C’est une chronique d’une mort annoncée qu’a souhaité présenter l’intersyndicale FO -CGT - Solidaires des finances publiques. En ligne de mire, la fermeture de l’ESI, l’établissement informatique à compétence régionale des finances publiques. Cette structure assure les missions de développement d’applications informatiques , et d’assistance informatique en Corse.
« L’activité éditique avait été supprimée d’une part en 2005, d’autre part en 2014, a expliqué Frédéric Vesperini, responsable FO des services informatiques. Nous sentions qu’il y avait cette volonté de laisser sombrer le service. Les départs à la retraite n’étaient pas remplacés, les mutations non plus. S’il y a eu certes des concessions à faire au niveau de l’Etat et de la fonction publique, la Corse a payé le prix lourd. Contrairement à Nice et Montpellier qui n’ont encaissé que 15 et 4% de baisse d’effectifs, l’île de beauté enregistre 41% entre 2012 et 2018. Ajoutez à cela le peu de formations dans un domaine qui évolue sans cesse, nous nous doutions qu’il n’y avait pas de volonté de maintenir un service pourtant nécessaire. Notre directeur interrégional (DISI) Robert Perrier a orchestré cette mort annoncée et en a sonné le glas. ».
Selon les syndicats, le service des ressources humaines serait complètement déstructuré avec un pilotage et une gestion via la région PACA de Marseille et Nice. Si 11 agents seront maintenus en Corse, huit n’en ont pas la certitude. On parle de reclassement en administratif avec un maintien de prime « technique » pendant six ans à peine et surtout de la possibilité d’une mutation en dehors de Corse. « Pour être très clair, souligne le représentant syndical, une personne qui aurait donné trente ans de sa vie dans l’informatique serait obligé de repartir de zéro dans un autre emploi et pas forcément en Corse. Par ailleurs, nous demandons uniquement l’application de la « loi montagne » afin de reconnaître les spécificités et les besoins des services publics de proximité dont la population a besoin. Au-delà de cela, si nos agents informatiques étaient tout de même reclassés en administratif, cela serait tout autant de jeunes qui n’auraient pas de place ».
Aujourd’hui, les fonctionnaires des finances publiques perdent leur service informatique en Corse. Ils déplorent avoir été le seul ESI de l’hexagone à souffrir d’une suppression. En fin d’après-midi, Mathieu Caillaud, responsable FO, a rencontré la préfète de Corse, Josiane Chevalier. «Nous sommes satisfaits en partie de cet échange. D’une part nous avons eu droit à une écoute attentive et humaine et d’autre part nous déplorons, comme elle d’ailleurs, le manque d’éléments dont disposait la représentante de l’État concernant ce dossier. Josiane Chevalier s’est toujours opposée à la fermeture des trésoreries, elle nous a conforté dans cette volonté de maintenir emplois et services de proximité. Nous attendons donc de l’État qu’il entende les voix de ses représentants et de ses citoyens et qu’il reconnaisse nos spécificités et la « loi montagne » nous garantissant ainsi le maintien des emplois sur l’île ».
« L’activité éditique avait été supprimée d’une part en 2005, d’autre part en 2014, a expliqué Frédéric Vesperini, responsable FO des services informatiques. Nous sentions qu’il y avait cette volonté de laisser sombrer le service. Les départs à la retraite n’étaient pas remplacés, les mutations non plus. S’il y a eu certes des concessions à faire au niveau de l’Etat et de la fonction publique, la Corse a payé le prix lourd. Contrairement à Nice et Montpellier qui n’ont encaissé que 15 et 4% de baisse d’effectifs, l’île de beauté enregistre 41% entre 2012 et 2018. Ajoutez à cela le peu de formations dans un domaine qui évolue sans cesse, nous nous doutions qu’il n’y avait pas de volonté de maintenir un service pourtant nécessaire. Notre directeur interrégional (DISI) Robert Perrier a orchestré cette mort annoncée et en a sonné le glas. ».
Selon les syndicats, le service des ressources humaines serait complètement déstructuré avec un pilotage et une gestion via la région PACA de Marseille et Nice. Si 11 agents seront maintenus en Corse, huit n’en ont pas la certitude. On parle de reclassement en administratif avec un maintien de prime « technique » pendant six ans à peine et surtout de la possibilité d’une mutation en dehors de Corse. « Pour être très clair, souligne le représentant syndical, une personne qui aurait donné trente ans de sa vie dans l’informatique serait obligé de repartir de zéro dans un autre emploi et pas forcément en Corse. Par ailleurs, nous demandons uniquement l’application de la « loi montagne » afin de reconnaître les spécificités et les besoins des services publics de proximité dont la population a besoin. Au-delà de cela, si nos agents informatiques étaient tout de même reclassés en administratif, cela serait tout autant de jeunes qui n’auraient pas de place ».
Aujourd’hui, les fonctionnaires des finances publiques perdent leur service informatique en Corse. Ils déplorent avoir été le seul ESI de l’hexagone à souffrir d’une suppression. En fin d’après-midi, Mathieu Caillaud, responsable FO, a rencontré la préfète de Corse, Josiane Chevalier. «Nous sommes satisfaits en partie de cet échange. D’une part nous avons eu droit à une écoute attentive et humaine et d’autre part nous déplorons, comme elle d’ailleurs, le manque d’éléments dont disposait la représentante de l’État concernant ce dossier. Josiane Chevalier s’est toujours opposée à la fermeture des trésoreries, elle nous a conforté dans cette volonté de maintenir emplois et services de proximité. Nous attendons donc de l’État qu’il entende les voix de ses représentants et de ses citoyens et qu’il reconnaisse nos spécificités et la « loi montagne » nous garantissant ainsi le maintien des emplois sur l’île ».
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