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Agnès Simonpietri : « Il faut revoir nos priorités et inventer de nouveaux modèles de développement »


Nicole Mari le Dimanche 13 Juin 2021 à 17:41

Préserver les biens communs, inventer de nouveaux modèles de développement durables et de gouvernance, viser la souveraineté alimentaire et imposer le revenu universel, c’est le projet de la liste "Ecologia sulidaria" pour les élections territoriales des 20 et 27 juin en Corse. Sa chef de file, Agnès Simonpietri, qui fut conseillère exécutive et présidente de l'Office de l'environnement de la Corse lors de la première mandature nationaliste (2016-2017), détaille, pour Corse Net Infos, les solutions concrètes que les Ecologistes entendent apporter aux urgences sociales, économiques et environnementales que doit affronter le peuple corse. Avec un maître-mot : le partage.



Agnès Simonpietri, chef de file de la liste "Ecologia sulidaria" pour les élections territoriales des 20 et 27 juin en Corse. Photo CNI.
Agnès Simonpietri, chef de file de la liste "Ecologia sulidaria" pour les élections territoriales des 20 et 27 juin en Corse. Photo CNI.
- Vous proposez une certaine vision de la société corse. Sur quels principes ?
- Nous sommes face à une crise sanitaire aux conséquences économiques, sociales, culturelles qui a renforcé la pauvreté et les inégalités, mais aussi une crise environnementale et climatique qui pose de plus en plus de problèmes : sécheresse, tornades, inondations... On ne peut pas rester les bras croisés ! Nous voulons être positifs et apporter des réponses pertinentes, soit parce qu’elles ont été expérimentées ailleurs, soit parce qu’on peut les trouver dans notre propre culture. Nous essayons d’avoir sur les sept ans qui viennent, et même au-delà, une vision de la Corse : quelle Corse on veut pour demain et quelle Corse on ne veut pas. Il y a actuellement des dérives, des dérapages, que ce soit d’un point de vue démocratique ou par rapport à la mafia et à l’emprise de groupes privés sur l’ensemble de l’économie. Nous voulons apporter des solutions à tous ces problèmes-là.
 
- Quels sont vos thèmes de campagne ?
- Nous avons sept thèmes différents. Le principal est la préservation des biens communs : l’air, la terre, la mer, l’eau, notre biodiversité exceptionnelle, nos sites les plus fragiles, notre herbier de posidonies… Nous voulons que ces biens communs soient gérés par une gestion publique et que soit voté un plan contraignant et opposable de sauvegarde et de mise en valeur avec des objectifs sur 20 ans. Par exemple, l’eau est un bien qui appartient à tous, on ne peut pas le mettre dans les mains de groupes privés, nous sommes pour une gestion publique de A à Z, que ce soit l’eau brute ou la distribution de l’eau potable. Et, cela permettra aux contribuables de faire des économies. De la même façon, par rapport à la terre, nous voulons réinventer la « terre du commun », « a terra di u cumunu » pour relocaliser notre alimentation et arriver, non à l’autonomie, mais à la souveraineté alimentaire. Repenser nos biens communs oblige à une rupture radicale en matière d’urbanisme, de pratiques agricoles et de gestion de l’espace. Il faut revoir nos priorités et inventer de nouveaux modèles de développement.
 
