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Jean Zuccarelli : "Je veux renouer avec la dynamique d'avant 2014 et remettre Bastia sur les bons rails"


Livia Santana le Vendredi 21 Février 2020 à 18:19

​Jean Zuccarelli n'a pas pris la suite de son père en 2014. L'espoir de voir la liste d'union de la gauche de l'époque - ou du moins ce qu'il en restait - s'est évanoui avec l'avènement de la majorité nationaliste qui a fait tomber une citadelle jusque-là fort solide. Dans l'opposition, Jean Zuccarelli n'en a pas moins continué à faire entendre sa voix pour contrer la politique des nouveaux occupants de l'Hôtel de Ville. Aujourd'hui, chef de file de la liste "Choisir Bastia", il entend arriver en tête de l'opposition au soir du premier tour...



Jean Zuccarelli, chef de file de la liste  "Choisir Bastia".
Jean Zuccarelli, chef de file de la liste "Choisir Bastia".
- Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat ?
- Pour mettre un terme au déclin de Bastia. Notre ville sort extrêmement affaiblie de cette mandature. Elle a pris un retard considérable dans de nombreux domaines. Ma candidature vise à renouer avec la dynamique qui prévalait jusqu'en 2014 et à remettre Bastia sur les bons rails. Elle est l'aboutissement naturel de mon engagement à la fois comme élu de l'ancienne mandature et comme élu dans l'opposition après 2014.  
 
- Sous quelle étiquette vous présentez-vous ?
- Nous n'avons pas d'étiquette à proprement parler.

- Avec quelle liste et quels soutiens ?
- Notre liste procède de l'union de deux groupes : l'Union radicale et des communistes. Elle allie, à la fois, l'expérience puisqu'elle compte quelques élus sortants qui ont occupé des fonctions éminentes par le passé, mais aussi de nombreuses personnalités nouvelles qui sont à l'image de la diversité bastiaise. Il y a des personnes de différentes professions et âges ... qui ont toutes en commun de partager notre amour de Bastia et notre vision de la politique. Nous avons également le soutien politique de l'association "Des actes pour Bastia". Notre démarche intéresse tous les Bastiais autour du socle de gauche. Notre principal soutien est celui des habitants que nous rencontrons beaucoup. Ceux qui ont voté pour nous en 2014, mais aussi ceux qui avaient été tentés par un changement, ont été déçus et qui, aujourd'hui reviennent vers nous.

- Vous avez été un opposant actif et constant, quel bilan dressez-vous de l’action du maire sortant ? 
- Un bilan extrêmement négatif puisque notre ville a été entraînée dans une spirale mortifère. Elle a été négligée. Les projets ont été retardés, voire abandonnés. Le centre ville est asphyxié. Les Quartiers Sud ont été laissés à l'abandon. La ville est sale. Le logement social a été dénigré et oublié. De plus, Bastia est déclassée au plan régional en ayant perdu, sans compensation sérieuse, le Conseil général. En définitif, les Bastiais n'ont pas été respectés. 

- Qu'est ce que le maire aurait dû faire et qu'il n'a pas fait ?
- Le port de la Carbonite ! Un projet majeur qui doit projeter Bastia dans le 21ème siècle. 

- Quelle est, selon vous, la principale problématique de la ville ?
- Il faut redonner à Bastia sa place au plan régional,  son rôle qu'elle a perdu pendant cette mandature en exigeant, par exemple, qu'elle soit traitée équitablement au sein de la Collectivité de Corse. Nous ne souhaitons pas que Bastia soit une ville de second plan.

- Quel est votre projet pour cette nouvelle mandature ?
- Renouer avec la dynamique interrompue en 2014 en mettant en oeuvre un projet ambitieux, mais, en même temps, concret et réaliste pour que Bastia retrouve son rang de capitale économique, son rayonnement culturel, son statut de ville agréable à vivre. J'aimerais qu'elle redevienne belle, solidaire, attractive, une ville précurseur du développement durable, de la lutte contre le dérèglement climatique, dotée d'un service public efficace et au service de tout ses habitants. 

