(Photo Gérard Baldocchi)
- 10 ans d’existence, ces rencontres sont désormais ancrées dans le paysage culturel insulaire…
- 10 ans d’existence, ces rencontres sont désormais ancrées dans le paysage culturel insulaire…
-Nous sommes ravis car notre manifestation est en effet bien installée ici, avec un public qui répond présent, entre 1000 et 1500 personnes en moyenne sur les 3 jours. Les gens nous font confiance car ils ne sont jamais déçus par les auteurs que nous recevons. Mais ce qui est gratifiant aussi pour nous c’est que Libri Mondi s’est également installé sur le continent, chez les éditeurs, les auteurs. Nous avons bonne presse, bonne réputation. Si les premières années nous recherchions des autrices ou des auteurs, nous avons aujourd’hui des demandes des maisons d’édition ou des écrivains eux-mêmes.
- Qu’est-ce qui fait le succès de Libri Mondi ?
- Beaucoup d’ingrédients : La diversité des auteurs, leur disponibilité, la convivialité, l’accueil, la simplicité, le côté bienveillance, notre volonté de toucher tous les publics.
- Toujours fidèle au chiffre 7 ?
- Dès la création de notre manifestation nous avions décidé de n’inviter que sept auteurs et autrices afin de leur consacrer toute l’attention qu’ils méritent. Cette proximité n’a pas de prix. Elle nous a d’ailleurs permis de tisser des liens forts avec celles et ceux qui nous ont fait l’honneur d’accepter notre invitation au cours des neuf dernières années. Ce concept nous permet des rencontres entièrement gratuites, et surtout, de tenter de faire tomber les préventions qui empêchent tant de curieuses et de curieux d’assister à des rencontres littéraires, persuadés que là n’est pas leur place. Pour nos 10 ans nous avions envisagé de déroger à la règle en invitant 10 auteurs. Mais finalement nous avons renoncé pour justement ces raisons de convivialité et aussi pour des raisons d’organisation car nous ne sommes que 5 bénévoles à gérer ces rencontres. On a voulu conserver ce concept plutôt que de grossir l’évènement. Il n’y aurait d’ailleurs peut-être pas la place car si la Corse compte beaucoup de lecteurs, de passionnés de littérature, certains n’aiment pas participer aux rencontres littéraires. On préfère donc augmenter la qualité des invités.
- Le retour des auteurs ?
- A l’occasion de ce 10e anniversaire nous avons justement demandé aux invités de nos éditions précédentes leur ressenti. Et les témoignages recueillis sont pour nous le plus beau cadeau qu’on pouvait recevoir pour cet anniversaire, en plus d’une reconnaissance. Pour la plupart, ces rencontres ont été l’occasion de découvrir une Corse que, parfois, ils ne soupçonnaient même pas. Nous avons réalisé un livret réunissant des textes écrits, les ressentis de James Ellroy, Jérôme Garcin, Séverine Chevalier, Lance Weller et une douzaine d'autres autrices et auteurs. Des auteurs qui saluent aussi notre public, le décrivant à la fois curieux et respectueux, avide d’échanges, de rencontres. Le retour des éditeurs est très également bon puisqu’à chaque édition plus d’une centaine de livres sont vendus.
- Quel est votre public ?
- Là aussi c’est une grande fierté. Nous accueillons un public très hétéroclite, de toutes les catégories sociales, de tous horizons, un public aux profils très différents. Un public qui nous fait entièrement confiance, qui se laisse guider, séduire par nos choix.
- Le choix des auteurs …
- Nous sommes 5 dans l’organisation avec là aussi des goûts très différents. Chacun y va de sa proposition, de son coup de cœur. Nous avons une totale liberté de choix et personne, ni la ville, ni la CdC, nos partenaires, ne nous demandent des comptes. Eux aussi nous font confiance. On se fiche par exemple de la rentrée littéraire. On recherche avant tout la qualité, des auteurs que le public aimera découvrir, rencontrer, sans thématique.
- La part des auteurs corses dans votre manifestation ?
- Nous ne sommes pas des militants de la culture corse. L’idée première est de donner envie de lire au public. Le public corse a l’opportunité de rencontrer nos écrivains insulaires tout au long de l’année et donc on préfère inviter des auteurs qui n’auraient pas l’opportunité de venir ici. Cela n’empêche pas de puiser aussi dans le paysage culturel insulaire, de saisir des opportunités, comme cette année par exemple Marc Biancarelli. D’ailleurs on s’est aperçu qu’on ne voyait jamais certaines de ces personnes qui nous font le reproche de ne pas convier des auteurs corses.
- Le programme ?