- Comment comptez-vous atteindre la souveraineté alimentaire ?
- La Corse importe 95 % de son alimentation. Pour arriver à la souveraineté alimentaire, il faut du foncier pour installer des agriculteurs. C’est très compliqué ! Nous souhaitons que la Collectivité de Corse préempte un maximum de terres à potentialités agricoles et qu’elle les mette à disposition des agriculteurs moyennant un loyer afin qu’ils n’aient pas à faire d’investissements lourds en foncier, qu’ils n’aient qu’à s’installer, Bien sûr, ces locations seraient de longue durée, transmissibles, mais resteraient la propriété inaliénable de la collectivité, donc des Corses. C’est un moyen aussi de freiner la spéculation immodérée qu’on connaît aujourd’hui et de démultiplier tout ce que l’on peut faire en agriculture, mais avec des conditions. Les agriculteurs, qui s’installent ainsi, doivent nourrir la population sur des circuits courts, pas forcément faire du vin. Demain, en cas de crise climatique majeure, ce n’est pas le vin qui va nous nourrir, ce sont les maraîchers. Il faut les aider un maximum avec des techniques nouvelles. On sait que sur 1 hectare de terre, on peut installer un maraîcher. C’est notre position de terra di u cumunu qui s’inscrit dans notre fonds culturel.

La liste Eculugia Sulidaria.
La liste Eculugia Sulidaria.
- Des candidats remettent en cause le PADDUC et les Espaces stratégiques agricoles. Est-ce inquiétant ?
- C’est extrêmement inquiétant ! On ne peut pas remettre en cause le PADDUC, même s’il peut y avoir des petites régulations à faire à la marge ! On peut entendre ce qui se dit, que dans un village par exemple on ne peut pas construire. On peut aussi mettre une ingénierie massive au service des communes pour régler ces problèmes-là qui ne relèvent pas forcément du PADDUC, mais de la Loi Littoral ou de la Loi Montagne. Le PADDUC a quelquefois bon dos ! Réviser le PADDUC, c’est construire toujours plus, artificialiser les sols. C’est un non-sens d’un point de vue environnemental et des crises à-venir ! C’est un non-sens d’un point de vue social ! On construira encore plus, pas pour loger des Corses, même si on fera à la marge un peu de logement social qui servira d’alibi, mais pour faire venir de plus en plus de touristes suivant un modèle de tourisme que nous refusons et que nous voulons changer. Et aussi pour installer de plus en plus de gens. Veut-on doubler la population de la Corse ? Qu’on le dise clairement ! Ou l’objectif est-il de sortir les Corses de la pauvreté ? Ce n’est pas en construisant de plus en plus de logements pour alimenter la spéculation que l’on va lutter contre la pauvreté ! Par contre, on peut très bien développer des logements pour les Corses dans le cadre du PADDUC. Quand on nous dit « modifier le PADDUC », nous entendons immédiatement les mots « artificialisation des sols, mitage, construction spéculative, plus de tourisme... ». Ce « toujours plus » n’est pas notre modèle !
 
- Comment répondez-vous à la crise du logement ?
- Il faut activer tous les leviers pour permettre à tous les Corses de se loger. Peut-être utiliser des résidences locatives qui ont eu des aides à la défiscalisation pour des logements permanents et leur rappeler les exigences de la loi. Il faut aussi construire des logements sociaux là où on en a besoin, mais en essayant de limiter la consommation des sols parce que cela va nous poser, à terme, un problème très important en matière d’incendie, d’inondations et de gestion de l’espace. Le véritable problème est dans cette concurrence entre le tourisme spéculatif et le logement des Corses, il faut arriver à la résoudre par un ensemble de mesures : le statut de résident, des taxes sur les résidences secondaires... Il y a toutes un panel de solutions à mettre en œuvre ou à négocier avec l’État, si on a besoin d’aller plus loin.
 
- Vous dites qu’il faut inventer un nouveau modèle de société. Lequel ?
- Le modèle de société que nous souhaitons est basé sur le partage et s’appuie sur des emplois pérennes et localisés ici. Par exemple, des emplois dans la rénovation énergétique. Il y a 60 000 passoires énergétiques en Corse qui peuvent générer de l’emploi local. Autre exemple : la valorisation des ressources. Cela fait 10 ans que l’on parle de la relance de la filière bois ! La Collectivité de Corse dispose d’un levier très important, celui de la commande publique. Dans l’Isère et dans la Drôme, des écoles et des lycées sont construits en bois, donc la commande publique doit être réorientée de façon à valoriser nos propres ressources et être le moteur de développement de ces filières. Parmi nos matériaux locaux, le chanvre peut être un matériau de construction très intéressant qu’il faut expérimenter. On peut aussi considérer les déchets comme des ressources. Il y a beaucoup d’emplois à créer dans le secteur de la réparation et du recyclage. Il y a aussi l’artisanat de production et l’agriculture. Ce sont tous ces emplois là non dé-localisables et que l’on peut créer à partir de nos ressources que nous voulons développer.
 

