produits des uns pouvant être les ressources des autres), entre autres...


“Les projets ciblés doivent être pertinents et structurés.” insiste François Sergentini, président de l’OEC. “Il faut regarder nos potentialités. Il est ici question d’accompagner 7 à 8 projets au plus. Il ne faut pas se trouver avec des chasseurs de primes.”
Il sera donc question de créer un organe de pilotage qui va répondre aux besoins du territoire avant tout. Un suivi s’effectuera dans la durée accompagnant le bénéficiaire du projet.
“L’instance de décision doit avoir des objectifs bien définis. Il ne faut pas que ce soit des AMI qui mettent en œuvre des politiques décidées par les Offices.” avance Paul-Joseph Caitucoli, président de la commission.


Ce cadre se base sur une étude de faisabilité et sur une étude de mise en œuvre. Le projet doit être concret.
Christian Franchi, représentant de l’OEHC, met en avant les modalités d’interventions de son Office : “Une charte pour la gestion raisonnée de l’eau fut mise en œuvre en juillet 2018, appliquée aux filières agricoles et agrumes en particulier. Les sondes capacitives enregistrent une économie de 30% d’eau sur 135 exploitants. Une nouvelle charte sur la gestion de l’énergie vise à utiliser des panneaux photovoltaïques et des turbines sur les réseaux de production d’eau. Enfin nous avons mis en œuvre un modèle d’économie circulaire au sein de l’OEHC qui est porté et développé par les salariés. Le budget reste à préciser.”


Les Offices possèdent toutes leurs modalités d’intervention. De la valorisation de la filière bois au niveau local pour l’ODARC à la mise en place de véhicules propres pour l’OTC, parmi les propositions diverses il sera question d’en adopter un nombre limité.
Cependant une autre question voit le jour : à quelle échelle doit s’appliquer le projet pour être réellement efficace?
La Corse? L'intercommunalité ? Le village? L’éco-quartier?
Paul-Joseph Caitucoli évoque le point de l'autosuffisance alimentaire en aménageant les
territoires inexploités autour de certains villages. “Il faut penser à régler le problème de la précarité et de l’obésité infantile qui touche la Corse en particulier. L’application de l’économie circulaire, en matière d’Agro-alimentation, nous permettrait d’alimenter nos cantines.”
Il est convenu ici qu’il s’agit de favoriser le coopératif et que ce projet agroalimentaire pourrait entrer dans le cadre d’un EET, un des piliers de l’économie circulaire.
Le cadre du projet d’AMI exerce un champ d’exploitation qui reste ouvert malgré son critère de faisabilité. Il s’agit d’un cadre agile, favorisant le dynamisme. Le but est de dynamiser les manifestations d’intérêts au regard de l’économie circulaire.


Pour aller au-delà, ce projet pourrait entraîner des revitalisations de zones en friches. “Il s’agit de mettre en place une plateforme de gouvernance fonctionnant comme un outil pertinent pour développer le territoire de façon harmonieuse. ” s’exprime Remi Roghe de l’AAC et consultant de l’OEC. Il est question d’agir sur l’information, la pédagogie, et mettre en place l’accompagnement et la mobilisation nécessaire correspondant à l’économie de demain.

Le projet d’AMI compte être validé par les membres de la commission et présenté d’ici au 2 décembre, date de la prochaine session plénière de la Chambre des Territoires. Sa présentation devant l’Assemblée de Corse, en vue d’une publication, devrait avoir lieu en Janvier 2020.


















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