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CET de Ghjuncaghjiu : Tavignanu vivu écrit à Emmanuel Macron


C.-V. M le Jeudi 15 Octobre 2020 à 15:58

Les représentants de Tavignanu Vivu devait rencontrer Jean Castex pour lui "exposer les lourds risques qui s'opposent à la réalisation des projets de Giuncaggio (stockage de déchets ménagers/assimilés et stockage de déchets amiantés, méthanisation, carrière)". Mais le Premier ministre, on le sait, a , Covid-19 oblige, annulé son voyage en Corse. A défaut le collectif a décidé s'adresser directement par courrier au président de la Republique avec des copies de ce courrier à Jean Castex, à la ministre de la Transition Ecologique et Solidaire au ministre de l’Intérieur et aux préfets de Haute-Corse et de Corse-du-Sud.



Le courrier de Tavignanu Vivu

@Tavignanu Vivu
@Tavignanu Vivu
Monsieur le Premier Ministre a eu l'amabilité de retenir notre demande d’audience. La visite en Corse vient d’être annulée. Alors nous transmettons nos doléances par courriel et voie postale.


Notre Collectif Tavignanu Vivu interpelle les Services de l'Etat depuis janvier 2016 sur le fait que le site prévu pour les deux projets d'ISDND (déchets ména- gers/assimilés et déchets amiantés) et les projets annexes sur la commune de Giuncaggio (Haute-Corse), dans un méandre du deuxième fleuve de Corse, est soumis à risques. Ces risques sont confirmés par notre expert indépendant et ceux de l'association U Levante en conséquence de la présence d'une nappe aquifère et de l'instabilité du sol (schistes lustrés, expertise U Levante Ferrandini/Loÿe).
Vu l'évidence du contexte géologique totalement inadapté, Monsieur le Préfet Alain Thirion avait refusé l'autorisation d'exploiter par l'arrêté n° 928-2016 du 15 novembre 2016.
Le préfet de la Haute-Corse Monsieur François Ravier vient de publier les prescriptions par l'arrêté n° 2B-2020-09-29-003 le 29 septembre 2020, à l'issue d'une bataille juridique au cours de laquelle le porteur de projet a dissimulé l'inaptitude du site. C'est le porteur de projet lui-même, la société privée Oriente Environnement, qui a mandaté l'INERIS à titre privé, et c'est lui, le pétitionnaire, qui leur a fourni les données de base (note M.-D. Loÿe). L'INERIS ne s'est curieusement prononcé que sur la forme du dossier, jamais sur le fond et surtout sans jamais souligner que ce projet est situé dans un méandre du fleuve alimenté par cette même nappe aquifère.
Pourtant les faits sont simples, visibles et mesurables à tout moment. Le niveau d'eau des piézomètres indique clairement la présence de la nappe d'eau, constatée déjà le 21 mars 2016 en présence du commissaire enquêteur et du pétitionnaire (note Royal 19 mars 2019) et confirmée également par le cabinet  d'études du pétitionnaire (Rapport ACG Environnement - Piézométrie - décembre 2017).


Monsieur le Président, ne serait-il pas temps d'exclure les zones à risques, sur- tout les zones fluviales, pour ce genre d'ICPE avant que les catastrophes n'arri- vent ? Monsieur le Président, ne serait-il pas temps de tirer les leçons de l'impact de la tempête "Alex", ainsi que des épisodes méditerranéens précédents, comme la mini-tornade à Aleria (Haute-Corse) le 29 octobre 2018, à une dizaine de kilo- mètres des projets de Giuncaggio ?
Suite à nos nombreux courriers, le Ministère chargé de l'environnement en 2016 s'était engagé à veiller sur la transparence de ce dossier. Jusqu'à ce jour, nos demandes sont restées sans réponse (dossier n° 19028706).


Monsieur le Président, nous regrettons vivement que le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire n'ait toujours pas donné suite à notre demande d'entrevue et ne nous ait toujours pas donné copie du courrier transmis à la Cour Administrative d'Appel de Marseille le 25 mai 2020.
L'ensemble des nombreux opposants à ces projets catastrophiques, vous prie de bien vouloir, Monsieur le Président, prendre connaissance du fond de notre requête. Depuis le début de l'instruction les services de l'Etat émettent des réserves (AAE janvier 2016), des avis défavorables (commissaire enquêteur, DREAL, CODERST) voire un refus d'exploiter (Préfet de Haute-Corse novembre 2016). Ne serait-il pas temps de mettre fin à cette funeste entreprise ?
Sachez que "la crise des déchets" en Corse est un prétexte mis en avant par intérêt financier, que d'autres projets sont déjà en cours d'étude et que la mise en place du tri avance dans une nouvelle dynamique.
Les projets de Giuncaggio datent de 2015. Rattrapés par le temps, ils ne correspondent plus aux nouvelles directives européennes.
Vous remerciant de l'attention que vous porterez à notre requête, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre plus haute considération.

















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