Sous un soleil déjà estival, élus, techniciens, architectes et spécialistes du patrimoine se sont réunis ce samedi matin sur le site de la Parata pour inaugurer la restauration de la tour génoise qui domine l'entrée du golfe d'Ajaccio depuis près de cinq siècles.
Édifiée entre 1550 et 1551, cette sentinelle de pierre fait partie des premières tours construites en Corse par les Génois afin de surveiller les côtes et protéger les populations des incursions barbaresques. Au fil du temps, l'édifice est devenu bien plus qu'un ouvrage défensif : un repère paysager et affectif pour plusieurs générations d'Ajacciens.
L'idée d'une restauration remonte à plusieurs années. Un diagnostic architectural réalisé en 2017 met alors en évidence l'état de fragilité du monument. Une première phase de sécurisation est engagée avant le lancement d'un ambitieux programme de restauration, précédé de fouilles archéologiques. « Nous l'avons trouvée en mauvais état. L'idée était vraiment de transmettre aux générations futures un patrimoine important dans de meilleures conditions », explique Christian Balzano, directeur du Syndicat mixte du Grand Site de la Parata. Un chantier d'envergure dont le coût global atteint près de 694 000 euros, financé avec le concours de plusieurs partenaires institutionnels et patrimoniaux.
L'opération a nécessité une étroite collaboration entre les équipes de restauration et les archéologues chargés d'étudier l’édifice. « Le gros du sujet a été de lier notre travail de restauration avec celui des archéologues. D'un côté, les maçons voulaient avancer sur le chantier ; de l'autre, les archéologues avaient besoin de temps pour fouiller et documenter les découvertes », souligne Sébastien Desmont, architecte du patrimoine et maître d'œuvre du projet.
Édifiée entre 1550 et 1551, cette sentinelle de pierre fait partie des premières tours construites en Corse par les Génois afin de surveiller les côtes et protéger les populations des incursions barbaresques. Au fil du temps, l'édifice est devenu bien plus qu'un ouvrage défensif : un repère paysager et affectif pour plusieurs générations d'Ajacciens.
L'idée d'une restauration remonte à plusieurs années. Un diagnostic architectural réalisé en 2017 met alors en évidence l'état de fragilité du monument. Une première phase de sécurisation est engagée avant le lancement d'un ambitieux programme de restauration, précédé de fouilles archéologiques. « Nous l'avons trouvée en mauvais état. L'idée était vraiment de transmettre aux générations futures un patrimoine important dans de meilleures conditions », explique Christian Balzano, directeur du Syndicat mixte du Grand Site de la Parata. Un chantier d'envergure dont le coût global atteint près de 694 000 euros, financé avec le concours de plusieurs partenaires institutionnels et patrimoniaux.
L'opération a nécessité une étroite collaboration entre les équipes de restauration et les archéologues chargés d'étudier l’édifice. « Le gros du sujet a été de lier notre travail de restauration avec celui des archéologues. D'un côté, les maçons voulaient avancer sur le chantier ; de l'autre, les archéologues avaient besoin de temps pour fouiller et documenter les découvertes », souligne Sébastien Desmont, architecte du patrimoine et maître d'œuvre du projet.
Retrouver la tour du XVIe siècle
L'ambition n'était pas seulement de consolider le bâtiment, mais aussi de retrouver au plus près son état d’origine. Grâce aux recherches archéologiques et au diagnostic patrimonial, plusieurs éléments disparus ont pu être restitués. Les matériaux utilisés ont été sélectionnés dans le respect des techniques anciennes. Certains dallages ont notamment été réalisés avec des pierres prélevées directement aux abords du site. « L'idée forte de ce chantier était de restituer ce que l'on connaît de la tour au niveau des matériaux », précise Sébastien Desmont.
Le travail a également permis de révéler certaines traces de l'histoire mouvementée du monument. Ainsi, les restaurateurs ont mis en évidence l'emplacement de l'ancienne porte d'entrée de la tour. « À l'origine, l'accès se faisait côté mer. Plus tard, probablement pour des raisons militaires, l'entrée a été déplacée côté terre. Nous avons choisi de conserver la trace de cette première porte dans les enduits extérieurs afin qu'elle reste visible », détaille l'architecte. Au total, le sol intérieur a pu être conservé à environ 40 %, tandis que les parties disparues ont été restituées à partir des données recueillies lors des fouilles.
Un monument vivant, mais préservé
Si la restauration est désormais achevée, la tour ne deviendra pas pour autant un site ouvert en permanence au public. Les contraintes de sécurité et la volonté de préserver l'intégrité paysagère du Grand Site ont conduit les gestionnaires à privilégier une ouverture ponctuelle. « Nous pourrons organiser des visites occasionnelles, notamment lors des Journées du patrimoine ou d'événements spécifiques, mais toujours de manière modérée », indique Christian Balzano.
La mise en conformité pour une ouverture permanente aurait en outre nécessité d'importants aménagements extérieurs, notamment la création d'un escalier répondant aux normes actuelles. « Cela aurait nui à l'intégration paysagère du monument. L'idée était vraiment de le restituer dans son aspect d'origine », insiste le directeur du Syndicat mixte.