- À l’occasion de ces 10 ans nous avons concocté un programme de haute volée. Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025, sera reçu par Jérôme Ferrari, autre prix Goncourt, pour l'ouverture, le vendredi soir. Samedi et dimanche, nous aurons le plaisir de recevoir Marc Biancarelli, l'Américain Laird Hunt, Adèle Yon, Carole Martinez, le russe Legor Gran et Olivier Ciechelski. Les rencontres se déroulent dans le magnifique cadre des jardins suspendus du musée avec, en cas d’intempéries, un repli possible au centre culturel l’Alb’Oru.
Libri Mondi (entrée gratuite)
Jardins suspendus du musée de Bastia (Alb’Oru en cas d’intempéries)
Les débats seront animés par Sébastien Bonifay, journaliste, Caroline Bonifay, doctorante, Bénédicte Giusti, enseignante, Ange-Toussaint Pietrera, responsable du réseau des Médiathèques de la Ville de Bastia, Grégoire Leménager, directeur adjoint de la rédaction Nouvel Obs et Jérôme Ferrari, auteur, prix Goncourt 2012.
Vendredi 11 septembre
19 heures : Laurent Mauvignier, Goncourt 2025 pour « La maison vide ». « Un grand roman, mais également une œuvre d’une qualité exceptionnelle depuis son premier ouvrage, Loin d’eux, publié aux éditions de Minuit en 1999 » commente S. Bonifay. « Longtemps, et très injustement, l’œuvre de Mauvignier a pu être considérée comme difficile, et réservée à un petit cercle de lecteurs exigeants. Mais c’est confondre, comme souvent, littérature ardue et littérature ambitieuse. Laurent Mauvignier ne s’est jamais rien interdit, s’emparant de sujets aussi divers que la guerre d’Algérie, le drame du Heysel, l’amour maternel, la fresque familiale. Moment fort ce vendredi puisqu’il s’entretiendra avec un autre Goncourt, Jérôme Ferrari, avec qui la proximité littéraire est indéniable ».
Samedi 12 septembre
16 heures : Marc Biancarelli. « Il y a des écrivains qui incarnent une langue autant qu’ils l’écrivent. Marc Biancarelli est de ceux-là » souligne S. Bonifay. « Depuis un quart de siècle, il explore les thèmes de la Corse, de la mémoire et de la violence, tissant une œuvre aussi viscérale que singulière. Poète, auteur de nouvelles, dramaturge, romancier, éditeur, éditorialiste et traducteur, Marc Biancarelli n’avait pas encore été invité à Libri Mondi, en neuf éditions. C’est désormais chose faite, enfin. »
17h15 : Carole Martinez. « Elle est sans aucun doute l’une des plumes les plus sensibles et talentueuses de la littérature française contemporaine. Comédienne puis professeur de lettres, elle s’est lancée avec bonheur dans l’écriture en 2005 ».
18h30 : Laird Hunt. « Après des premiers romans qu’il qualifie lui-même d’expérimentaux, il a choisi une veine plus réaliste pour explorer des moments charnières de l’histoire américaine. Grand Prix de Littérature Américaine en 2015, l’écrivain se penche sur les grandes plaies de l’Amérique, l’esclavage, la guerre de Sécession ou la Grande Dépression. Et cette approche se fait toujours par le truchement de vies ordinaires et par le regard des femmes. Tout le talent de Laird Hunt réside dans sa capacité à transformer la vie modeste de ses personnages, au courage et à la grâce infinis, en des épopées intimes, habitées par un onirisme aussi diffus que captivant ».
Dimanche 13 septembre
16h : Iegor Gran. « Dans ses 22 ouvrages, Gran prend un malin plaisir à multiplier les volte-face thématiques, les pirouettes stylistiques, traitant avec humour et irrévérence de l’écologie, des ONG ou des gens qui s’appellent Kevin. Mais Iegor Gran est bien plus que l’un des écrivains français les plus drôles du moment. Né à Moscou en 1964, nombre de livres éclairent son rapport avec la Russie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, il a également signé plusieurs livres sur cette question douloureuse. Iegor Gran est invité dans le cadre de la carte blanche de notre partenaire le Nouvel Obs, et sera interrogé par Grégoire Leménager, directeur-adjoint de la rédaction de l’hebdomadaire ».
17h15 : Olivier Ciechelski. « Il a fait une entrée remarquée dans le monde du polar français en 2023 avec « Feux dans la plaine », un roman court, âpre, sec comme un coup de trique. Deux ans plus tard, il a transformé l’essai de belle manière avec « Le livre des prodiges », un roman policier qui quitte le maquis du sud de la France pour les zones portuaires et les bidonvilles de Gennevilliers ».
