Elles n’ont jamais été aussi nombreuses à siéger dans les conseils municipaux corses. Six mois après les élections de mars dernier, dans une étude publiée ce mardi, l’Insee vient mesurer les effets de l’extension de la parité à l’ensemble des communes. Pour rappel, l’entrée en vigueur de la loi du 21 mai 2025 a imposé la parité des listes dans toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants. En Corse, 304 des 360 communes étaient concernées par cette réforme du mode de scrutin. Avant les élections, l’Insee estimait ainsi que 500 femmes supplémentaires devaient intégrer les conseils municipaux insulaires pour parvenir à la parité. « L’objectif n’est pas tout à fait atteint », constate aujourd’hui l’institut.
« À l’issue des élections de mars 2026, 454 femmes supplémentaires sont élues dans les conseils municipaux », note en effet l’Insee. Au total, sur les 4 277 conseillers municipaux élus au mois de mars, 1 993 sont en effet des femmes, soit 47 % des élus municipaux, contre seulement 38 % à la fin de la précédente mandature. Uneprogression de 9 points, plus importante encore que celle enregistrée dans l'Hexagone, où elle s'établit à 6 points.
C'est dans les petites communes, où les femmes étaient jusqu’ici les moins représentées, que le changement est le plus marqué. « Dans les petites communes, le taux de féminisation augmente ainsi de 13 points pour s’approcher de la parité : 46 % des élus sont des femmes », souligne l’Insee.
Cette féminisation s’accompagne également d’un important renouvellement des équipes. Plus de la moitié des femmes élues en mars dernier, 54 %, ne siégeaient pas dans un conseil municipal lors de la précédente mandature, contre 35 % des hommes. Et là encore, le phénomène est particulièrement marqué dans les communes de moins de 1 000 habitants, où 59 % des conseillères municipales sont de nouvelles élues. « Quelle que soit la taille de la commune, la part de nouvelles élues dépasse celle de nouveaux élus », pointe l’Insee dans ce droit fil.
L’arrivée de ces nouvelles élues s’accompagne aussi d’un relatif rajeunissement des conseils municipaux. Les femmes sont notamment plus nombreuses que les hommes parmi les élus de moins de 30 ans, avec respectivement 23 % contre 17 %. Une différence qui s’efface toutefois lorsque l’on regarde l’ensemble des générations puisque l’âge moyen s’établit à 54 ans chez les femmes et à 53 ans chez les hommes. Plus largement, la part des élus âgés de 60 ans ou plus est passée de 48 % à 39 % après les élections. Un rajeunissement que l’Insee tempère toutefois en constatant que « les nouveaux élus demeurent plus âgés que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction ».
Le renouvellement des conseils municipaux n’a en revanche pas véritablement modifié leur composition socioprofessionnelle. Les cadres restent la catégorie la plus représentée, avec un tiers des élus, tandis que les ouvriers demeurent très peu présents. Leur représentation a même légèrement diminué à l’issue du scrutin.
Seulement 37 femmes maires en Corse
Si la parité gagne donc du terrain au sein des conseils municipaux, la situation reste très différente lorsqu’il s’agit d’accéder à la tête des communes. « Cette meilleure représentativité des femmes dans les équipes municipales ne concerne pas la plus haute responsabilité communale », pointe ainsi l’Insee. Sur les 360 maires élus en mars dernier, seulement 37 sont des femmes, soit 10,3 %. Elles étaient 5 de plus à la fin de la précédente mandature. Une situation qui contraste avec celle observée dans l’Hexagone, où 23 % des maires sont aujourd’hui des femmes et où leur présence à la tête des communes progresse de façon continue depuis 2014.
Dans l’île, cette faible représentation est particulièrement visible à mesure que la taille des communes augmente. Si 12 femmes dirigent une commune de moins de 100 habitants et 22 une commune comptant entre 100 et 1 000 habitants, elles ne sont plus que trois dans celles de 1 000 à 3 500 habitants. Et aucune femme n’est aujourd’hui maire d’une commune corse de plus de 3 500 habitants.
Pour l’Insee, cette situation s’explique notamment par la forte stabilité qui caractérise les exécutifs municipaux insulaires. « En 2026, quatre maires sur cinq y sont réélus contre trois sur cinq dans l’Hexagone », relève l’étude, qui note parallèlement que les femmes qui occupaient cette fonction en 2025 ont été peu nombreuses à reconduire leur candidature. « La stabilité de mandat explique donc en partie leur moindre présence aux postes de maire », analyse l’institut.