A Cervione.
A Cervione.
- Vous avez élaboré en 2016 la feuille de route du Plan déchets. Comment expliquez-vous l’impasse actuelle ?
- Je l’explique de trois manières. D’abord, il y a un problème de compétences. La Collectivité de Corse établit un plan qui dit ce qu’il faut faire. Les intercommunalités et le Syvadec ont la compétence de la collecte et du traitement. S’ils bloquent, comme ils ont bloqué pour des raisons strictement politiciennes et financières, le plan ne peut pas s’appliquer. Donc, le plan n’a pas été appliqué ! C’est pour cela que nous sommes arrivés à une impasse ! La deuxième explication, c’est la mainmise d’opérateurs privés sur les déchets. L’enjeu porte sur des dizaines, voire des centaines de millions d’euros, et le transport est beaucoup plus rentable que le compostage ! Donc, actuellement, ce sont des opérateurs privés qui font la politique des déchets en Corse ! A chaque fois qu’on rajoute 100 euros par tonne de transport, c’est 17 millions d’euros qui tombent dans leurs caisses ! Les déchets en Corse, c’est le jackpot financier ! Et, c’est aussi cela qui a empêché de mettre en place un plan qui est extrêmement pratique et bien détaillé et qui permet d’aller très vite dans une gestion bien différente de celle que l’on connaît aujourd’hui. Certaines intercommunalités - d’autres ont bien travaillé -, pour un certain nombre de raisons, dont celles-là, ont laissé pourrir la situation pour, au final, nous imposer des gros systèmes. Ces gros systèmes, qui va les mettre en œuvre ? C’est pareil ! C’est Veolia avec des opérateurs locaux. Ils vont mettre la main sur nos déchets et cela va leur rapporter énormément d’argent tant en installation d’usine qu’en fonctionnement de ces usines au détriment des contribuables, de la santé et de l’environnement.
 
- Vous parlez des incinérateurs ?
- Tout traitement en vrac des déchets est maintenant interdit. Alors tous ceux qui agitent la solution de l’incinérateur n’agitent qu’un leurre ! De même le tri mécano-biologique n’est plus légal ! Ce qui est légal, à partir de 2023, c’est de trier les bio-déchets. Tout le monde sait que les bio-déchets représentent un tiers de nos poubelles. Il faut absolument trier les bio-déchets. Pour cela, il faut mettre une ingénierie unique au service de toutes les intercommunalités. L’Office de l’environnement doit proposer des prestations pour organiser la collecte au porte-à-porte, qui est la seule qui marche, et arriver à 70 % de tri au moins. A ce moment-là, on pourra parler dans d’autres termes de ce qu’il reste. Ce qui reste sera neutralisé et ne sera pas comme aujourd’hui de l’enfouissement en vrac de façon insupportable. Le verre peut être utilisé en sous-couche routière ou en calcin, le carton – il y en a de plus en plus avec l’explosion des ventes Internet - peut être utilisé en broyage pour de la litière animal ou la fabrication de meubles... Tout cela crée de l’emploi local. Le rapport entre la réparation et l’incinération est de 1 à 50 en termes d’emploi, donc créons des emplois, faisons une gestion respectueuse. Voilà la voie dans laquelle nous voulons nous engager.
 
