À l’entrée de son atelier, le four occupe une place centrale. C’est ici qu’Aurélie donne vie à ses créations, après avoir passé des heures à les imaginer et les peindre. Sur sa table de travail, des pinceaux, des pièces en attente, des esquisses et un peu de désordre. Un désordre qu’elle assume volontiers. « Ma table est toujours en bazar ! », sourit-elle.
Mais ce qui pourrait sembler être du désordre raconte surtout un processus de création. Chez Maria Monica, son atelier-boutique ajaccien, les clients ne découvrent pas seulement des objets terminés : ils peuvent aussi voir l’artisane au travail : « C’est important pour moi que les gens me voient travailler. Quand je voyage et que je cherche ce genre de petites boutiques, j’aime voir l’artisan au cœur de son métier. »
Alors elle a choisi de ne pas cacher les coulisses. Ici, tout passe par ses mains. La porcelaine arrive de Limoges, elle la prépare, la peint au pinceau, souvent avec de l’or liquide, puis laisse le four agir pendant plusieurs heures. Le soir, lorsqu’elle termine sa journée, elle lance une cuisson. Le lendemain, il faut attendre que la température redescende pour découvrir le résultat. Un rituel devenu quotidien pour celle qui n’avait pourtant jamais imaginé vivre de ses créations.
Une passion qui s’est imposée presque par hasard
Aurélie n’est pas issue du monde artistique. Elle a suivi des études sanitaires et sociales et ne pensait pas, un jour, devenir artisan. Mais la création a toujours fait partie de son quotidien. « Depuis mon enfance, je bricole, je dessine, j’aime bien explorer », raconte-t-elle. Dans sa famille, elle grandit entourée de personnes qui savent faire. Sa mère retape des meubles, son père sait « tout faire ». Une culture du geste et du fait-main qui l’accompagne sans forcément qu’elle en ait conscience.
La rencontre avec la porcelaine arrive plus tard, presque par accident. Alors qu’elle prend des cours de couture auprès d’une femme qui pratique également la peinture sur porcelaine, Aurélie découvre cette technique et tombe immédiatement sous le charme, notamment lorsqu’elle la voit travailler à l’or. Elle demande quelques cours. Puis elle continue, seule. À l’époque, elle ne pense pas à créer une entreprise. La porcelaine est simplement un moment pour elle, une parenthèse après son travail. « C’était une activité que je faisais pour me détendre. Comme je ne fais pas de sport, ça me faisait une activité loisirs ! »
Jusqu’au jour où une amie va précipiter les choses. Cette dernière participe à un marché de Noël à Appietto. Son stand est trop grand pour elle seule et elle parle d’Aurélie à l’organisateur, notamment de ses boules de Noël en porcelaine. Sans vraiment la prévenir, elle l’inscrit. Il reste un mois et demi. « Je n’avais même pas encore monté de société. J’ai dû tout faire : acheter un stock, peindre, trouver à faire cuire mes œuvres… C’est vraiment venu par hasard », se souvient la jeune femme.
Mais ce qui pourrait sembler être du désordre raconte surtout un processus de création. Chez Maria Monica, son atelier-boutique ajaccien, les clients ne découvrent pas seulement des objets terminés : ils peuvent aussi voir l’artisane au travail : « C’est important pour moi que les gens me voient travailler. Quand je voyage et que je cherche ce genre de petites boutiques, j’aime voir l’artisan au cœur de son métier. »
Alors elle a choisi de ne pas cacher les coulisses. Ici, tout passe par ses mains. La porcelaine arrive de Limoges, elle la prépare, la peint au pinceau, souvent avec de l’or liquide, puis laisse le four agir pendant plusieurs heures. Le soir, lorsqu’elle termine sa journée, elle lance une cuisson. Le lendemain, il faut attendre que la température redescende pour découvrir le résultat. Un rituel devenu quotidien pour celle qui n’avait pourtant jamais imaginé vivre de ses créations.
Une passion qui s’est imposée presque par hasard
Aurélie n’est pas issue du monde artistique. Elle a suivi des études sanitaires et sociales et ne pensait pas, un jour, devenir artisan. Mais la création a toujours fait partie de son quotidien. « Depuis mon enfance, je bricole, je dessine, j’aime bien explorer », raconte-t-elle. Dans sa famille, elle grandit entourée de personnes qui savent faire. Sa mère retape des meubles, son père sait « tout faire ». Une culture du geste et du fait-main qui l’accompagne sans forcément qu’elle en ait conscience.
La rencontre avec la porcelaine arrive plus tard, presque par accident. Alors qu’elle prend des cours de couture auprès d’une femme qui pratique également la peinture sur porcelaine, Aurélie découvre cette technique et tombe immédiatement sous le charme, notamment lorsqu’elle la voit travailler à l’or. Elle demande quelques cours. Puis elle continue, seule. À l’époque, elle ne pense pas à créer une entreprise. La porcelaine est simplement un moment pour elle, une parenthèse après son travail. « C’était une activité que je faisais pour me détendre. Comme je ne fais pas de sport, ça me faisait une activité loisirs ! »
Jusqu’au jour où une amie va précipiter les choses. Cette dernière participe à un marché de Noël à Appietto. Son stand est trop grand pour elle seule et elle parle d’Aurélie à l’organisateur, notamment de ses boules de Noël en porcelaine. Sans vraiment la prévenir, elle l’inscrit. Il reste un mois et demi. « Je n’avais même pas encore monté de société. J’ai dû tout faire : acheter un stock, peindre, trouver à faire cuire mes œuvres… C’est vraiment venu par hasard », se souvient la jeune femme.
