En un an, il y a eu 5 000 passages sur le nouveau plateau de rééducation bonifacien, contre 3 000 précédemment.
En ce mardi matin d’octobre, Jean-Marc attaque sa troisième semaine de rééducation après la pose d’une prothèse de hanche. Chaque jour, il enchaîne les exercices sur le plateau de l’hôpital de Bonifacio, et ce n'est pas pour lui déplaire : « L’équipe est géniale. C’est presque un plaisir de venir ! Ça me réapprend beaucoup de choses et ça me remobilise en même temps. »
Nouveau venu, Christian de Porto-Vecchio s’apprête à suivre un protocole de quatre séances par semaine. « Les kinés classiques ne nous donnent pas un programme de rééducation aussi consistant. Ici, j’aurai de la rééducation le matin et l’après-midi », apprécie-t-il. Atteinte d’une maladie dégénérative rare, Chandra a déjà fréquenté des centres de rééducation. Au départ, elle rechignait à venir : « Je n’avais pas envie de passer trois jours par semaine à l’hôpital. Mais aujourd’hui, je n’ai pas le sentiment d’être à l’hôpital », sourit-elle en montrant par la baie vitrée la vue toute offerte sur la mer et la Sardaigne. L’environnement bonifacien n’est pas la seule raison à son contentement : « Je ne m’attendais pas à trouver autant de matériel pour ma rééducation. »
Depuis 2023, l’hôpital de Bonifacio travaille à renforcer cette activité. La salle où deux kinésithérapeutes assuraient auparavant les soins s’est transformée en un plateau technique doté d’équipements spécialisés. Ergothérapie, psychomotricité et activité physique adaptée complètent la kinésithérapie. Les patients sont notamment pris en charge après une chirurgie orthopédique, une fracture ou une chute.
Parmi les équipements, un tapis de marche en décharge permet de reprendre l’appui progressivement. Le patient marche dans une jupe qui réduit la part de son poids supportée par les jambes, jusqu’à 90 % selon les réglages. « Cela permet de travailler la marche en limitant les contraintes sur les membres fragilisés », explique le médecin rééducateur François Wiart. L’appareil, qui est une alternative à la balnéothérapie en piscine, a coûté 80 000 euros. Il entre dans les 180 000 euros d’équipements qui ont été financés par le fonds dédié aux accidentés de la route, communique l’établissement. Le plateau dispose également d’un système vidéo pour analyser la marche, d’appareils de physiothérapie et de cryothérapie.
Nouveau venu, Christian de Porto-Vecchio s’apprête à suivre un protocole de quatre séances par semaine. « Les kinés classiques ne nous donnent pas un programme de rééducation aussi consistant. Ici, j’aurai de la rééducation le matin et l’après-midi », apprécie-t-il. Atteinte d’une maladie dégénérative rare, Chandra a déjà fréquenté des centres de rééducation. Au départ, elle rechignait à venir : « Je n’avais pas envie de passer trois jours par semaine à l’hôpital. Mais aujourd’hui, je n’ai pas le sentiment d’être à l’hôpital », sourit-elle en montrant par la baie vitrée la vue toute offerte sur la mer et la Sardaigne. L’environnement bonifacien n’est pas la seule raison à son contentement : « Je ne m’attendais pas à trouver autant de matériel pour ma rééducation. »
Depuis 2023, l’hôpital de Bonifacio travaille à renforcer cette activité. La salle où deux kinésithérapeutes assuraient auparavant les soins s’est transformée en un plateau technique doté d’équipements spécialisés. Ergothérapie, psychomotricité et activité physique adaptée complètent la kinésithérapie. Les patients sont notamment pris en charge après une chirurgie orthopédique, une fracture ou une chute.