- Quel modèle en matière de tourisme ? Plus durable ?
- Un modèle de tourisme soutenable. Combien la Corse peut-elle supporter de visiteurs et les recevoir dignement et correctement ? C’est la question ! Notre île a une capacité d’alimentation en eau qui correspond à 105 millions de mètres cubes stockés pour 100 millions de mètres cubes consommés. S’il y a deux ou trois années de sécheresse, les touristes n’auront pas d’eau ! Donc, il faut maîtriser les flux, définir un nombre de touristes optimal et s’y tenir. On n’a, donc, pas besoin de faire le port de la Carbonite pour faire venir plus de touristes. L’argent, qu’on aurait mis sur le port de la Carbonite, on l’investit pour le train. Pouvoir faire le tour de la Corse en train, c’est très important pour développer les transports en commun, pour l’écologie et la transition énergétique. C’est aussi un atout touristique. De ce choix de départ découlent tous les investissements et toutes les infrastructures. C’est ce choix-là qui est décisif en amont, mais ce choix-là n’a pas été fait par personne !
 
- Vous pointez également la sur-fréquentation des sites qui menace la biodiversité. Que proposez-vous pour lutter contre cela ?
- Il faut réguler les périodes de pointe, et, s’il le faut, aller jusqu’à mettre des quotas sur les sites les plus sensibles et les plus abîmés. Prenons les îles Lavezzi, les scientifiques nous disent que leur capacité de charge est de 100 000 touristes par an, on en est à 250 000 ! Ce n’est pas possible ! Idem sur Scandola. Il commence à y avoir des problèmes sur la Restonica et sur les lacs en montagne. Il faut, soit de la régulation, soit une surveillance beaucoup plus efficace. Il ne faut pas avoir peur de parler de quotas sur le modèle des parcs américains et fixer un nombre de visiteurs par jour sur les périodes de pointe pour protéger les milieux.

- Un nouveau modèle, c’est aussi, dites-vous, se déplacer autrement. Quel mode de transport privilégiez-vous ?
- Un modèle de transport en commun et de pistes cyclables, de mobilité douce et active. L’idée est d’essayer de diminuer au maximum le nombre de voitures et d’offrir à tout le monde une solution de transport en commun à moins de 10 minutes de chez soi. C’est plus compliqué dans le rural, mais c’est possible aussi. Il faut au moins que, dans toutes les villes, les gens trouvent à 10 minutes : une navette de train, un bus qui passe très régulièrement, une piste cyclable ou un trottoir vraiment sécurisé… Des modalités moins impactantes sur l’environnement.

- Côté social, pour lutter contre la pauvreté, vous défendez l’idée d’un « revenu décent » pour tous. Qu’entendez-vous par là ?
- Un revenu décent est un revenu qui se situe au-dessus du revenu minimal de 970 € qui définit le seuil de pauvreté en-dessous duquel on ne peut pas vivre. 70 000 personnes en Corse vivent en dessous de ce seuil de pauvreté, toutes catégories d’âge confondues, notamment beaucoup de retraités et de jeunes entre 18 et 25 ans. L’idéal serait un revenu universel de base qui viendrait en complément ou bien tout seul permettre à chacun d’avoir au moins une base de vie. Nous voulons faire les choses progressivement et expérimenter un revenu de transition écologique pour développer des métiers qui, pour l’instant, ne sont pas exercés comme par exemple, la réparation d’objets électroniques. C’est difficile pour un petit artisan ou un réparateur de s’installer, donc on lui assure un revenu fixe pendant quelques années afin qu’il puisse démarrer son activité. Autre exemple : les déchets verts, les brûler génère une pollution très importante. Les communes n’ont pas forcément la possibilité de mettre à disposition de chacun un broyeur. On pourrait embaucher des gens pour s’occuper de ces déchets verts et les composter. Vous voyez, on retombe sur quelque chose de cohérent ! Cela peut être aussi un revenu pour les aidants qui sont obligés d’arrêter leur travail pour s’occuper de membres de leur famille qui ne sont plus autonomes. Cela peut être aussi un revenu de transition agricole qui permet, les deux premières années, aux agriculteurs, que l’on veut installer, de survivre, le temps qu’ils produisent. Tous les gens aussi qui ont des projets d’installation, de formation... et qui, aujourd’hui, sont aidés au cas par cas par des dispositifs extrêmement complexe. Là, ce serait un dispositif unique. Le revenu de transition écologique, comme le dit l’universitaire suisse qui l’a pensé en amont, c’est « concilier la fin du mois et la fin du monde », c’est-à-dire générer des emplois vertueux et non impactants sur l’environnement tout en assurant un revenu à la fin du mois.
 