Une Corse dessinée au pinceau
Aujourd’hui, Aurélie puise son inspiration dans ce qui l’entoure. La mer, les traditions, la religion, les symboles de l’île. « C’est ma vie. C’est tout ce que je vois », résume-t-elle. La Corse représente une immense partie de son travail, près de 90%. Ses collections reprennent les mêmes références, mais jamais exactement de la même manière. Elle change les couleurs, les formes, les associations, même si certains mots reviennent comme des signatures : « amore », « famiglia ».
Sa clientèle est d’ailleurs majoritairement locale. Environ 95 % de ses acheteurs vivent en Corse. Les touristes sont, avec le temps, plus nombreux à pousser la porte de sa boutique, notamment depuis le changement de sa devanture, mais son inspiration reste la même : « Même quand j’essaye de me dire : je vais faire un peu pour les touristes, c’est pour chez nous que je fais, je crois ! »
Au fil des années, Maria Monica a grandi. Les demandes aussi. Aurélie a développé son univers au-delà de la vaisselle, en imaginant d’autres objets qui lui ressemblent : tee-shirts, torchons, porte-clefs, accessoires de sacs… Mais son métier reste guidé par une chose : le plaisir de créer. Car derrière chaque pièce, il y a un temps de réflexion, d’essais et parfois de recommencements. Tant que la peinture n’est pas sèche et que la pièce n’est pas passée au four, rien n’est définitif. Elle peut effacer et recommencer jusqu’à obtenir ce qu’elle imagine.
Maria Monica, un hommage familial
Derrière le nom de sa marque se cache enfin une histoire plus intime. Maria Monica. Deux prénoms réunis en un seul, ceux de ses deux grands-mères : Marie et Monique. Aurélie a simplement choisi de les transformer légèrement pour leur donner une sonorité plus chantante : « Je voulais faire un hommage à mes grands-mères. »
Lorsqu’on lui demande où elle imagine Maria Monica dans dix ans, elle évoque l’idée d’ouvrir d’autres petites boutiques en Corse. Une nouvelle étape, peut-être, pour une aventure qui n’a jamais vraiment suivi de plan précis. Elle n’avait pas prévu de devenir artisan. Elle n’avait pas prévu de créer une marque. Elle n’avait même pas prévu de participer à son premier marché de Noël. Elle avait simplement commencé à peindre sur de la porcelaine parce qu’elle aimait ça.
Aujourd’hui, Aurélie puise son inspiration dans ce qui l’entoure. La mer, les traditions, la religion, les symboles de l’île. « C’est ma vie. C’est tout ce que je vois », résume-t-elle. La Corse représente une immense partie de son travail, près de 90%. Ses collections reprennent les mêmes références, mais jamais exactement de la même manière. Elle change les couleurs, les formes, les associations, même si certains mots reviennent comme des signatures : « amore », « famiglia ».
Sa clientèle est d’ailleurs majoritairement locale. Environ 95 % de ses acheteurs vivent en Corse. Les touristes sont, avec le temps, plus nombreux à pousser la porte de sa boutique, notamment depuis le changement de sa devanture, mais son inspiration reste la même : « Même quand j’essaye de me dire : je vais faire un peu pour les touristes, c’est pour chez nous que je fais, je crois ! »
Au fil des années, Maria Monica a grandi. Les demandes aussi. Aurélie a développé son univers au-delà de la vaisselle, en imaginant d’autres objets qui lui ressemblent : tee-shirts, torchons, porte-clefs, accessoires de sacs… Mais son métier reste guidé par une chose : le plaisir de créer. Car derrière chaque pièce, il y a un temps de réflexion, d’essais et parfois de recommencements. Tant que la peinture n’est pas sèche et que la pièce n’est pas passée au four, rien n’est définitif. Elle peut effacer et recommencer jusqu’à obtenir ce qu’elle imagine.
Maria Monica, un hommage familial
Derrière le nom de sa marque se cache enfin une histoire plus intime. Maria Monica. Deux prénoms réunis en un seul, ceux de ses deux grands-mères : Marie et Monique. Aurélie a simplement choisi de les transformer légèrement pour leur donner une sonorité plus chantante : « Je voulais faire un hommage à mes grands-mères. »
Lorsqu’on lui demande où elle imagine Maria Monica dans dix ans, elle évoque l’idée d’ouvrir d’autres petites boutiques en Corse. Une nouvelle étape, peut-être, pour une aventure qui n’a jamais vraiment suivi de plan précis. Elle n’avait pas prévu de devenir artisan. Elle n’avait pas prévu de créer une marque. Elle n’avait même pas prévu de participer à son premier marché de Noël. Elle avait simplement commencé à peindre sur de la porcelaine parce qu’elle aimait ça.












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