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Akhenaton, rappeur du groupe IAM : "Sur scène, on essaye d’y aller à fond et de dégager une certaine énergie"


Pierre-Manuel Pescetti le Vendredi 12 Août 2022 à 14:25

Le 13 août, le théâtre de verdure d'Erbalunga bougera sur le flow et les paroles du rap d'IAM. Les "darons" du rap marseillais sont de retour en Corse pour le festival de musique d'Erbalunga, quatre ans après leur dernière prestation corse à Calvi. Le groupe jouera ses titres de légendes comme ceux de l'album "L'école du micro d'argent" ou encore "Ombre est lumière", mais aussi ceux de leur dernier opus "Rimes essentielles". A la veille du concert, le rappeur Akhenaton s'est confiée à CNI sur la joie des musiciens de remonter sur une scène corse.



 - IAM est de retour en Corse après presque 4 ans d’attente. Les fans attendaient ça avec impatience. C’est réciproque pour vous ?
 - Oui c’est un grand plaisir de jouer dans le Cap Corse après Calvi on the rocks en 2018 et Porto Latino en 2013. Je suis personnellement très attaché à l’endroit car j’y venais en vacances quand j’étais gamin. Jouer aussi près de Marseille c’est aussi très bien car ce n’est pas loin de chez nous.

 - Entre temps, le monde a connu une pandémie mondiale. Y a-t-il le IAM d’avant et celui d’après ?
 - Je pense que non. Les gens ont été étonnés de certaines de nos prises de position pendant la pandémie mais je pense tout simplement qu’ils n’avaient pas écouté les morceaux et les textes d’avant. Mais nous avons appris une chose, c’est que la peur peut faire faire beaucoup de choses. Pendant deux ans, on n’a pas joué et on a eu peur nous aussi mais on s’en est servi. Et au final, aujourd’hui il y a beaucoup de joie à remonter sur scène, chanter et revoir le public. Une joie vraiment particulière. Presque contemplative.

 - En 2013 et en 2018, vos prestations à Porto Latino et à Calvi on the rocks avaient été des francs succès. À quoi doit s’attendre le public d’Erbalunga ?
 - Dans nos concerts on tient à jouer nos grands classiques mais aussi nos nouvelles chansons. Dont celles du dernier album « Rimes essentielles ». On veut montrer que le groupe évolue et qu’il est encore capable de sortir des opus. On pourrait choisir la facilité de jouer des morceaux déjà connus pendant deux heures mais ce n’est pas notre but. Sur scène, on essaye d’y aller à fond et de dégager une certaine énergie tout en y mettant les mots. Les paroles sont importantes et quand on vient à l’un de nos concerts on peut danser et faire attention aux mots en même temps.

 - Quand on est habitué à chanter dans de grandes salles, qu’est-ce qui vous motive de venir sur des scènes plus petites comme à Erbalunga et sa capacité de 1200 places ?
 - La même chose que quand on a fait notre dernière tournée cet hiver. On a joué dans des salles avec des capacités allant de 900 à 3000 personnes car ça permettait d’être au contact des gens. On voit les visages. Plus que dans les grands festivals. On a commencé comme ça, dans les sound systems avec des salles où le public était très compact et très proche. Ça maintient le lien. Et c’est aussi pour une raison assez égoïste, c’est que le groupe aime ça.


 

- Le Rap d’IAM a fait ses preuves mais comment convaincre les non-initiés de venir vous découvrir le 13 août ?

 - Je n’aurai pas d’arguments car ça relève du marketing et on refuse d’être dans cet état d’esprit de vouloir convaincre à tout prix. On n’est pas doués pour ça. Notre truc, c’est la création. Notre musique parle pour nous. C’est intéressant de jouer dans ce genre de festivals car on le fait devant des publics atypiques qui ne viendraient pas forcément voir IAM sur sa tournée et c’est assez exaltant.

 - Votre dernier album « Rimes Essentielles », sonne un peu comme un retour aux sources avec des sons et un flow qui nous replonge dans la fin des années 90…
 - Oui totalement. On a retrouvé des possibilités de pouvoir sampler de nouveau comme on le faisait à l’époque. C’est un vrai plaisir de revenir au son d’origine et on s’est vraiment amusé. Cet album a été fait pendant la pandémie, ça été aussi une sorte de thérapie où on a créé au lieu de ruminer.  

 - Marseille et la Corse ont toujours entretenu des liens très étroits voire conflictuels. Que vous inspire cette relation faite de haine et d’amour ?
 - Je pense que ça ressemble au village antique et du Moyen Âge de notre beau pays et de ceux de la Méditerranée : nos meilleurs amis habitent à côté, tout comme nos pires ennemis. Mais au final, on se ressemble beaucoup. Il y a une forte communauté corse à Marseille et nous avons une histoire commune. Celle de régions pauvres d’où il fallait partir mais cela nous a permis de nous ouvrir sur le monde. Et le Cap Corse avec ses palaces des Américains en est le témoignage.

- Quelques mots de corse avant de se quitter ?
- Aucun ne me vient sur l’instant. Mais je suis d’origine napolitaine et je comprends certaines choses. J’avoue que quand j’entends parler corse, ça me donne le sourire.













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