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Veru : "Nous sommes victimes d'un incendiaire pour la deuxième fois"


Rédigé par le Dimanche 10 Septembre 2017 à 10:33 | Modifié le Dimanche 10 Septembre 2017 - 16:37


La Corse a encore payé un lourd tribut cette année aux incendies. Sandra Bellini-Bernardi est une victime parmi tant d'autres des incendiaires qui sévissent aux quatre coins de l'île. En 2009 elle a perdu 60 ruches à Carbuccia. Cette année elle en a perdu 40 autres à Veru. C'est plus qu'elle ne peut en supporter. Et elle nous le dit haut et fort :" Ava Basta"


Ce qu'il reste des ruches de Sandra Bellini-Bernardi
Ce qu'il reste des ruches de Sandra Bellini-Bernardi
"Notre cas et loin d'être isolé! Les années se suivent et se ressemblent !" nous écrit-telle.
'Combien faudra t-il encore  de morts parmi les pompiers qui luttent contre les incendies?  Combien faudra t-il  d' agriculteurs, d'éleveurs, de particuliers, touchés dans leur chair, dans leurs outils de travail ? Et, que dire des dommages, irréversibles, infligés aux animaux et à la nature !
Pour elle le "feu n'est pas une fatalité et ce ne sont pas les incendies qui ruinent des familles d'agriculteurs  d’éleveurs ou de simple particuliers, mais des incendiaires qui sont  le plus souvent de chez nous !"
"Ces  incendiaires il faut  les traquer sans répit, car ils  tuent notre terre, privent les générations futures des beautés de notre nature, étouffent les vrais agriculteurs et éleveurs qui entretiennent cette terre et  tentent d'y faire vivre dignement leurs familles du produit de leur labeur !"

Mais si pour Sandra Bellini-Bernardi  il y a des fous "qu'il il faut mettre hors d’état de nuire, il y a aussi dans notre communauté une responsabilité collective !"
Aux responsables des fédérations  de chasses  elle indique "qu'il y a des pseudos chasseurs qui portent de lourdes responsabilités dans les incendies"
Aux responsables agricoles, "ne laissez pas une minorité ternir le travail de toute une profession."
Et aux simple citoyens : "vous ne devez pas rester indifférents. C'est notre terre qui brûle, c'est notre patrimoine qui part en fumée !"
Pour elle, il n'est "pas possible que personnes n'ait rien vu lors des 36 mises à feu de la vallée de la Gravona" survenues pour la plupart le long de la route territoriale "à des heures fréquentées de la journée !"
"Le feu n'est pas une fatalité", répète t-elle. Si la Corse brûle, c'est la faute à la main de l'homme"

            

Dès lors l'heure de doit "plus être au bilan, aux constats, aux résolutions de fin d'année! Depuis des décennies, on nous abreuvent des mêmes propos, des mêmes solutions à mettre en œuvre,  à des "il y a cas", à des "il faut"
Ava basta !"

Il faut mettre hors d’état de nuire ces assassins! "
Simple citoyens, agriculteurs, fédérations de chasses, chambres d'agricultures, SPA : tous ensemble il nous faut traquer ces incendiaires !"



Montrées du doigt "la gendarmerie et les autorités" . "Il faut qu'elles arrêtent de de demander aux corses de parler, car souvent ils en savent autant que nous et la rumeur peut être à double tranchant !
les enquêtes doivent se mener de manière rationnelle :identifier le terrain, voir à qui profite cet acte criminel, s'il y a conflit sur le terrain…
Il faut que l'Etat applique pour sa part interdise toute construction pendant 20 ans sur des terres brûlées car, le feu est, souvent mis, aussi,  pour faire partir les agriculteurs, et ouvrir, ainsi, la porte à des futurs de constructibilités.
Il faut encore obliger les propriétaires de terrains en bord de routes à nettoyer, puisqu'il est établi que 80% des incendies partent en bordure de route !"
souligne encore Sandra Bellini-Bernardi qui n'entend pas épargner davantage "les hommes politiques qui se sont succédé durant des décennies"  et qui "portent une lourde responsabilité !"


Pour elle  "l'effondrement de l'agriculture, la désertification de l’intérieur ont  laissé la place a des terrains envahis par les ronces et le maquis ! il n'y a pratiquement plus d’obstacle à la propagation du feu! Quand va t-on le comprendre ? Et parce que les agriculteurs sont les premiers concernés par la lutte, pourquoi ne pas les associer directement ?"
En attendant elle fait un dernier, et amer, constat : "La lutte contre le feu coûte des milliards qui partent, eux aussi, en… fumée !




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