Conséquence, malgré la forte progression du nombre de femmes dans les conseils municipaux, seuls 5 % des Corses vivent aujourd’hui dans une commune dirigée par une femme, contre 8 % avant le scrutin. Sur le continent, cette proportion atteint 19 %. La véritable parité en politique est encore loin.
« À l’issue des élections de mars 2026, 454 femmes supplémentaires sont élues dans les conseils municipaux », note en effet l’Insee. Au total, sur les 4 277 conseillers municipaux élus au mois de mars, 1 993 sont en effet des femmes, soit 47 % des élus municipaux, contre seulement 38 % à la fin de la précédente mandature. Uneprogression de 9 points, plus importante encore que celle enregistrée dans l'Hexagone, où elle s'établit à 6 points.
C'est dans les petites communes, où les femmes étaient jusqu’ici les moins représentées, que le changement est le plus marqué. « Dans les petites communes, le taux de féminisation augmente ainsi de 13 points pour s’approcher de la parité : 46 % des élus sont des femmes », souligne l’Insee.
Cette féminisation s’accompagne également d’un important renouvellement des équipes. Plus de la moitié des femmes élues en mars dernier, 54 %, ne siégeaient pas dans un conseil municipal lors de la précédente mandature, contre 35 % des hommes. Et là encore, le phénomène est particulièrement marqué dans les communes de moins de 1 000 habitants, où 59 % des conseillères municipales sont de nouvelles élues. « Quelle que soit la taille de la commune, la part de nouvelles élues dépasse celle de nouveaux élus », pointe l’Insee dans ce droit fil.
L’arrivée de ces nouvelles élues s’accompagne aussi d’un relatif rajeunissement des conseils municipaux. Les femmes sont notamment plus nombreuses que les hommes parmi les élus de moins de 30 ans, avec respectivement 23 % contre 17 %. Une différence qui s’efface toutefois lorsque l’on regarde l’ensemble des générations puisque l’âge moyen s’établit à 54 ans chez les femmes et à 53 ans chez les hommes. Plus largement, la part des élus âgés de 60 ans ou plus est passée de 48 % à 39 % après les élections. Un rajeunissement que l’Insee tempère toutefois en constatant que « les nouveaux élus demeurent plus âgés que leurs prédécesseurs lors de leur entrée en fonction ».
Le renouvellement des conseils municipaux n’a en revanche pas véritablement modifié leur composition socioprofessionnelle. Les cadres restent la catégorie la plus représentée, avec un tiers des élus, tandis que les ouvriers demeurent très peu présents. Leur représentation a même légèrement diminué à l’issue du scrutin.
Seulement 37 femmes maires en Corse
Si la parité gagne donc du terrain au sein des conseils municipaux, la situation reste très différente lorsqu’il s’agit d’accéder à la tête des communes. « Cette meilleure représentativité des femmes dans les équipes municipales ne concerne pas la plus haute responsabilité communale », pointe ainsi l’Insee. Sur les 360 maires élus en mars dernier, seulement 37 sont des femmes, soit 10,3 %. Elles étaient 5 de plus à la fin de la précédente mandature. Une situation qui contraste avec celle observée dans l’Hexagone, où 23 % des maires sont aujourd’hui des femmes et où leur présence à la tête des communes progresse de façon continue depuis 2014.
Dans l’île, cette faible représentation est particulièrement visible à mesure que la taille des communes augmente. Si 12 femmes dirigent une commune de moins de 100 habitants et 22 une commune comptant entre 100 et 1 000 habitants, elles ne sont plus que trois dans celles de 1 000 à 3 500 habitants. Et aucune femme n’est aujourd’hui maire d’une commune corse de plus de 3 500 habitants.
Pour l’Insee, cette situation s’explique notamment par la forte stabilité qui caractérise les exécutifs municipaux insulaires. « En 2026, quatre maires sur cinq y sont réélus contre trois sur cinq dans l’Hexagone », relève l’étude, qui note parallèlement que les femmes qui occupaient cette fonction en 2025 ont été peu nombreuses à reconduire leur candidature. « La stabilité de mandat explique donc en partie leur moindre présence aux postes de maire », analyse l’institut.
Conséquence, malgré la forte progression du nombre de femmes dans les conseils municipaux, seuls 5 % des Corses vivent aujourd’hui dans une commune dirigée par une femme, contre 8 % avant le scrutin. Sur le continent, cette proportion atteint 19 %. La véritable parité en politique est encore loin.
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