- Comment financez-vous ce revenu ?
- Ce revenu viendrait abonder les minima sociaux pour les gens qui ont déjà le RSA ou les allocations chômage, donc une partie serait prise sur les fonds déjà existants. Passer à un vrai revenu universel est une négociation qui est en cours au niveau européen et qui rencontre de plus en plus un consensus. La Corse pourrait être une terre d’expérimentation, notamment pour les 18-25 ans qui sont dans une situation de très grande précarité.
 
- Un autre engagement concerne la culture et l’ouverture sur le monde. Quelle est l’idée ?
- Il faut poursuivre la défense et la promotion di a nostra lingua et ce n’est pas facile ! La décision du Conseil constitutionnel est proprement scandaleuse ! Nous soutenons de façon très vigoureuse l’enseignement immersif. Il faut aussi démocratiser l’accès à la culture par des médiateurs culturels et financer la culture autrement avec un centre de décision en partenariat avec les acteurs culturels. L’idée est la culture pour tous au plus près de chez soi.
 
- Enfin, vous parlez de gouverner autrement. N’est-ce pas le cas depuis 2016 ?
- Il y a eu, depuis 2016, des avancées certaines, mais pas encore d’organigramme très clair de qui fait quoi. Il y a encore une multiplicité de guichets pour les subventions. Nous voulons clarifier tout cela. Il y a des mesures à prendre pour renforcer l’efficacité et la transparence, à l’instar des pays du Nord : une vraie transparence sur le budget, l’attribution des subventions... Et que cette information soit accessible à tous pour que la collectivité soit plus proche des gens. Nous sommes tout à fait contre le cumul des mandats qui est une manière de confisquer la vie démocratique. Nous sommes pour que les femmes trouvent une place beaucoup plus importante en politique. Pour l’instant, cela ne cela n’a pas été encore fait, mais il y a une mandature de sept ans pour le faire.
 
- L’autonomie reste-t-elle toujours pour vous un rêve, un objectif ?
- Oui ! La crise sanitaire a montré à quel point la décentralisation était importante, à quel point l’échelon territorial était l’échelon pertinent, surtout dans une île, pour mettre en place les politiques, y compris en matière de santé. Nous demandons une extension des compétences, donc une autonomie plus grande afin que nous puissions maîtriser notre avenir. On le voit bien dans la question des quotas, la loi ne les permet pas. Il faut que nous puissions déterminer nous-mêmes un certain nombre de mesures, notamment par un statut de la biodiversité, comme il existe pour les territoires d’Outre-Mer. La Corse a besoin prendre ses décisions elle-même. On l’a vu pour le Cynips et la Xylella.
 
- L’écologie gagne du terrain surtout chez les jeunes. Sentez-vous, dans cette campagne, une vraie prise de conscience ou y-a-t-il encore du chemin à faire ?
- Je dirais qu’il y a une vraie prise de conscience écologique, mais il y a aussi encore beaucoup de chemin à faire ! Ce qui, pour nous, est extrêmement rassurant, c’est que, sur notre liste, il y a des jeunes très engagés sur le terrain dans les associations environnementales, sociales et sportives. Ils nous ont rejoint parce qu’ils se rendent compte que multiplier les actions ne suffit pas, qu’il faut passer à un stade politique. C’est pour nous très significatif !
 
Propos recueillis par Nicole MARI.















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