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Tête à tête avec... Jean-Paul Carrolaggi


Rédigé par Vanina Bruna le Dimanche 24 Novembre 2013 à 23:23 | Modifié le Mardi 26 Novembre 2013 - 09:06


Deuxième rendez-vous de notre rubrique "Tête à Tête" avec aujourd'hui, après Laurent Marcangeli, Jean-Paul Carrolaggi, nationaliste engagé, qui a décidé de se rallier à Simon Renucci, le maire sortant, lors de l'élection municipale du mois de Mars 2014.


Tête à tête avec... Jean-Paul Carrolaggi

Comment pouvez vous vous définir en quelques mots ?
C'est difficile de se définir soi même.... Je suis quelqu'un d'entier et de généreux.


Qu'est ce que vous aimez dans la vie de tous les jours ?

Là aussi c'est difficile à dire parce que dans la vie de tous les jours j'aime aussi bien voir du monde que rester seul. Mon travail c'est rencontrer des gens. Ça n'est pas seulement soigner. J'aime rencontrer les gens mais j'adore aussi être seul. Je suis aussi un  passionné de littérature.


Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Je suis en train de finir, c'est le prix goncourt, de Pierre Lemaitre, « Revoir là haut ». Celui d'avant « L'identité malheureuse » d'Alain Finkielkraut, un livre sur la France qui a fait scandale.


Qu'est ce qui vous a pousse a vous investir dans la vie publique aujourd'hui ?

Je me suis toujours investi dans la vie publique ! J'ai commencé à militer j'avais quinze ans ! C'était en 1979 avec « les lycéens nationalistes ». Donc j'ai toujours milité. Un peu moins lorsque j étais en fac à Marseille. Mais dès que je suis revenu en 1989 j'ai recommencé. Et depuis j'ai toujours été dans des partis.


Alors « Aiaccini » c'est quoi ? C'est qui ?

Aiaccini c'est un regroupement de gens venus d'horizons divers du nationalisme qui ont ressenti, à un moment donné, le besoin de se rassembler pour prendre position clairement dans la vie politique locale. C'est qui ? c'est entre autres certaines têtes de listes d'il y a six ans. Ils se présenteront eux mêmes quand ils le voudront.


A l'initiative de qui s'est faite l'union avec Simon Renucci ?

A son initiative à lui ! Lorsqu'il a perdu les législatives, il a voulu comprendre pourquoi il avait perdu des voix. Il n'était pas anti-nationalistes mais il ne voulait pas entendre parler de nos affaires. Il est finalement venu discuter pour qu'on trouve un moyen de faire les choses ensemble. Nous sommes des militants, notre objectif c'est d'avancer en essayant de mettre en place nos idées pour la Corse. Ce que nous voulons, ça n'est pas un poste à la mairie, c'est voir évoluer notre ile.

Comment la nouvelle a-t-elle été prise dans le milieu nationaliste ?

Nous nous sommes tous vus. Nous avons tous discuté. Il n'y a eu aucune animosité de personne. Certains auraient aimé être avec nous mais comme ils sont dans une logique de parti, ils sont un peu coincés par le système. Un parti constitué pouvait difficilement dire la même chose que nous. C'est difficile pour eux de dire « on va avec Simon Renucci ». Donc même s'ils sont d'accord avec nous, ils ne pouvaient faire ce que nous faisons. Mais au second tour, je l'espère, ils seront avec nous.


Est-ce qu'il a fallu faire des concessions de part et d'autre pour parvenir à cette union ?

Aucune. Renucci n'a jamais été contre nos propositions. Il a essayé de promouvoir la co-officialité de la langue, sur les sujets que nous avons abordés avec lui il n'y a pas de divergences d'opinion.  


Dans un scénario idéal, Renucci remporte les élections, vous avez quoi à apporter à la ville ?

Du sang neuf. Nos objectifs sont, entre autres, la co-officialité, la corsisation des emplois, redonner une âme Corse à la ville.  


Allez-vous continuer à être médecin ?

Bien sur ! La politique ça n'est pas un métier ! C'est un devoir de citoyen. Je vais vous dire même mieux, si je suis adjoint, je ne prendrai pas mon salaire. J'ai quand même une position privilégiée, je gagne bien ma vie. Je n'ai pas besoin de cet argent, je le mettrai dans une « cagnotte » à la disposition de ceux qui en ont besoin. On ne fait pas ça pour l'argent. Si on avait voulu faire de l'argent, on aurait fait autre chose.


Quelles actions voulez vous mettre en place sur le plan social ?

En dehors de la corsisation des emplois, on voudrait réinstaurer une police de proximité, créer de la sécurité dans les quartiers. Une police qui ne soit pas la seulement pour réprimander, mais pour rassurer la population. Pour la corsisation des emplois, il faudra parler de l'immigration. On en parle pas de l'immigration parce qu'on se fait taxer de racisme. Il faut qu'on en parle. Tout ce qu'on gagne à ne pas établir de règles fixes, c'est que le front national augmente un peu plus chaque année. Il faut des règles et donner les emplois aux Corse en Corse me paraît logique. Nous avons peu de marge de manœuvre au plan municipal, nous allons devoir les travailler au corps et cibler des actions précises.


La place d'Ajaccio dans le contexte de crise Européen ?

Ajaccio et la Corse en général, ne devrait pas être en crise! Nous sommes peu, sur un territoire magnifique. Nous ne devrions jamais être en crise. Il faut établir des objectifs touristiques. Il faudrait créer un port de plaisance plus important ! Récupérer la citadelle et la base d'Aspretto. Nous devrions aussi revoir les taxes d habitation en taxant notamment les résidences secondaires. Quelqu'un qui a une villa à 2 millions d'euros au bord de l'eau comme résidence secondaire, ne doit pas payer la même chose que quelqu'un qui a un F3 dans un quartier toute l'année.  


Quelle place pour la culture selon vous à Ajaccio ?

Pour moi elle devrait avoir une place beaucoup plus importante. Avec la nouvelle salle du Palatinu il y a la possibilité d'organiser des spectacles que l'on ne pouvait pas organiser avant. Il faut faire en sorte que ça ne soir pas toujours une culture élitiste ou personne ne va. On a d'un coté la programmation élitiste, de l'autre le théâtre boulevard, entre les deux il y a des choses à faire. Il faut inciter les gens à sortir.

 


Avez vous confiance en vos objectifs ?




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