Ils étaient un peu plus d’une cinquantaine, ce lundi 7 septembre, devant le palais de justice d’Ajaccio. À 19 heures, citoyens, parents et membres du collectif Per I Nostri Zitelli se sont retrouvés pour réclamer une meilleure protection des enfants face aux violences sexuelles.
Une date choisie à dessein. Partout en France, des rassemblements étaient organisés alors que la proposition de loi dite « intégrale » entamait ce lundi son parcours à l’Assemblée nationale, d’abord en commission spéciale, les députés doivent ensuite l’examiner dans l’hémicycle au début du mois d’octobre. Le texte, composé de 69 articles, entend apporter une réponse globale aux violences sexistes et sexuelles, de la prévention à la protection des victimes, jusqu’à la réponse judiciaire et leur accompagnement.
Cette mobilisation intervient dans le sillage de l’affaire Lyhanna. Le viol et le meurtre de cette collégienne de 11 ans, retrouvée morte dans le Gers en juin, avaient provoqué une forte émotion et relancé les rassemblements devant les tribunaux. À Ajaccio, ils avaient donné naissance au collectif Per I Nostri Zitelli, constitué en association il y a seulement quelques semaines.
Une date choisie à dessein. Partout en France, des rassemblements étaient organisés alors que la proposition de loi dite « intégrale » entamait ce lundi son parcours à l’Assemblée nationale, d’abord en commission spéciale, les députés doivent ensuite l’examiner dans l’hémicycle au début du mois d’octobre. Le texte, composé de 69 articles, entend apporter une réponse globale aux violences sexistes et sexuelles, de la prévention à la protection des victimes, jusqu’à la réponse judiciaire et leur accompagnement.
Cette mobilisation intervient dans le sillage de l’affaire Lyhanna. Le viol et le meurtre de cette collégienne de 11 ans, retrouvée morte dans le Gers en juin, avaient provoqué une forte émotion et relancé les rassemblements devant les tribunaux. À Ajaccio, ils avaient donné naissance au collectif Per I Nostri Zitelli, constitué en association il y a seulement quelques semaines.
« Nous ne sommes pas invisibles »
Pour ses membres, le rendez-vous de ce lundi devait surtout rappeler que la mobilisation ne s’est pas arrêtée avec l’été. « La plupart d’entre nous n’avaient jamais organisé de manifestations publiques. Pour l’essentiel, nous n’étions pas des militants », rappellent-ils. Mais l’affaire Lyhanna a fait naître une colère qu’ils disent impossible à éteindre : « Si la justice avait protégé nos enfants, si la société prenait le parti de nos enfants plutôt que des violeurs, Lyhanna serait toujours là. Lyhanna, on ne l’oublie pas », lancent-ils devant le tribunal.
Pour eux, l’affaire est devenue le symbole d’un système qu’ils veulent voir changer. Et la Corse n’est pas épargnée, insistent-ils : « Ici aussi, les enfants sont agressés chez eux. Ici aussi, le silence encourage les agresseurs. »
« Nous voulions montrer qu’on n’était pas invisibles et qu’on gardait un œil sur ce qui allait être décidé », explique Jessica, secrétaire de l’association. Le message s’adresse aussi directement aux députés corses : « Nous regarderons avec attention votre activité sur ce texte. » Le collectif redoute surtout que la proposition de loi soit affaiblie au fil des débats. « Nous voulons que cette loi soit adoptée, mais telle qu’elle est, il ne faut pas qu’elle soit retoquée », insiste Jessica.
Pour ses membres, le rendez-vous de ce lundi devait surtout rappeler que la mobilisation ne s’est pas arrêtée avec l’été. « La plupart d’entre nous n’avaient jamais organisé de manifestations publiques. Pour l’essentiel, nous n’étions pas des militants », rappellent-ils. Mais l’affaire Lyhanna a fait naître une colère qu’ils disent impossible à éteindre : « Si la justice avait protégé nos enfants, si la société prenait le parti de nos enfants plutôt que des violeurs, Lyhanna serait toujours là. Lyhanna, on ne l’oublie pas », lancent-ils devant le tribunal.
