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Agression de deux agents de l’Office hydraulique : trois ans de prison dont un an avec sursis pour l'auteur des faits


Livia Santana le Lundi 20 Septembre 2021 à 20:54

Ce lundi 20 septembre se tenait au tribunal judiciaire de Bastia le procès en première instance de l’homme qui avait agressé le 2 septembre dernier au barrage de Codole, deux agents de l’office hydraulique. Poursuivi pour faits de violences et transport d’armes de catégorie B, il a été déclaré coupable et condamné à trois ans de prison ferme dont un an avec sursis, interdiction de port d'armes pendant 15 ans ainsi qu'une interdiction de se rendre en Corse pendant 5 ans.



Trois ans de prison ferme dont un avec sursis pour l'homme qui avait agressé les deux agents de l'Office hydraulique.
Trois ans de prison ferme dont un avec sursis pour l'homme qui avait agressé les deux agents de l'Office hydraulique.
T-shit gris rentré dans un pantalon à poches beiges, crâne dégarni, François Leybmann, un ancien militaire de 58 ans s’approche de la barre du tribunal judiciaire de Bastia. L'homme originaire de Castillon dans les Alpes-Maritimes et qui réside depuis trois mois en Corse pour "faire le tour de l'Europe en caravane", est invité à s'expliquer sur les faits qui lui sont reprochés : violences sur deux agents de l'OEHC et détentions d'armes de catégorie B. 
"Les deux hommes ne se sont pas présentés, ils ne m'ont pas dit qu'ils étaient de l'office. Ils m’ont demandé sur un ton agressif de partir, j’ai été effrayé, j’ai récupéré mon arme dans ma caravane et j’ai tiré deux fois au sol pour leur faire peur et qu'ils s'en aillent", explique le prévenu.

Le 2 septembre dernier, alors qu’il stationnait près du barrage de Codole en Balagne, François Leybmann, s'en prenait à deux agents de l’office de l’équipement hydraulique de la Corse qui étaient venus lui demander de ne pas stationner sur ce site protégé. "Ils m'ont dit n'oublie pas une chose tu n'es pas chez toi (...) c'est là que j'ai perdu la raison et j'ai pris la décision de tirer au sol. Mais s'il n'y avait pas eu d'opposition agressive je n'aurais pas sorti mon arme", poursuit-il. La présidente du tribunal l'interpelle :  "Mais vous vous croyez où là ? Il vous semble normal de tirer parce qu'on vous demande de sortir d'un emplacement où vous n'aviez pas le droit d'être ?"
L'homme s'excuse. "Je n'étais pas dans mon état normal, j'étais sous l'emprise de médicaments". 

Une pathologie

D'après les deux agents de l'office et la version concordante d'un témoin, l'homme aurait tiré 4 fois au sol. Des balles seraient passées à 15 centimètres des pieds d'une des deux plaignants et la douille de la cartouche aurait même atterri sur la tempe du jeune agent apprenti de 23 ans." Si vous vouliez leur faire peur, pourquoi avez-vous visé le sol et non pas en l'air ?", questionne le substitut du procureur, Stéphanie Pradelle. "Cela fait 15 ans que je participe à des stages militaires.Aux entraînements c'est comme ça qu'on nous apprend pour faire peur aux gens", assure l'agresseur qui bénéficie d'une allocation  d'adulte handicapé depuis un burn out survenu en 2018. Dans sa plaidoirie, son avocate, maître Anna-Livia Guerrini insistera bien sur l'état psychologique de son client : "La psychologie de celui-ci présente une pathologie. (...) Je demande que cette personne soit soignée correctement." Même demande pour l’avocate de la défense Louisa Straboni : « Le pire a été évité de peu. (…) il faudrait qu’il soit soigné pour éviter que cela arrive encore ». 

Tout un arsenal dans la caravane 

Ce qui préoccupe la présidente du tribunal, Joëlle Lesparre, c'est aussi l'arsenal que François Leybmann détenait dans sa caravane lors de son arrestation. "Plusieurs centaines de cartouches pour colt 45, de 9 mm, de 357 Magnum, un dispositif pour convertir une arme de poing en arme d'épaule", énumère la présidente du tribunal. A cela, il faut ajouter le pistolet semi-automatique Glock avec lequel, le prévenu a accueilli les agents. Malgré une liste bien étoffée, l'homme a un casier judiciaire encore vierge ce qui étonnera la substitut du procureur qui requiert ainsi : "Trois ans de prison dont un avec sursis assorti d'une obligation de soins, d'un mandat de dépôt, d'une interdiction de port d'armes pendant 15 ans, une interdiction de séjour en corse pendant 5 ans et la destruction des scellés". 
Le tribunal a finalement  déclaré François Leybmann coupable et suivi les réquisitions du parquet.














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