Chaque 26 et 27 janvier, Monaco célèbre Dévote, sa sainte patronne. Originaire de Corse, la jeune chrétienne martyrisée, est devenue une figure spirituelle importante pour les deux territoires.
L’histoire de sainte Dévote plonge ses racines dans les persécutions de l’Empire romain. Arrêtée pour sa foi, la jeune corse fut emprisonnée, torturée et exécutée sans jamais renier ses croyances. Son corps, récupéré par des fidèles pour éviter le bûcher, fut placé sur une barque en partance pour l’Afrique. Mais, selon la légende, une colombe guida l’embarcation jusqu’à Monaco, où elle s’échoua.
Chaque année, Monaco perpétue cet héritage. Ce dimanche soir, une barque symbolique a été brûlée sur le port, en présence du prince Albert II et de la famille princière, rappelant le miracle fondateur. Demain, une messe pontificale viendra conclure ces deux jours de festivités dans la cathédrale de la Principauté.
En Corse, sainte Dévote également vénérée
Si sainte Dévote est indissociable de Monaco, ses origines corses restent fortes. En 1731, elle fut déclarée patronne protectrice de l’île, et des reliques furent envoyées depuis la Principauté à Lucciana. Aujourd’hui encore, cette commune accueille une grande procession le lundi de Pentecôte, où confréries et fidèles honorent la jeune martyre.
Liées par l’histoire, Monaco et la Corse partagent bien plus qu’un culte religieux. Depuis leur jumelage en 2009, les deux territoires collaborent étroitement sur des projets patrimoniaux et environnementaux. Une manière, au-delà des commémorations, de célébrer l’héritage de sainte Dévote, figure de foi et de résilience qui transcende les siècles.
Lucciana et Monaco, liées par cette sainte, ont officialisé leur rapprochement en 2009 à travers un jumelage. À cette occasion, Albert II avait posé la première pierre du musée archéologique. Le souverain, attaché à ces échanges, se rend régulièrement en Corse, où la Principauté investit dans des projets environnementaux, notamment pour la préservation des fonds marins.
-
Ajaccio - Le téléporté Angelo fermé jusqu’au 28 février
-
Jean-Baptiste Arena : « Le salon de l’agriculture est une vitrine pour la Corse, mais aussi un moment de lobbying important »
-
Du grenier d’Ajaccio aux grandes scènes : le souffle ambitieux du trompettiste Raphaël Horrach
-
Municipales. À Ajaccio, Charlotte Cesari présente un programme de proximité et appelle à la sérénité face aux tensions nationales
-
Le Club Alpin de Corse-du-Sud a organisé une formation pour mieux préparer au risque avalanche











Envoyer à un ami
Version imprimable