18h30 : Adèle Yon. « Après un passage par l’ENS et des études de cinéma, en 2024, elle soutient une thèse intitulée « Mon vrai nom est Elisabeth : enquête sur le double fantôme ». Ce travail devient ensuite un livre paru en 2025 aux Éditions du sous-sol. Dans cet ouvrage, Adèle Yon enquête sur la vie de son arrière-grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène et à qui l’entourage familial et médical a fait subir une lobotomie et un internement sans consentement en hôpital psychiatrique pendant dix-sept ans. Le livre a figuré parmi les succès inattendus de l’année avec des ventes avoisinant les 200 000 exemplaires. »
Jardins suspendus du musée de Bastia (Alb’Oru en cas d’intempéries)
Les débats seront animés par Sébastien Bonifay, journaliste, Caroline Bonifay, doctorante, Bénédicte Giusti, enseignante, Ange-Toussaint Pietrera, responsable du réseau des Médiathèques de la Ville de Bastia, Grégoire Leménager, directeur adjoint de la rédaction Nouvel Obs et Jérôme Ferrari, auteur, prix Goncourt 2012.
Vendredi 11 septembre
19 heures : Laurent Mauvignier, Goncourt 2025 pour « La maison vide ». « Un grand roman, mais également une œuvre d’une qualité exceptionnelle depuis son premier ouvrage, Loin d’eux, publié aux éditions de Minuit en 1999 » commente S. Bonifay. « Longtemps, et très injustement, l’œuvre de Mauvignier a pu être considérée comme difficile, et réservée à un petit cercle de lecteurs exigeants. Mais c’est confondre, comme souvent, littérature ardue et littérature ambitieuse. Laurent Mauvignier ne s’est jamais rien interdit, s’emparant de sujets aussi divers que la guerre d’Algérie, le drame du Heysel, l’amour maternel, la fresque familiale. Moment fort ce vendredi puisqu’il s’entretiendra avec un autre Goncourt, Jérôme Ferrari, avec qui la proximité littéraire est indéniable ».
Samedi 12 septembre
16 heures : Marc Biancarelli. « Il y a des écrivains qui incarnent une langue autant qu’ils l’écrivent. Marc Biancarelli est de ceux-là » souligne S. Bonifay. « Depuis un quart de siècle, il explore les thèmes de la Corse, de la mémoire et de la violence, tissant une œuvre aussi viscérale que singulière. Poète, auteur de nouvelles, dramaturge, romancier, éditeur, éditorialiste et traducteur, Marc Biancarelli n’avait pas encore été invité à Libri Mondi, en neuf éditions. C’est désormais chose faite, enfin. »
17h15 : Carole Martinez. « Elle est sans aucun doute l’une des plumes les plus sensibles et talentueuses de la littérature française contemporaine. Comédienne puis professeur de lettres, elle s’est lancée avec bonheur dans l’écriture en 2005 ».
18h30 : Laird Hunt. « Après des premiers romans qu’il qualifie lui-même d’expérimentaux, il a choisi une veine plus réaliste pour explorer des moments charnières de l’histoire américaine. Grand Prix de Littérature Américaine en 2015, l’écrivain se penche sur les grandes plaies de l’Amérique, l’esclavage, la guerre de Sécession ou la Grande Dépression. Et cette approche se fait toujours par le truchement de vies ordinaires et par le regard des femmes. Tout le talent de Laird Hunt réside dans sa capacité à transformer la vie modeste de ses personnages, au courage et à la grâce infinis, en des épopées intimes, habitées par un onirisme aussi diffus que captivant ».
Dimanche 13 septembre
16h : Iegor Gran. « Dans ses 22 ouvrages, Gran prend un malin plaisir à multiplier les volte-face thématiques, les pirouettes stylistiques, traitant avec humour et irrévérence de l’écologie, des ONG ou des gens qui s’appellent Kevin. Mais Iegor Gran est bien plus que l’un des écrivains français les plus drôles du moment. Né à Moscou en 1964, nombre de livres éclairent son rapport avec la Russie. Depuis le début de la guerre en Ukraine, il a également signé plusieurs livres sur cette question douloureuse. Iegor Gran est invité dans le cadre de la carte blanche de notre partenaire le Nouvel Obs, et sera interrogé par Grégoire Leménager, directeur-adjoint de la rédaction de l’hebdomadaire ».
17h15 : Olivier Ciechelski. « Il a fait une entrée remarquée dans le monde du polar français en 2023 avec « Feux dans la plaine », un roman court, âpre, sec comme un coup de trique. Deux ans plus tard, il a transformé l’essai de belle manière avec « Le livre des prodiges », un roman policier qui quitte le maquis du sud de la France pour les zones portuaires et les bidonvilles de Gennevilliers ».
18h30 : Adèle Yon. « Après un passage par l’ENS et des études de cinéma, en 2024, elle soutient une thèse intitulée « Mon vrai nom est Elisabeth : enquête sur le double fantôme ». Ce travail devient ensuite un livre paru en 2025 aux Éditions du sous-sol. Dans cet ouvrage, Adèle Yon enquête sur la vie de son arrière-grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène et à qui l’entourage familial et médical a fait subir une lobotomie et un internement sans consentement en hôpital psychiatrique pendant dix-sept ans. Le livre a figuré parmi les succès inattendus de l’année avec des ventes avoisinant les 200 000 exemplaires. »
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