Cette date du 11 février n’avait été choisie au hasard. «En ce jour anniversaire de la loi handicap du 11 février 2005, 16 ans après, avec nos salaires de 640 euros et des temps incomplets imposés, nous n’avons toujours pas de quoi nous acheter une seule bougie » déclare Marie-Ange Sauli, AESH, CGT. «Les élèves en situation de handicap ont droit à un accompagnement de qualité et nous nous mobilisons aujourd’hui pour obtenir l’exercice réel et effectif de ce droit. L’école inclusive ne peut être édifiée sur des fondations coulées dans la précarité. Nous ne voulons plus être les travailleurs pauvres de l’Education Nationale. Aujourd’hui les AESH se voient trop souvent imposer des temps incomplets qui les placent entre 400 et 500 euros sous le seuil de pauvreté. Sans un salaire décent, sans statut, sans reconnaissance de notre métier l’accompagnement est non seulement fragilisé mais devient pratiquement impossible».
Les AESH dénoncent ainsi le PIAL, Pôles Inclusifs d’Accompagnements Localisés. «Au lieu d’avoir un AESH attitré à un enfant, on mutualise les heures» explique de son coté Catherine Bailly, AESH à Folelli. « On demande certes une revalorisation de salaire mais pas que. On souhaite aussi une campagne de recrutement sans recourir aux volontaires du Service Civique. On réclame un concours de niveau bac ou post bac, une véritable formation».
Les AESH dénoncent ainsi le PIAL, Pôles Inclusifs d’Accompagnements Localisés. «Au lieu d’avoir un AESH attitré à un enfant, on mutualise les heures» explique de son coté Catherine Bailly, AESH à Folelli. « On demande certes une revalorisation de salaire mais pas que. On souhaite aussi une campagne de recrutement sans recourir aux volontaires du Service Civique. On réclame un concours de niveau bac ou post bac, une véritable formation».
Face à ce constat, la CGT et les AESH en général, réclament :
- L’abandon des PIAL
- La création d’un statut de fonctionnaire Catégorie B
- La revalorisation salariale immédiate
- La reconnaissance d’un temps plein à 24 heures d’accompagnement.
- Une formation initiale et continue qualifiante.
-
Municipales : Femu a Corsica – Core in Fronte, une union gagnante
-
Municipales à Ajaccio : Aiacciu Vivu revendique un « premier tour historique » et appelle au rassemblement
-
Municipales. En Corse, le RN et ses alliés progressent sans créer la vague espérée par leurs militants
-
La disparition de Francine Demichel, juriste et universitaire engagée au service de l’Université de Corse
-
Municipales. À Ajaccio, Charlotte Cesari claque la porte de l’union de gauche








Envoyer à un ami
Version imprimable