L'ambition n'était pas seulement de consolider le bâtiment, mais aussi de retrouver au plus près son état d’origine. Grâce aux recherches archéologiques et au diagnostic patrimonial, plusieurs éléments disparus ont pu être restitués. Les matériaux utilisés ont été sélectionnés dans le respect des techniques anciennes. Certains dallages ont notamment été réalisés avec des pierres prélevées directement aux abords du site. « L'idée forte de ce chantier était de restituer ce que l'on connaît de la tour au niveau des matériaux », précise Sébastien Desmont.
Le travail a également permis de révéler certaines traces de l'histoire mouvementée du monument. Ainsi, les restaurateurs ont mis en évidence l'emplacement de l'ancienne porte d'entrée de la tour. « À l'origine, l'accès se faisait côté mer. Plus tard, probablement pour des raisons militaires, l'entrée a été déplacée côté terre. Nous avons choisi de conserver la trace de cette première porte dans les enduits extérieurs afin qu'elle reste visible », détaille l'architecte. Au total, le sol intérieur a pu être conservé à environ 40 %, tandis que les parties disparues ont été restituées à partir des données recueillies lors des fouilles.
Un monument vivant, mais préservé
Si la restauration est désormais achevée, la tour ne deviendra pas pour autant un site ouvert en permanence au public. Les contraintes de sécurité et la volonté de préserver l'intégrité paysagère du Grand Site ont conduit les gestionnaires à privilégier une ouverture ponctuelle. « Nous pourrons organiser des visites occasionnelles, notamment lors des Journées du patrimoine ou d'événements spécifiques, mais toujours de manière modérée », indique Christian Balzano.
La mise en conformité pour une ouverture permanente aurait en outre nécessité d'importants aménagements extérieurs, notamment la création d'un escalier répondant aux normes actuelles. « Cela aurait nui à l'intégration paysagère du monument. L'idée était vraiment de le restituer dans son aspect d'origine », insiste le directeur du Syndicat mixte.
Au-delà de sa valeur historique, la tour de la Parata occupe une place particulière dans la mémoire collective ajaccienne. Pour le maire d'Ajaccio, Stéphane Sbraggia, cette restauration dépasse largement la seule sauvegarde d'un édifice ancien : « En tant qu'Ajaccien, cela représente beaucoup de choses. C'est au-delà de la rénovation d'un équipement patrimonial. Cette tour évoque des souvenirs, des repères de vie. Nous pensions connaître son aspect originel, mais cette restauration nous permet de redécouvrir son histoire véritable », souligne l'élu.
Le maire voit dans cette opération une illustration de la politique de valorisation du patrimoine engagée par la municipalité. « On n'invente rien quand on réenchante. On redécouvre. À travers ces équipements patrimoniaux, nous racontons l'histoire d'une ville, d'une identité. Ce que nous faisons aujourd'hui est une page que nous écrivons pour l'avenir. »
Une sentinelle vieille de près de 500 ans
Historien et spécialiste du patrimoine insulaire, Philippe Perfettini a rappelé lors de l'inauguration l'importance de cet ouvrage dans le réseau défensif génois. La Corse compte près d'une centaine de tours littorales construites entre le XVIe et le XVIIe siècle. Sur le seul territoire ajaccien, neuf tours assuraient autrefois la surveillance du golfe. « Lorsque la tour de la Parata est construite, en 1550-1551, elle est la plus ancienne du secteur. Elle répond à une volonté de l'Office de Saint-Georges de mettre en place un véritable réseau de surveillance de la mer et du territoire », rappelle-t-il.
Près de cinq siècles après sa construction, la sentinelle de la Parata continue ainsi de veiller sur l'entrée du golfe d'Ajaccio. Restaurée dans le respect de son histoire, elle s'apprête désormais à transmettre la sienne aux générations futures.
Le maire voit dans cette opération une illustration de la politique de valorisation du patrimoine engagée par la municipalité. « On n'invente rien quand on réenchante. On redécouvre. À travers ces équipements patrimoniaux, nous racontons l'histoire d'une ville, d'une identité. Ce que nous faisons aujourd'hui est une page que nous écrivons pour l'avenir. »
Une sentinelle vieille de près de 500 ans
Historien et spécialiste du patrimoine insulaire, Philippe Perfettini a rappelé lors de l'inauguration l'importance de cet ouvrage dans le réseau défensif génois. La Corse compte près d'une centaine de tours littorales construites entre le XVIe et le XVIIe siècle. Sur le seul territoire ajaccien, neuf tours assuraient autrefois la surveillance du golfe. « Lorsque la tour de la Parata est construite, en 1550-1551, elle est la plus ancienne du secteur. Elle répond à une volonté de l'Office de Saint-Georges de mettre en place un véritable réseau de surveillance de la mer et du territoire », rappelle-t-il.
Près de cinq siècles après sa construction, la sentinelle de la Parata continue ainsi de veiller sur l'entrée du golfe d'Ajaccio. Restaurée dans le respect de son histoire, elle s'apprête désormais à transmettre la sienne aux générations futures.
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