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Destruction du drapeau à Ajaccio : La condamnation de Per a pace


Rédigé par le Vendredi 23 Janvier 2015 à 00:29 | Modifié le Vendredi 23 Janvier 2015 - 00:33



L’association Per a Pace condamne, avec la plus grande fermeté, la destruction par le feu du drapeau tricolore dans une école à Ajaccio. Cet acte est une provocation de plus. C’est un acte grave, dont l’objectif est de créer un affrontement entre les communautés. Il n’est pas question de tomber dans ce piège grossier. Il est urgent et important d’identifier le ou les auteurs.

 

Per a Pace condamne avec la plus grande solennité les agressions racistes et xénophobes qui ont visé des lieux de culte en Corse, après les actes barbares commis à Paris. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces agissements contre la vie, la démocratie, contre la liberté.

 

La réaction des citoyens, des associations, des mouvements, ici en Corse comme partout en France, a été massive et salutaire. Les opérations de récupération politique ont clairement été identifiées.

 

Aujourd’hui, il convient de continuer à s’appuyer sur cette réplique républicaine de masse qui a montré au monde entier, aux travers des hommages rendus aux victimes du terrorisme, son attachement inconditionnel à la liberté d’expression, conformément à la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen d’Août 1789 :

 

- Art.10. _ Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

 

- Art.11. _ La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Ces articles sont les fondations de la laïcité. La laïcité qui, malheureusement, dans le monde d'aujourd'hui, est devenue un enjeu de civilisation. Rien n’est définitivement acquis.

 

La laïcité est l’acceptation des différences,  dès lors que celles-ci restent en harmonie avec les principes de liberté, d’égalité et de fraternité. La laïcité,  c’est le « vivre ensemble ».

 

Ces attentats en France ne peuvent nous faire oublier les atrocités que subissent des citoyens en Afrique.

 

Au Nigéria, Boko Haram a procédé à l’exécution de près de 2000 personnes.  Selon Amnesty International, c’est le « pire massacre » jamais perpétré par un groupe islamiste. Les images, même visibles par satellite, donnent une idée de la furie des barbares. L’association Per a Pace condamne avec la plus grande fermeté ce crime contre l’humanité. Elle interpelle la communauté internationale pour que cesse au plus vite ce massacre de grande envergure.

 

Après l’énorme manifestation du peuple à Paris, nous aurions pu attendre que la cinquantaine de  chefs d’Etats présents dans la capitale se rendent au Nigéria pour manifester leur  compassion et leur indignation, pour montrer que celle-ci ne peut être sélective.

 

Sur tous les continents, le monde est confronté à la barbarie.

 

La peur se construit et s’installe. Cette situation dangereuse pour la démocratie est en partie le résultat de politiques internationales basées presque essentiellement sur la confrontation, en particulier sur les plans économique et militaire. 

 

Il faut redonner du sens à une vraie politique de coopération entre les peuples, car l’histoire nous enseigne que le repli sur soi et la surenchère sécuritaire sont une impasse et favorisent  le renoncement,  la disparition des valeurs démocratiques avec ses conséquences destructrices pour la cohésion sociale.

 

Il est urgent et vital de lutter contre le terrorisme, contre tous les conflits et guerres civiles qui se multiplient à travers le monde. Nous considérons que l’OTAN, structure militaire issue de la guerre froide et représentation des grandes puissances, ne peut jouer le rôle d’arbitre et d’instance internationale pour faire la paix.

 

Il est urgent et vital qu’une instance internationale, émanation de l’ensemble des Nations, respectueuse des sensibilités politiques et culturelles, fasse respecter le droit et la justice.

 

Avant guerre, les hommes et les nations se sont dotés de la SDN (Société des Nations) qui malheureusement a fait faillite. Après guerre, en 1945 l’ONU (Organisation des Nations Unies) a vu le jour. Aujourd’hui encore, cette organisation se trouve en difficulté et ne peut jouer son rôle en faveur de la paix.

 

Il y a urgence à ouvrir un vaste chantier civique pour faire en sorte qu’une instance internationale puisse voir le jour et œuvrer efficacement en faveur de la coopération entre les peuples, de la justice et de la paix.

 





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