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Ajaccio : Un cadre de la chambre de commerce condamné pour port d'arme irrégulier


La rédaction le Vendredi 22 Décembre 2023 à 18:52

Jean-André Simonetti, coordinateur des ports et aéroports de la chambre de commerce de Corse-du-Sud, a écopé de trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis



Photo Michel Luccioni
Photo Michel Luccioni
Le coordinateur des ports et aéroports de la chambre de commerce de Corse-du-Sud, condamné en 2004 pour meurtre, a écopé vendredi de trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, pour avoir tenté de franchir la sécurité de l'aéroport d'Ajaccio avec une arme. Jean-André Simonetti, 58 ans, a également été condamné à une interdiction, requise par le ministère public, de détenir une arme pendant 15 ans et effectuera sa peine ferme sous bracelet électronique. Le substitut du procureur Nicolas Mingant avait requis trois ans d'emprisonnement avec maintien en détention, assurant que les explications du prévenu n'étaient "pas crédibles".

Un oubli
Début novembre, un pistolet chargé avait été découverte au filtrage de sécurité de l'aéroport d'Ajaccio, dans son bagage à main. Face à cette découverte, M. Simonetti avait quitté les lieux. Il s'était rendu chez sa compagne avant de contacter un collègue de travail à qui il avait remis ses téléphones personnel et professionnel et ses clés de voiture. Il s'était ensuite rendu chez son avocat qui lui avait conseillé de se présenter à la police aux frontières, ce qu'il avait fait, a relaté le président du tribunal. "Il a essayé d'organiser une défense", a fustigé M. Mingant, en lui demandant pourquoi il avait appelé le directeur de l'aéroport une minute après les faits. Le magistrat a également pointé le changement d'agent de contrôle juste avant le passage du prévenu. M. Simonetti a expliqué que ce pistolet Beretta chargé de huit balles de 22 long rifle était celui de son beau-père décédé et qu'il avait "oublié" qu'il l'avait sur lui, préoccupé par le rendez-vous médical où il se rendait à Montpellier. Il a dit avoir voulu "le mettre hors de portée de quiconque", notamment de la fille de sa compagne en dépression, "en l'enterrant sur son terrain à Corte", ce qu'il n'avait cependant pas fait malgré deux passages à Corte la veille des faits. En voyant cette arme découverte aux rayons X, il a indiqué avoir décidé de partir "dans un moment de panique".

Déjà condamné pour meurtre 
En octobre 2004, M. Simonetti avait été condamné avec un autre accusé par la cour d'assises spéciale de Paris à 13 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un nationaliste corse, Noël Sargentini en août 1995, lors de la "guerre fratricide" qui avait opposé deux factions rivales du nationalisme corse: le Mouvement pour l'autodétermination (MPA) et la Cuncolta.