- Quelle est votre priorité ?
- J'en déclinerai trois. Une action en faveur de la solidarité notamment par la lutte contre la pauvreté. Une action pour le développement économique en réalisant le port de la Carbonite, un projet qui nous permettra de conforter notre place de principale porte d'entrée de l'île, de la rétablir dans son rôle de capitale économique. Enfin, Une action pour faire de Bastia une ville attractive. 

- Quel est l’axe fort de de votre programme ?
- La clarté et la cohérence de notre projet puisqu'il procède d'une vision qui n'a pas été improvisée, mais qui a été murie et était déjà à l'oeuvre, il y a quelques années. Mais aussi notre capacité à mettre en oeuvre nos projets.

-  Quel score espérez-vous obtenir au 1er tour ?
- Nous espérons arriver en tête des listes d'opposition au soir du premier tour. Nous aimerons opérer un rassemblement assez large des Bastiais et nous sentons qu'ils sont très réceptifs à notre démarche dans cette campagne. 

- Que ferez-vous pour le second tour ? Avez-vous déjà discuté d’éventuelles alliances ?
- Au second tour, nous aimerions rassembler encore plus de Bastiais sur notre projet, nos valeurs... Nous voulons une alliance qui permettra une gouvernance stable, au moins le temps d'une mandature, pas comme celle de 2014 qui était sans fondements sérieux. Nous sommes ouverts aux discussions, mais nous voulons un vote utile.  

- Comment avez-vous vécu le fait qu'une partie des anciens colistiers de votre père rejoignent François Tatti et Jean-Sebastien de Casalta ? 
- Quand des relations humaines nous lient,  les divisions et les départs sur différentes listes posent toujours question surtout quand elles ont beaucoup de mal à s'expliquer. Là, en l'occurrence, cela ne nous a pas atteint plus que ça dans la mesure où ces départs sont extrêmement limités par rapport à notre liste de 2014. ! Certains ont rejoint François Tatti et le MCD, c'est leur affaire ! Mais je crois que ce n'est pas bien perçu dans l'opinion compte tenu des responsabilités qu'assument François Tatti et le MCD dans la situation que connait notre ville aujourd'hui. 

- Une alliance avec eux est-elle, pour vous, envisageable ? 
- On ne peut pas jouer le second tour avant le premier. Ce que nous disons très clairement, c'est que nous sommes conscients que même si nous pensons bénéficier d'une dynamique forte dans l'opinion qui doit nous conduire à la tête de l'opposition, il serait quand même prétentieux de dire qu'une seule liste pourrait à elle seule remporter cette élection. Ce n'est pas notre état d'esprit. Encore une fois, nous voulons un rassemblement le plus large possible pour que le nouveau maire de Bastia et son équipe puissent s'asseoir sur une majorité très forte. il faut, donc, s'ouvrir à d'autres listes, mais pas à n'importe quel prix. 

- Pensez-vous qu'une équipe qui a échoué il y a six ans peut aujourd'hui reconquérir le coeur des Bastiais ? 
- Oui, je le crois ! On ne peut pas dire que l'on a échoué quand on voit les conditions de cette alliance de 2014 ! Ce sont tous ceux qui ont participé à cette coalition, à cette victoire éphémère qui ont échoué politiquement et devant les Bastiais puisqu'ils sont responsables de ce bilan que nous venons d'évoquer. En définitive, nous sommes la seule liste qui ne soit pas mêlée à cette soupe électorale de 2014. Nous sommes sortis la tête haute. 

- Est-ce pour vous l'élection de la dernière chance ? 
- Non, je ne crois pas ! Certains ont eu des périodes très longues dans l'opposition, parfois des décennies. C'est vrai qu'aujourd'hui, je ne l'imagine pas et très sincèrement, je me projette dans un avenir meilleur pour Bastia. Mais, ce sont les électeurs qui en décideront. 

















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