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Sénatoriales en Haute-Corse : Jean-Simon Savelli dans la course


Jean-Paul-Lottier le Vendredi 28 Août 2020 à 18:04

Président de la Ligue Corse de Rugby depuis 2016, inconnu des hautes sphères de la politique, Jean-Simon Savelli a annoncé officiellement à CNI sa candidature aux élections sénatoriales du 27 septembre prochain. Profondément ancré à droite, Jean-Simon Savelli est parti à la rencontre des grands électeurs sur le territoire de la Haute-Corse, il leur a présenté avec détermination les raisons de sa candidature, sa vision unifiée du territoire, sa volonté de dépasser les clivages traditionnels




Jean-Simon Savelli
Jean-Simon Savelli

Président de la Ligue Corse de Rugby depuis 2016, et membre du Comité Directeur de la Fédération Française de Rugby, Jean-Simon Savelli œuvre quotidiennement pour le rayonnement de la Corse, au niveau national, à travers ce sport, et transmet les valeurs fortes identifiées dans cette discipline : solidarité, fraternité, respect, esprit d’équipe, cohésion.
Humainement, il a toutes les qualités que l’on reconnaît volontiers aux rugbymen : il sait rassembler et fédérer, il est déterminé et décidé, il sait convaincre et écouter, il place les relations et les valeurs humaines au centre de ses priorités.
Politiquement, homme de droite, initié à la politique depuis son plus jeune âge par les regrettés Pierre Pasquini, Maire de l’Ile Rousse, député et ministre des Anciens combattants et par Me François Ferrandini, Jean-Simon Savelli est un homme de conviction, sachant allier valeurs républicaines et intérêts spécifiques de cette Corse qu’il aime tant.
Toute sa carrière professionnelle a été dictée par le sens du service public et de l’intérêt collectif. Fonctionnaire territorial, il œuvre en effet depuis plus de 30 ans au service de la ville de l’Ile-Rousse, et notamment en qualité de Directeur de cabinet du précédent maire de l’Ile-Rousse, Jean-Joseph Allegrini-Simonetti.
Cet ancrage territorial, affirmé et très marqué, lui donne une cohérence dans sa volonté d’être candidat aux élections sénatoriales du 27 septembre prochain. A travers toutes ces années passées au service de la Corse, il a noué des liens personnels forts avec un très grand nombre d’élus locaux, au-delà des couleurs politiques. Attentif, il a beaucoup appris à leur contact, notamment sur la place de la ruralité et de l’importance de la cohérence des territoires (littoral, rural, urbain) en Haute-Corse. Il maîtrise les enjeux et les problématiques du territoire et il sait que pour mener à bien de grands projets pour la Corse, il est indispensable de se battre pour elle en fédérant, en rassemblant et en portant au plus haut niveau de l’état des idées républicaines empruntes d’une identité régionaliste marquée.
Parti à la rencontre des grands électeurs sur le territoire de la Haute-Corse, il leur a présenté avec détermination les raisons de sa candidature, sa vision unifiée du territoire, sa volonté de dépasser les clivages traditionnels. Il sait déjà pouvoir compter sur le soutien d’un très grand nombre d’entre eux. Son projet s’articule autour d’une idée maîtresse qui veut donner plus de cohérence et de cohésion à notre département : il faut créer une nécessaire solidarité entre urbain et rural qui doivent être partenaires. Mer et montagne doivent être repensées de manière plus harmonieuse, pour proposer une gestion transversale des territoires.
Jean-Simon Savelli s’engage à porter et appuyer les dossiers et les projets quels qu’ils soient, dans un souci constant de faire avancer les choses au mieux pour la Corse. Son seul impératif : que ces projets œuvrent pour un mieux vivre ensemble, qu’ils offrent un avenir, des perspectives et des lendemains à la Corse

A la veille de cette échéance importante, serein, Jean-Simon Savelli a répondu à nos questions.
- Vous êtes candidat à la prochaine élection sénatoriale et pourtant vous n'avez jamais eu le moindre mandat d'élu? 
- Je reste toujours surpris lorsqu’on me pose cette question. Vous n’êtes pas sans savoir que tout électeur français peut se présenter à ce type d’élection. En ce qui me concerne, je mets dans la balance plus de 30 années passées au service des élus. Effectivement, je n’ai jamais eu de mandat politique. Je crois justement que le renouvellement de la classe politique passe par des candidatures comme la mienne : des passionnés de la vie politique qui n’ont qu’une ambition : travailler pour leur territoire.

