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Bastia - Quatre ans de prison pour 500 textos sexuels à une fillette de 9 ans


La rédaction avec AFP le Mercredi 24 Juin 2026 à 21:23

Un homme de 56 ans a été condamné mardi soir à Bastia à quatre ans de prison avec mandat de dépôt pour avoir envoyé 527 messages téléphoniques à caractère sexuel à une enfant de 9 ans, pendant deux mois en 2020



Bastia - Quatre ans de prison pour 500 textos sexuels à une fillette de 9 ans
A l'époque des faits, le prévenu était en couple avec la mère de la victime. Au cours de l'enquête, l'enfant a dénoncé des viols mais un non-lieu a été prononcé pour cette partie du dossier.
"Je regrette ce que j'ai fait, j'étais immature", a assuré Christopher Dubos qui devra se plier à un suivi sociojudiciaire durant trois ans, assorti d'une peine de deux ans de prison, en cas de non-respect.
Cet ancien militaire qui compte six mentions à son casier judiciaire - dont une pour violences sur conjoint pour laquelle il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis - a également écopé d'une interdiction d'entrer en contact avec la victime et d'exercer toute activité en lien avec des mineurs.
"J'avais honte parce que je pensais que c'était ma faute. Cet homme a détruit ma vie", a livré à la barre, la victime, aujourd'hui adolescente, qui a demandé la levée du huis-clos pour médiatiser l'affaire.
Accompagnée par l'association Donne di Corsica et son avocate, Me Johana Giovanni, elle a émis le souhait que son témoignage puisse "aider d'autres femmes à prendre la parole."
Après la lecture par le tribunal de plusieurs messages au contenu sexuel sans équivoque, le prévenu à la carrure imposante, le visage fermé, a déclaré: "je me fais soigner par des psychologues. J'ai fait une bêtise."



Les faits avaient été signalés par le centre aéré L'Arinella à Bastia où des animatrices avaient repéré plusieurs messages à connotation sexuelle dans le téléphone de la fillette.
En perquisitionnant le domicile du prévenu, les policiers ont découvert une cinquantaine de photos et vidéos de l'enfant en sous-vêtements, l'une présentant un gros plan sur son entrejambe.
Ont été également découvertes ses recherches sur internet avec les mots-clés "teen nude" (adolescente nue: NDLR) ou "teen masturb outdoor"( adolescente masturbation en extérieur: NDLR).
"Vous avez un profil hyper-inquiétant", a fait remarquer le président du tribunal avant de lui demander s'il avait "fait ça avec d'autres jeunes filles?"
"Je ne suis pas un pervers sexuel. Si j'étais un pervers sexuel, on ne m'aurait pas accordé la garde de mon fils", s'est défendu ce père d'un garçon et d'une fille majeure.