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​Arte Mare : Noée Abita crève l’écran dans « Slalom »


Laurent Hérin le Mercredi 7 Octobre 2020 à 19:19

On la connaît pour ses rôles dans « Ava » de Léa Mysius ou encore « Le Grand Bain » de Gilles Lellouche. La jeune actrice était venue tourner trois mois en Corse pour la série « Une Île ». Noée Abita est de retour à Bastia, avec Muriel Combeau, à l’occasion d’Arte Mare, pour présenter « Slalom » de Charlène Favier.



Muriel Combeau et Noée Abita, ce soir au Théâtre de Bastia pour Slalom ©LH
Muriel Combeau et Noée Abita, ce soir au Théâtre de Bastia pour Slalom ©LH
Noée Abita connaît bien Bastia pour y avoir séjourner pendant trois mois à l’époque du tournage de la série Une Île dans laquelle elle côtoie Laetitia Casta, Cedric Appietto, Henri-Noël Tabary ou encore Alexis Manenti. C’est donc en habituée qu’elle se présente au Festival Arte Mare 2020, accompagnée de l’actrice Muriel Combeau qui joue sa mère dans le très réussi premier long métrage de Charlène Favier, Slalom. Un film projeté en avant-première ce mercredi au Théâtre de Bastia à 21h15.


L’histoire : « Lyz, 15 ans, vient d'intégrer une prestigieuse section ski-études du lycée de Bourg-Saint-Maurice. Fred, ex-champion et désormais entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue. Galvanisée par son soutien, Lyz s'investit à corps perdu, physiquement et émotionnellement. Elle enchaîne les succès mais bascule rapidement sous l'emprise absolue de Fred… »
 
- CNI : Comment s’est faite la rencontre avec la réalisatrice ?
- Noée Abita : J’ai rencontré Charlène à l’occasion de son court métrage Oddol Gorri. Ça a été un coup de foudre amical et artistique. Du coup, quand elle m’a proposé Slalom dont elle m’avait déjà parlé, je n’ai pas hésité…
- Muriel Combeau : J’ai fait plusieurs essais. Je me souviens avoir reçu le scénario en me disant : encore une histoire de sportive qui finit par gagner, etc. Et 30 mn plus tard, j’étais en larme. Ma fille, qui a le même âge que Lyz – le rôle de Noée Abita – dans le film n’en revenait pas. Du coup, je tenais vraiment à avoir le rôle, le scénario est magnifique…
- N.A: Oui ! Magnifique, il y a tout dedans.
 
- Et avec Noée ?
- M.C : En plus du scénario, je me rends compte que je vais jouer avec Noée. On ne se connaissait pas mais je me souvenais qu’en la voyant dans Le Grand Bain je m’étais dit : « Mais c’est qui cette nana ? C’est une p… d’actrice ! » Elle a encore prouvé sur ce tournage toutes ses qualités. Elle est humaine, généreuse et pas snob ! Elle ira loin…
 
- Comment s’est passé le tournage ?
- N.A : C’était rude, vraiment. Je ne viens pas du tout de la montagne. J’ai découvert un lieu, des conditions climatiques rudes et surtout, le monde du ski et du sport professionnel. J’ai dû m’entraîner, en amont, et pendant tout le tournage. Je me levais à 7 h pour aller faire du sport : piscine, salle, ski, etc. J’ai du faire attention à ce que je mangeais et prendre du muscle, me créer une enveloppe physique. Comme Lyz dans le film en fait !
- M.C : Oui, je me souviens d’une scène avec Maïra Schmidt – qui joue Justine, la meilleure amie de Lyz – ou elle te rhabille…
- N.A :…oui, exact ! Vers la fin du film, après une course. La scène est coupée au montage mais elle me rhabillait, j’étais frigorifiée. Il était 4h du matin, -15° et en pleine tempête !
« C'est avant tout un film sur la résilience ! » Noée Abita 
- Le film parle effectivement d’une jeune skieuse mais aussi d’emprise et d’abus sexuel, ici dans le sport. Un sujet d’actualité ?
- N.A : Ah non ! Stop ! J’en ai marre d’entendre ça. Ce n’est pas un sujet d’actualité. Ça a toujours existé, depuis la nuit des temps. Et ça se passe partout, dans tous les domaines, pas que dans le sport. Enfin on en parle ! Mais ce n’est pas nouveau…
- M.C : …vraiment pas ! Organisez un dîner avec des amies et posez la question de qui n’a jamais été abusé. C’est dingue, les chiffres font froid dans le dos.
- N.A : Même si le film ne parle pas que de ça. Au début, Lyz ne se sent pas à sa place, elle se cherche, elle doit apprendre à se respecter, à dire non. C’est avant tout un film sur la résilience.
 
- C’est aussi la force de Slalom, ne jamais tombé dans le manichéisme ou le jugement…
- M.C : Oui, Charlène réussit ça. Les personnages ne sont pas tout noir ou tout blanc. Il y a des nuances. Sur chaque rôle, de la mère, au coach en passant par la meilleure copine. Les seconds rôles sont essentiels d’ailleurs. C’est la force de Charlène, dans l’écriture et dans la direction. On ne surjoue pas, il y a quelque chose d’incarner.
- N.A : Il y a une vraie complexité, beaucoup de richesse dans chaque personnage. Et une symbiose entre nous. On raconte tous la même histoire, avec la même envie et ma même énergie. C’était très fort sur le tournage.
                                                              
- Avec Jérémie Rénier particulièrement ?
-  N. A : Avec tout le monde je vous dis ! Mais oui, forcément, ma relation avec Jérémie est particulière. Je connaissais et j'admirais l'acteur, j'ai découvert l'homme. Il est d'une telle bienveillance. On avait de l'appréhension tous les deux, forcément, à incarner ce « couple » sportif/coach. On a énormément échangé. Pour ne pas se sentir seul dans des scènes qui n'étaient pas facile à jouer. Et avec Charlène, on sait où on va. Pas de malentendu !
- M.C : Son rôle n'est pas facile. Limite dangereux mais il s'en sort tellement bien !
 
- Il y a un gros travail sur l’image également…
- N.A : Oui, Yann Maritaud est un super chef op’ [il travaillait déjà sur le court métrage Oddol Gorri mais aussi sur Mignones et Terrible Jungle, NDLR]. Il a un univers graphique hallucinant. Et il ne trichent pas avec Charlène. On est vraiment là où on tourne, en extérieur comme en intérieur. Dans la scène de la salle de sport qui vire au rouge au moment où la violence monte, ce n’est pas fait en post-prod, il y a de véritables filtres rouges collés aux fenêtres. Ça nous met aussi en condition. C’est plus vrai. Et ça passe ou ça casse…
- M.C : Ça ne joue pas à la dinette [rires]. Non, mais sérieusement, les choses sont incarnées, pour de vrai. Beaucoup de choses passent dans les regards, dans les corps. Charlène filme au plus près. Elle ne triche pas. Jamais. Ça se ressent à l’écran.
 
• Slalom, de Charlène Favier, mercredi 7 octobre à 21h au Théâtre de Bastia en présence de Noée Abita et Muriel Combeau

Affiche de « Slalom » avec Noée Abita ©Jour2fête
Affiche de « Slalom » avec Noée Abita ©Jour2fête

















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