- Quelles ont été vos motivations pour entreprendre cette démarche ?
- Après les élections municipales, ayant dû abandonner mes fonctions de directeur de cabinet, j’avais les coudées franches pour oser entreprendre une telle démarche. Après l’ombre, vient la lumière… Alors, avec une détermination sans faille, j’ai décidé de me lancer. Je me sens tout à fait légitime, comme n’importe quel autre candidat. Et surtout, je crois profondément à un rassemblement au-delà des partis. Il le faut. Pour la Corse.

- Le pari n'est-il pas osé ?
- En ma qualité de Président de la Ligue corse de rugby et de membre du comité directeur de la FFR, je serais tenté de faire le parallèle entre une élection et un match de rugby. En politique comme au rugby, on entre en campagne comme sur un terrain sans connaître l’issue du match. On défend fièrement ses couleurs et ses convictions, on sait que l’on va devoir se battre tout en respectant ses adversaires, être courageux et déterminé, et que l’on va forcément prendre des coups… Je porte à cette élection le maillot du rassemblement républicain pour la Corse et je crois fermement que je sortirai de la mêlée, le ballon en main, le 27 septembre prochain.

-  Dans quel camp politique vous situez-vous ?
-Je prône un rassemblement, parce qu’il est urgent de repenser la politique sur tout le territoire national, mais plus encore en Corse. Il faut pouvoir proposer un projet de vie aux électeurs, et ne plus s’enferrer sur des querelles intestines qui ne servent que quelques-uns. La politique est l’affaire de tous, elle est importante pour un bon fonctionnement de la cité, au sens premier du terme. Mais puisqu’il faut se catégoriser, je vous répondrai que bien que n’ayant aucune appartenance à un quelconque parti, je suis un homme de droite. Et cette fidélité à la droite que l’on qualifiait avant de « gaulliste » me permettra de m’inscrire, si je suis élu, au Groupe républicain au Sénat et donc de pouvoir porter la voix de la Corse au plus haut niveau de l’état, avec un temps de parole suffisant.
 
- Qui sera votre suppléant ?
- Ce sera une suppléante. C’est la loi qui nous l’impose. Mais même si cela n’avait pas été le cas, j’aurais choisi une femme, toujours dans cette logique de complémentarité et de rassemblement. Pour répondre à votre question, sans botter en touche, je vous avoue que l’échéance est encore loin, j’ai fait des propositions d’ouverture, qui sont restées lettre morte. Ce n’est pas grave. Car j’ai aujourd’hui une piste sérieuse, j’attends simplement une confirmation, c’est la raison pour laquelle je ne peux vous en dire plus.

- Comment est perçue votre candidature auprès des élus que vous avez rencontrés ?
- Très bien. Les élus que j’ai rencontrés, et j’en ai vu un grand nombre, sont très agréablement surpris. Je m’aperçois qu’il y avait en fait une sorte d’attente d’une candidature au delà des partis, et surtout une candidature d’une personne extrêmement motivée. Elle attire une véritable adhésion et j’ai beaucoup de soutien. La Corse, politiquement, est en train de sortir d’une logique exclusive de partis et c’est une bonne chose. Cela permettra d’avancer sur beaucoup de dossiers

- Si vous êtes élu quels seront les axes prioritaires de votre programme ?
- Un sénateur a un rôle spécifique de représentant des collectivités territoriales de la République qui est nécessaire et indispensable puisque la décentralisation est de plus en plus forte. Donc un sénateur n’a pas à proprement parler de programme. Il vaudrait mieux parler d’un projet. Je pense plus exactement à l’égalité des territoires, à l’harmonie des différents bassins de vie, aux valeurs républicaines. Je pense aussi à la désertification des zones rurales, des centres-villes, à l’exode scolaire et professionnel des jeunes, aux fermetures de classes, à la problématique d’accès au logement, à l’accès aux soins médicaux difficiles dans certaines zones, au traitement des déchets et plus largement à la réflexion environnementale… Il sera de mon devoir d’être vigilant sur tous ces dossiers qui sont cruciaux pour notre région".
Vous êtes confiant ?
" Je suis plus que confiant. Je suis déterminé. Je crois, et vous l’avez bien compris, en cette idée de rassemblement. Je crois qu’ensemble, tous ensemble, nous pouvons accomplir de grandes choses. Personne n’a le monopole de la Corse. La Corse est notre terre, nous devons lui en être tous redevables".
Votre conclusion ?
- Elle sera simple : alzemu per un nantru dumane.


 

 




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