Parmi les équipements, un tapis de marche en décharge permet de reprendre l’appui progressivement. Le patient marche dans une jupe qui réduit la part de son poids supportée par les jambes, jusqu’à 90 % selon les réglages. « Cela permet de travailler la marche en limitant les contraintes sur les membres fragilisés », explique le médecin rééducateur François Wiart. L’appareil, qui est une alternative à la balnéothérapie en piscine, a coûté 80 000 euros. Il entre dans les 180 000 euros d’équipements qui ont été financés par le fonds dédié aux accidentés de la route, communique l’établissement. Le plateau dispose également d’un système vidéo pour analyser la marche, d’appareils de physiothérapie et de cryothérapie.
Le Dr Wiart, médecin rééducateur, montre le tapis de marche qui permet de réduire le poids du patient en rééducation.
Recherche kinés désespérement
L’activité a suivi cette montée en puissance. La capacité en hospitalisation complète est passée de 18 à 28 places en un an, et le service affiche aujourd’hui complet. L’hôpital de jour accueille, lui, des patients pour des séances réparties sur plusieurs demi-journées. Au total, plus de 5 000 passages sont enregistrés chaque année, contre environ 3 000 avant la transformation du plateau.
« L’objectif est de 6 000 pour ne pas être déficitaire, mais on ne pourra pas l’atteindre sans recruter les kinés », souligne le docteur Philippe Perreur, président de la commission médicale d’établissement. L’hôpital cherche donc encore à renforcer ses équipes : « Dans l’idéal, il faudrait quatre kinés supplémentaires. Mais on ne parvient pas à les trouver, malgré les annonces passées. » La demande, elle, est bien présente. « D’août 2020 à la mise en place de ce nouveau plateau, j’avais environ un appel par mois. Aujourd’hui, c’est toutes les semaines qu’on nous sollicite pour faire de la rééducation à Bonifacio », observe le médecin.
L’établissement souhaite désormais développer une filière gériatrique en hôpital de jour. Avec l’arrivée d’un gériatre le 1er octobre, il s’agit notamment de mieux évaluer les risques de chute et de préparer, si nécessaire, un accompagnement à domicile. « L’objectif est de favoriser le maintien des personnes âgées chez elles le plus longtemps possible », précise le Dr Perreur. Pour l’heure, le plateau a déjà changé le quotidien de ses patients. « Les exercices montrés là me permettront de faire la même chose chez moi », apprécie Jean-Marc. Et pour l’hôpital, restera à convaincre des kinés de venir travailler avec la vue sur mer !
L’activité a suivi cette montée en puissance. La capacité en hospitalisation complète est passée de 18 à 28 places en un an, et le service affiche aujourd’hui complet. L’hôpital de jour accueille, lui, des patients pour des séances réparties sur plusieurs demi-journées. Au total, plus de 5 000 passages sont enregistrés chaque année, contre environ 3 000 avant la transformation du plateau.
« L’objectif est de 6 000 pour ne pas être déficitaire, mais on ne pourra pas l’atteindre sans recruter les kinés », souligne le docteur Philippe Perreur, président de la commission médicale d’établissement. L’hôpital cherche donc encore à renforcer ses équipes : « Dans l’idéal, il faudrait quatre kinés supplémentaires. Mais on ne parvient pas à les trouver, malgré les annonces passées. » La demande, elle, est bien présente. « D’août 2020 à la mise en place de ce nouveau plateau, j’avais environ un appel par mois. Aujourd’hui, c’est toutes les semaines qu’on nous sollicite pour faire de la rééducation à Bonifacio », observe le médecin.
L’établissement souhaite désormais développer une filière gériatrique en hôpital de jour. Avec l’arrivée d’un gériatre le 1er octobre, il s’agit notamment de mieux évaluer les risques de chute et de préparer, si nécessaire, un accompagnement à domicile. « L’objectif est de favoriser le maintien des personnes âgées chez elles le plus longtemps possible », précise le Dr Perreur. Pour l’heure, le plateau a déjà changé le quotidien de ses patients. « Les exercices montrés là me permettront de faire la même chose chez moi », apprécie Jean-Marc. Et pour l’hôpital, restera à convaincre des kinés de venir travailler avec la vue sur mer !
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