Pour eux, l’affaire est devenue le symbole d’un système qu’ils veulent voir changer. Et la Corse n’est pas épargnée, insistent-ils : « Ici aussi, les enfants sont agressés chez eux. Ici aussi, le silence encourage les agresseurs. »
« Nous voulions montrer qu’on n’était pas invisibles et qu’on gardait un œil sur ce qui allait être décidé », explique Jessica, secrétaire de l’association. Le message s’adresse aussi directement aux députés corses : « Nous regarderons avec attention votre activité sur ce texte. » Le collectif redoute surtout que la proposition de loi soit affaiblie au fil des débats. « Nous voulons que cette loi soit adoptée, mais telle qu’elle est, il ne faut pas qu’elle soit retoquée », insiste Jessica.
« Ça devrait être le sujet de tous »
Parmi les personnes présentes, Jessica Moro est venue en tant que maman. Pour elle, la reprise du mouvement était essentielle au moment où le texte arrive devant les parlementaires. « Le texte démarre son parcours parlementaire aujourd’hui. C’était important de montrer que, même si l’été est passé et que la rentrée est là, il y a toujours des personnes qui sont concernées par le sujet. Et ça devrait être le sujet de tous », estime-t-elle.
Elle se montre toutefois attentive à ce qui suivra le vote de la loi. « Il y a déjà des lois dans l’intérêt de l’enfant, pour protéger l’enfant, qui ne sont pas forcément appliquées », rappelle-t-elle. Même les dispositifs de prévention annoncés, comme les questionnaires anonymes dans les écoles, devront selon elle être accompagnés d’un véritable suivi : « Si, après, il n’y a pas de suivi, c’est pareil qu’aujourd’hui. Les enfants ont toujours parlé. Il faut que ça suive derrière. »
À Ajaccio, la mobilisation va désormais se poursuivre chaque lundi devant le palais de justice, jusqu’au 5 octobre. Ce jour-là, un grand rassemblement et une marche sont prévus dans la cité impériale, alors que la proposition de loi doit arriver dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au début du mois. D’ici là, le collectif entend maintenir la pression sur les parlementaires et suivre de près les débats. « Tout va se jouer dans les semaines à venir, martèlent ses membres, les enfants doivent être une priorité. »
Parmi les personnes présentes, Jessica Moro est venue en tant que maman. Pour elle, la reprise du mouvement était essentielle au moment où le texte arrive devant les parlementaires. « Le texte démarre son parcours parlementaire aujourd’hui. C’était important de montrer que, même si l’été est passé et que la rentrée est là, il y a toujours des personnes qui sont concernées par le sujet. Et ça devrait être le sujet de tous », estime-t-elle.
Elle se montre toutefois attentive à ce qui suivra le vote de la loi. « Il y a déjà des lois dans l’intérêt de l’enfant, pour protéger l’enfant, qui ne sont pas forcément appliquées », rappelle-t-elle. Même les dispositifs de prévention annoncés, comme les questionnaires anonymes dans les écoles, devront selon elle être accompagnés d’un véritable suivi : « Si, après, il n’y a pas de suivi, c’est pareil qu’aujourd’hui. Les enfants ont toujours parlé. Il faut que ça suive derrière. »
À Ajaccio, la mobilisation va désormais se poursuivre chaque lundi devant le palais de justice, jusqu’au 5 octobre. Ce jour-là, un grand rassemblement et une marche sont prévus dans la cité impériale, alors que la proposition de loi doit arriver dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au début du mois. D’ici là, le collectif entend maintenir la pression sur les parlementaires et suivre de près les débats. « Tout va se jouer dans les semaines à venir, martèlent ses membres, les enfants doivent être une priorité. »
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